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<page method="xml-texts" num="1"><![CDATA[Environnement Environnement Protection utilisateur Protection utilisateur Sécurité consommateur Sécurité consommateur Qualification certification Qualification certification Ensemble vers l‘agroécologie. Mes antisèches phytos ÉDITION SEPTEMBRE 2024 Sommaire Édito Édito Réglementation Réglementation Organismes et sites web utiles Organismes et sites web utiles]]></page>
<page method="xml-texts" num="2"><![CDATA[Voir nos responsabilités Voir nos responsabilités Jean-Jacques PONS Directeur Général BASF FranceDivision Agro Nous sommes heureux de vous proposer nos « antisèches » phytos, qui, nous l’espérons, répondront à vos principales interrogations sur les produits phytopharmaceutiques. Toute personne œuvrant dans le domaine agricole (exploitant, technicien, etc.) doit respecter la réglementation inhérente à différents domaines. Nous avons, avec ce guide, mis l’accent sur les produits phytopharmaceutiques, de leur autorisation de mise en marché (comment ? par qui ?) à leur mise en œuvre (environnement, protection opérateur, certification…). Toutes ces étapes sont encadrées par des textes réglementaires en constante évolution (ex : réglementation abeilles) et toujours plus nombreux (DSR et CMR). Ce guide a été digitalisé, pour des mises à jour régulières, afin de coller au mieux à l’actualité. Nous vous souhaitons une agréable lecture.]]>
<container id="_idContainer091" parent_id="_idContainer092"><![CDATA[BASF apporte le plus grand soin à la rédaction et à la mise à jour de ce guide, mais ne peut garantir l’exhaustivitéet l’exactitude des informations dans le temps. Les textes de lois et règlements mentionnés dans les fiches sont susceptibles d’évoluer, d’être amendés ou remplacés à tout moment. Ils sont mentionnés à titre de sensibilisation et d’information générale. Ils sont applicables en l’état à la date de la dernière mise à jour du guide 05/2023 BASF engage par conséquent le lecteur à se référer aux derniers textes publiés, seuls ces derniers font foi et plus généralement à vérifier toutes informations auprès des sources appropriées afin d’avoir les dernières informations à date. BASF ne pourra, en aucun cas, être tenue pour responsable de l’exhaustivité, de l’exactitude et de la mise à jour des données et informations présentées, ni être tenue pour responsable des éventuels dommages liés à une utilisation directe ou indirecte de ce guide. Responsabilités]]></container>
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<page method="xml-texts" num="3"><![CDATA[L’homologation L’homologation Phytopharmacovigilance Phytopharmacovigilance Perturbateurs endocriniens Perturbateurs endocriniens Biocontrôle, substances de base, à faible risque etc. Biocontrôle, substances de base, à faible risque etc. Permis d’expérimentation Permis d’expérimentation Permis de commerce parallèle Permis de commerce parallèle Gammes d’usages Gammes d’usages Catalogue national des usages phytopharmaceutiques Catalogue national des usages phytopharmaceutiques Local phyto Local phyto Stockage des produits phytopharmaceutiques Stockage des produits phytopharmaceutiques Réglementation transport Réglementation transport Mélanges des produits phytopharmaceutiques Mélanges des produits phytopharmaceutiques Délai de rentrée (DRE) Délai de rentrée (DRE) Zones Non Traitées, ou ZNT Zones Non Traitées, ou ZNT Distances de sécurité résidents, personnes présentes ou travailleurs Distances de sécurité résidents, personnes présentes ou travailleurs Utilisation des produits phytopharmaceutiques, gestion des effluents Utilisation des produits phytopharmaceutiques, gestion des effluents Certiphyto Certiphyto Certificats d’Économies de Produits Phytos (CEPP) Certificats d’Économies de Produits Phytos (CEPP) Loi EGAlim Loi EGAlim Abeilles et autres pollinisateurs : réglementation Abeilles et autres pollinisateurs : réglementation Abeilles et pollinisateurs : les bonnes pratiques phytosanitaires Abeilles et pollinisateurs : les bonnes pratiques phytosanitaires]]></page>
