Besoin de plus de renseignements ? Besoin de plus de renseignements ? Remplissez le formulaire en 1 minute, on vous envoie tout ce qu’il faut savoir REMPLIR LE FORMULAIRE REMPLIR LE FORMULAIRE Feuille de route interministérielle 2024-2034 en déploiement1 • La feuille de route interministérielle 2024-2034 est le cadre stratégique national de lutte contre l’antibiorésistance, fondé sur l’approche « Une seule santé ». Elle marque un tournant vers une gouvernance interministérielle sur dix ans, avec des objectifs ambitieux : réduction de la consommation d’antibiotiques, renforcement de la surveillance, de la recherche, de la formation et de la coordination. • En 2025, plusieurs actions concrètes ont été engagées : école universitaire à Toulouse, prolongation du programme Inserm, groupe de travail Anses/Santé publique France, formations transdisciplinaires. • Une loi impose aux médecins deux jours de consultations mensuelles dans les zones sous-dotées, avec élargissement des compétences des pharmaciens2. Le déploiement territorial s’appuie sur les réseaux CPias et CRAtb, ainsi que sur RESAPATH, ÉcoAntibio et les programmes de bon usage des antibiotiques. • En ville, la consommation d’antibiotiques a baissé de 6,5% entre 2022 et 2024, objectif : -25% fin 2025. À l’hôpital, elle reste élevée (312 DDJ/1 000 JH), mais les efforts de rationalisation progressent. Les défis : hétérogénéité des résultats, consolidation des données, pilotage robuste3. La France se positionne comme acteur majeur dans la lutte contre l’antibiorésistance. En savoir plus : • PDF – sante.gouv.fr • ecologie.gouv.fr • rapport SPARES • assemblee-nationale.fr • sante.gouv.fr • santepubliquefrance.fr 1Santé publique France; Ministère de la Santé; Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire; Ministère de la Transition écologique. Feuille de route interministérielle 2024-2034 : Prévention et réduction de l’antibiorésistance, lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Paris (France): Ministère de la Santé; 2024 Sept. Disponible sur: https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/feuille_de_route_interministerielle_2024_-_2034_antibioresistance_et_resistance_aux_antimicrobiens_-sept_2024.pdf 2Public Sénat. Le gouvernement veut obliger les médecins à exercer 2 jours par mois dans les déserts médicaux [Internet]. 25 avril 2025 Disponible sur: https://www.publicsenat.fr/actualites/sante/le-gouvernement-veut-obliger-les-medecins-a-exercer-2-jours-par-mois-dans-les-deserts-medicaux 3Santé publique France. Surveillance de la consommation des antibiotiques et des résistances bactériennes en établissement de santé. Mission SPARES. Résultats 2023. Saint-Maurice (France): Santé publique France; 2024. Disponible sur: https://www.cpias-ile-de-france.fr/docprocom/doc/spares-surveillance-atbr-es-2023.pdf Les programmes de bon usage des antibiotiques sont essentiels pour réduire la consommation d’antibiotiques Ces dernières années, les programmes de bon usage des antibiotiques ont été reconnus pour leur rôle dans la lutte contre l’antibiorésistance et l’amélioration de l’usage des antibiotiques en encourageant le respect des principes directeurs et l’établissement de comptes rendus. Ces programmes sont essentiels pour améliorer la prise en charge des patients et ont eu des effets marqués sur la baisse de la prescription et de la consommation d’antibiotiques dans le monde. En savoir plus • Les programmes de bon usage des antibiotiques sont essentiels pour réduire la consommation d’antibiotiques | bioMérieux Exemple : CHU de Bordeaux précurseur – Réduction spectaculaire des fluoroquinolones. • Une étude menée à l’hôpital Saint-André, rattaché au CHU de Bordeaux, a évalué l’impact d’un programme de stewardship centré sur les fluoroquinolones (FQ), étalé sur 5 ans (2015-2019)1. Résultats marquants • Nombre de prescriptions de fluoroquinolones : chute de 90 en 2015 à seulement 17 en 2019, soit une réduction de plus de 80%. • Consommation en doses définies quotidiennes (DDJ) : baisse de 81 à 42 DDJ pour 1 000 journées-lit, une réduction de plus de 51%. • Qualité des prescriptions (mesurée par un index de conformité - ITA) : amélioration très nette, avec une chute de l’ITA de 3,27 à 1,79 entre 2015 et 2016 (p = 0,001), avant une stabilisation entre 2016 et 2019. • Conformité accrue : la proportion de prescriptions totalement conformes est passée de 19% à 41% entre 2015 et 2019. • Résistance bactérienne : la résistance des principales bactéries aux fluoroquinolones a diminué ou s’est stabilisée, notamment pour Staphylococcus aureus (de 25% à 16%) et Pseudomonas aeruginosa (de 18% à 9%). • Facteurs clés du succès : audits annuels, formations interactives, diffusion de recommandations actualisées et réunions pluridisciplinaires ont été déterminants. Ces résultats reflètent non seulement une diminution massive de l’usage des FQ, mais aussi une amélioration qualitative des prescriptions, devenues plus appropriées (indication, dosage, durée, voie d’administration…), et des résistances associées. Situation fragile notamment en ville En effet les derniers chiffres publiés par Santé Publique France indique ‘une augmentation de 4,8% des prescriptions en ville et hors secteur d’hospitalisation sur 2024’ par rapport à 2023. ‘Cette consommation excessive d’antibiotiques alerte sur des niveaux de prescriptions qui pourraient renforcer l’antibiorésistance des bactéries’ (Source : BFM Santé - 18/11/2025). 1Pédeboscq S, Issa N, Lahouati M, Labadie A, Pereyre S, Camou F. Impact of a 5-year antimicrobial stewardship program focusing on fluoroquinolone prescriptions. Int J Pharm Pract. 2021 Dec 4;29(6):616–21. doi:10.1093/ijpp/riab047 L’informatique clinique et l’intelligence artificielle peuvent contribuer à faire progresser le bon usage des antibiotiques • L’antibiorésistance constitue une crise sanitaire majeure qui exige des solutions technologiques et informatiques innovantes, spécifiquement conçues pour relever ses défis uniques. • Les outils informatiques jouent un rôle déterminant dans les programmes de bon usage des antibiotiques en fournissant aux hôpitaux et laboratoires des données clés sur les parcours patients, l’épidémiologie locale et les résistances bactériennes. « les laboratoires produisent, génèrent de plus en plus de données microbiologiques brutes. Bénéficier d’un logiciel qui permet de les retraiter, de les analyser est un atout pour les laboratoires et la santé des patients. » Souligne le Dr Gisèle DEWULF, cheffe du service de microbiologie - Centre Hospitalier de Valenciennes En savoir plus : L’informatique clinique et l’intelligence artificielle peuvent contribuer à faire progresser le bon usage des antibiotiques | bioMérieux