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<page method="xml-texts" num="5"><![CDATA[Règlementation I 1 1 L’homologation Un double processus : EUROPÉEN POUR LES SUBSTANCES ACTIVES Chaque substance est évaluée par les États membres et par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA [European Food Safety Authority]). L’Agence Européenne des Produits Chimiques (ECHA [European Chemicals Agency]) intervient pour sa part, entre autres, dans les procédures d’harmonisation de la classification d’une substance. La décision finale d’approbation ou de renouvellement d’approbation d’une substance active appartient à la Commission européenne. Chaque substance, pour laquelle un dossier de demande d’approbation ou de réapprobation a été déposé, est d’abord évaluée par un État membre rapporteur, qui a la charge d’établir un rapport d’évaluation (Draft Assessment Report (DAR) pour les nouvelles substances ou Renewal Assessment Report (RAR) pour les substances en renouvellement). Le choix de l’État membre rapporteur est fait au regard des capacités d’examen et de la charge de tous les États membres de l’Union européenne. Le rapport d’évaluation est transmis à l’EFSA qui le met en consultation publique puis compile les commentaires et réalise sa propre évaluation. Une fois les conclusions d’évaluation de l’EFSA publiées, la substance active fait l’objet d’un projet de règlement pour son inclusion (ou pas) ou renouvellement d’inclusion (ou pas) à l’Annexe du règlement N° 540/2011 (liste des substances actives approuvées) par la Commission européenne. Ce projet est présenté aux États-Membres réunis au sein du Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et de l’alimentation animale (SCoPAFF) pour approbation.]]></page>
<page method="xml-texts" num="6"><![CDATA[NATIONAL OU ZONAL POUR LES PRODUITS FORMULÉS En France, au sein du pôle Produits Réglementés de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), c’est la Direction de l’Évaluation des Produits Réglementés (DEPR), qui a la charge d’évaluer les produits phytopharma-ceutiques, adjuvants, matières fertilisantes et supports de culture (MFSC). Sur la base de l’évaluation du dossier, la DEPR émet des conclusions d’évaluation qui sont transmises au gestionnaire de risque, la DAMM. La décision est ensuite prise par la Direction des Autorisations de Mise sur le Marché (DAMM). La DAMM notifie la décision au demandeur et la publie ensuite sur le site de l’Anses. Le fonctionnement de la DEPR : Après examen, par l’unité administrative de la DAMM, de la recevabilité du dossier déposé par la firme, son évaluation scientifique est menée en interne à la DEPR. Ce sont 5 unités d’évaluation (physico-chimie, toxicologie, éco-toxicologie et environnement, résidus et efficacité) qui ont pour objectifs d’évaluer les dangers et les risques pour l’homme, l’animal ou l’environnement ainsi que l’intérêt agronomique des usages revendiqués pour le produit. La DEPR s’appuie sur les compétences du Comité d’Experts Spécialisés indépendant « Substances et produits phytopharmaceutiques, biocontrôle » (CES – 13 membres pour 2023-2027). Après synthèse, la DEPR émet ses conclusions d’évaluation, assorties de recommandations d’emploi et/ou de restrictions d’usage et les transmet à la DAMM. Puis, la DAMM, après avoir analysé la balance « bénéfices / risques » rédige une décision relative à la demande d’autorisation de mise sur le marché, la notifie au demandeur et la publie ensuite sur le site de l’Anses. ]]></page>
<page method="xml-texts" num="7"><![CDATA[Réglementation I 1 1 Les délais théoriques de rendu des conclusions de la DEPR et d’émission des décisions de la DAMM varient selon le type de demande. Les délais théoriques pour statuer sur les demandes sont définis soit au niveau européen, soit au niveau national et sont résumés ci-après, bien que dans la réalité ils soient plus longs, même si la tendance est à l’amélioration. Ces délais courent, en fonction du type de demande, à partir de la réception d’un dossier complet recevable sur le plan administratif ou de la date d’émission de l’accusé de réception.  Selon l’article 37 du règlement (CE) N° 1107/2009 :   12 mois pour l’autorisation d’un nouveau produit ou la modification d’une autorisation pour un produit existant (extensions d’usages majeurs) pouvant aller jusqu’à 18 mois si un délai supplémentaire est accordé pour fournir des informations complémentaires demandées par l’État membre évaluateur,  pour l’autorisation d’un nouveau produit (s’il s’agit du produit représentatif d’un dossier de demande d’approbation d’une nouvelle substance active), le délai théorique est de 6 mois à compter de l’approbation de cette substance. En réalité, 9 à 16 mois.  Selon les articles 37 et 42 du règlement européen N° 1107/2009, 120 jours pour :  l’autorisation d’un nouveau produit dans un État membre, dit concerné, une fois que l’État membre évaluateur, dit État-membre rapporteur zonal, a accordé son autorisation (approche zonale), l’autorisation d’un nouveau produit par reconnaissance mutuelle (produit déjà autorisé dans un autre État membre).]]></page>
<page method="xml-texts" num="8"><![CDATA[Selon l’Article R253-11 du code rural :   6 mois pour l’autorisation d’un nouveau produit de biocontrôle, portés à 8 mois lorsque l’Anses consulte les autres États-Membres (approche zonale),  120 jours pour l’autorisation d’un nouveau produit à faible risque.  Selon l’article R253-7 du code rural, 2 mois pour :  le transfert d’une autorisation ou d’un permis à un autre titulaire,   un changement de dénomination commerciale d’un produit déjà autorisé,  une modification d’une autorisation visant à ajouter une nouvelle dénomination commerciale à un produit déjà autorisé,  le retrait d’autorisation ou de permis à l’initiative du titulaire.  Selon les articles R253-14 et R253-31 du code rural, 6 mois pour :  un permis d’expérimentation,   un changement d’emballage, d’étiquetage ou un changement de classement reposant sur de nouvelles études d’un produit déjà autorisé,  une extension d’emploi d’usages mineurs,   un changement mineur de la composition d’un produit déjà autorisé,   l’autorisation d’un produit générique,  l’autorisation d’un produit de seconde gamme ou produit de revente,  la modification des conditions d’emploi prévues par l’autorisation de mise sur le marché d’un produit déjà autorisé ou des mentions qui s’y rapportent.]]></page>
<page method="xml-texts" num="9"><![CDATA[Réglementation I 1 1 Schéma homologation Nouvelle substance active Nouvelle spécialité (produit) Décision d’inscription à l’an-nexe du règlement 540/2011 État membre rapporteur Agence Européenne Sécurité des Aliments « EFSA » Recevabilité Recevabilité Rédaction monographie États membres Firme : dossier appuyant une première inscription Dossier Toxicolo-gique de la spécialité Dossier Biologique de la spécialité Rapport d’évaluation substance Rapport d’évaluation produit Décision d’Autorisation de Mise en Marché (AMM) Anses Direction des AMM (DAMM) Évaluation externe Comité Experts Spécialisés (CES) Commission européenne « comitologie » Direction générale de l’Anses Discussions Comité de suivi des autorisations de mise sur le marché Firme Agence européenne des produits chimiques « ECHA » Phytopharmaco-vigilance 1 2 3 4 5 6 Direction de l’Évaluation des Produits Réglementés (DEPR) Évaluation interne Direction des AMM (DAMM) Conclusion de l’évaluation Décision]]></page>
<page method="xml-texts" num="10"><![CDATA[Évaluation européenne des substances actives Le règlement européen N° 1107/2009 du 21 octobre 2009 abrogeant les directives 91/414/CEE et 79/117/CEE a introduit de nouvelles règles.  Les principaux points du règlement Établissement de critères d’exclusion pour l’approbation des substances actives. Facilitation de la reconnaissance mutuelle des AMM entre États membres grâce à la création de zones d’autorisation pour les produits (3 zones). Définition d’une évaluation comparative des produits et mise en place du principe de substitution. Règlementation des importations parallèles. Détail de ces points Critères d’exclusion Les substances sont d’abord évaluées sur des critères d’exclusion rédhibitoires en fonction de leurs caractéristiques toxicologiques et écotoxicologiques. Si elles sont concernées par un critère d’exclusion, elles ne peuvent être approuvées, il en est de même pour les substances en renouvellement. Sont exclus : A / les substances cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction, de catégorie 1A ou 1B conformément au règlement CLP ; B / les perturbateurs endocriniens ; C / les polluants organiques persistants (POP) ; D / les substances persistantes, bioaccumulables et toxiques (PBT) ; E / les substances très persistantes et très bioaccumulables (vPvB).]]></page>
<page method="xml-texts" num="11"><![CDATA[Réglementation I 1 1 Europe : zones d’autorisation des produits phytopharmaceutiques (règlement (CE) N°1107/2009) Ces substances ne peuvent en théorie pas être approuvées, mais des dérogations sont toutefois possibles sous certaines conditions. Définition de 3 zones géographiques pour l’évaluation et la reconnaissance des AMM à l’intérieur d’une même zone Cette mesure vise à assurer une meilleure efficacité des systèmes d’homologation et une mise à disposition plus équitable des spécialités au bénéfice des agriculteurs par une accélération théoriquement attendue des temps d’évaluation. Danemark, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Suède. Belgique, République tchèque, Allemagne, Irlande, Luxembourg, Hongrie, Pays-Bas, Autriche, Pologne, Roumanie, Slovénie, Slovaquie. Bulgarie, Grèce, Espagne, France, Croatie, Italie, Chypre, Malte, Portugal. Zone A – Nord Zone C – Sud Zone B – Centre]]></page>
<page method="xml-texts" num="12"><![CDATA[Harmonisation des règles liées à l’import parallèle des produits   Un permis de commerce parallèle peut être obtenu sous 45 jours (article 52 du règlement (CE) N° 1107/2009) pour importer un produit homologué dans un État membre d’origine qui serait identique à un produit de référence homologué dans l’État membre d’introduction. Coût des études, à peu près 250 millions d’euros 1 substance homologuée = 10 ans de recherche et développement Sont étudiés, les substances actives, coformulants et métabolites pertinents. 40 % 10 % 50 % Santé ENVIRONNEMENT Efficacité Coût de développement d’un produit Le développement d’un produit phytopharmaceutique Un processus équivalent à la pharmacie : 140 000 substances testées pour 1 seule homologuée.]]></page>
<page method="xml-texts" num="13"><![CDATA[Règlementation I 2 2 La loi d’avenir pour l’agriculture (du 13/10/2014) a confié à l’Anses la mise en place d’un dispositif de phytopharmacovigilance avec pour objectif la surveillance des éventuels effets indésirables des produits phytopharmaceutiques disponibles sur le territoire français. Les informations produites renseignent sur : la contamination des milieux (air, eau, sol, aliments et eau de boisson) par des résidus, dont les métabolites des produits phytopharmaceutiques, l’exposition et les impacts sur les organismes vivants (dont la santé humaine) et les écosystèmes, les phénomènes d’apparition de résistances chez les organismes cibles, pour détecter au plus tôt les signaux qui peuvent amener à prendre des mesures de gestion visant à limiter les risques liés aux produits phytopharmaceutiques. Ce dispositif est financé par une taxe annuelle perçue sur les ventes de produits phytopharmaceutiques, versée par les firmes, fixée à 0,9 % du chiffre d’affaires (0,1 % pour les produits de biocontrôle). Les 3 piliers du dispositif Réseaux de surveillance : ils permettent la collecte d’informations produites par les organismes partenaires tels que : les centres anti-poison et de toxicovigilance, le dispositif Phyt’attitude de la Mutualité Sociale Agricole, l’Agence nationale Santé publique France, la cohorte Agrican (180 000 personnes suivies depuis 2005), Phytopharmacovigilance]]></page>
<page method="xml-texts" num="14"><![CDATA[le réseau SAGIR géré par l’Office français de la biodiversité (OFB), l’Institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation (ITSAP – Institut de l’abeille), le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA), sans oublier les plans de surveillance des Ministères sur l’eau et les aliments et le recueil des effets non intentionnels dans le cadre de la Surveillance Biologique du Territoire. Signalements spontanés : les utilisateurs des produits, mais aussi les professionnels de santé et autres (titulaires d’AMM, fabricants, distributeurs…), les particuliers peuvent signaler, via différents portails, des effets indésirables liés à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques. Études ad hoc : la phytopharmacovigilance dispose d’un budget pour financer des études spécifiques et générer des connaissances, par exemple, lorsque les informations remontées par les réseaux de surveillance sont à préciser. Les fiches de phytopharmacovigilance à juillet 2024, l’Anses a publié 60 fiches de phytopharmacovigilance (substances de synthèse et de biocontrôle) sur son site internet (https://www.anses.fr/fr/content/fiches-de-phytopharmacovigilance-ppv).  Une notice explicative d’élaboration des fiches est aussi disponible.  Ces fiches synthétiques regroupent, par substance active, l’ensemble des données issues des différents réseaux de surveillance. L’Anses a prévu la rédaction d’une fiche pour chaque substance active entrant dans la composition d’une préparation réévaluée, cette dernière étant un complément d’information au processus d’évaluation des risques. Les substances actives donnant lieu]]></page>
<page method="xml-texts" num="15"><![CDATA[Règlementation I 2 2 à des interrogations particulières pourront également faire l’objet d’une fiche de phytopharmacovigilance. Quelles conséquences potentielles ? Adaptation des conditions d’autorisation de mise sur le marché des produits commercialisés (réduction des doses, adaptation des conditions d’emploi), voire retrait d’un usage ou d’une autorisation pour les cas les plus préoccupants. évolution si nécessaire des méthodes d’évaluation des risques.]]></page>
<page method="xml-texts" num="16"><![CDATA[3 I Règlementation Les perturbateurs endocriniens (« PE ») : qu’est-ce que c’est ? Le système endocrinien (ou hormonal) est constitué de différentes glandes qui produisent des hormones jouant le rôle de messagers et régulant de nombreuses fonctions essentielles de l’organisme. Parmi les substances pouvant interagir ou interférer avec l’activité normale du système endocrinien, certaines ont des effets néfastes. On les appelle des perturbateurs endocriniens. Il existe des perturbateurs endocriniens d’origine naturelle, comme les phytoœstrogènes naturellement présents dans les noix, le soja, les épinards…, et d’autres qui ont été fabriqués par l’homme, comme les retardateurs de flamme. Comment les PE sont-ils encadrés sur le plan réglementaire ? Le règlement (CE) N° 1107/2009 stipule qu’une substance active phytopharmaceutique considérée comme présentant des propriétés de perturbation du système endocrinien, susceptibles d’être nocives pour les humains ou les organismes non ciblés, ne peut pas être approuvée ou réapprouvée (sauf dérogations).  En avril 2018, publication de l’arrêté du règlement (UE) N° 2018/605 qui entérine les critères scientifiques permettant d’identifier si une substance phytopharmaceutique est considérée ou non comme un perturbateur endocrinien.  Ces critères s’appuient sur la définition de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui stipule qu’un perturbateur endocrinien est une « substance ou un mélange étranger à l’organisme vivant, altérant les fonctions des systèmes hormonaux et induisant des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou sous-populations ». Une substance Perturbateurs endocriniens]]></page>
<page method="xml-texts" num="17"><![CDATA[3 Règlementation I 3 est considérée comme perturbateur endocrinien si elle remplit de manière cumulée les 3 critères suivants :  elle présente un effet indésirable chez un organisme intact ou ses descendants, elle a un mode d’action endocrinien, c’est-à-dire qu’elle altère une ou des fonctions du système endocrinien, l’effet indésirable est une conséquence du mode d’action endocrinien. Les effets indésirables sont définis comme « un changement dans la morphologie, la physiologie, la croissance, le développement, la reproduction ou la durée de vie d’un organisme, d’un système ou d’une (sous-)population […] ».  Pour la mise en œuvre pratique de ces critères, l’EFSA et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont publié le 07/06/2018 leur document guide sur l’identification des perturbateurs endocriniens.  Les sources d’informations pouvant être utiles et utilisées pour l’évaluation des substances comprennent des méthodes non expérimentales, des méthodes d’essai in vitro et in vivo et d’autres sources (modélisations…).]]></page>
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<page method="xml-texts" num="19"><![CDATA[Micro-organismes Virus, bactéries et champignons Médiateurs chimiques Phéromones, kairomones Substances naturelles Substances d’origine végétale, animale, minérale Règlementation I 4 4 Le biocontrôle Ensemble de méthodes de protection des végétaux par l’utilisation de mécanismes naturels (définition dans l’article L. 253-6 du code rural) � Macro-organismes Insectes et nématodes � Espèces « indigènes » = vente libre � Espèces « exotiques » = évaluation par l’Anses / risques pour l’environnement Les micro-organismes, médiateurs chimiques et subs-tances naturelles sont considérés comme des produits phytopharmaceutiques, évalués selon la procédure 1107/2009. Ils sont répertoriés sur une liste. Biocontrôle, substances de base, à faible risque etc.]]></page>
<page method="xml-texts" num="20"><![CDATA[La liste des produits phytopharmaceutiques de biocontrôle (art. L. 253-5 et L253-7 du code rural et de la pêche maritime), liste mise à jour et publiée de façon régulière. Le décret n°2022-35 du 17 janvier 2022 fixe les conditions d’inscription sur la liste des produits de biocontrôle (critères d’inclusion et d’exclusion). Les critères d’inclusion Appartenir à une des 3 catégories de produits : substances naturelles d’origine animale, végétale ou minérale (naturellement présentes et identifiées en l’état dans la nature) issues de procaryotes, eucaryotes unicellulaires ou champignons ; les micro-organismes et les médiateurs chimiques. Avoir une AMM en cours de validité. Ne pas être qualifié de dangereux pour la santé ou l’environnement, exception faite pour les phéromones classées dangereuses pour l’environnement mais à faible risque de transfert vers les eaux superficielles du fait de leur mode d’application. Les critères d’exclusion Être CMR 1 ou CMR 2. Les produits de cette liste sont identifiés dans e-phy avec ce logo : Liste des produits disponible sur le site du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt. Ces produits bénéficient d’avantages par rapport aux produits classiques  Publicité grand public autorisée. Dispense d’agrément pour l’application en prestation de services pour les produits ne comportant aucune mention de danger. Pas d’obligation de réduction des utilisations de produits phytopharmaceutiques et éligibilité aux CEPP. Exemption de l’interdiction des remises, rabais et ristournes.]]></page>
<page method="xml-texts" num="21"><![CDATA[Règlementation I 4 4 Exemption des DSPPR (ZNT riverains) sauf si DSPPR dans la décision d’AMM et respect des chartes riverains. Réduction de la taxe Anses lors du dépôt de demande d’AMM. Utilisables dans les espaces verts et possibilité de vente en libre-service aux particuliers. Réduction du taux de la taxe sur la vente des produits phytopharmaceutiques (financement de la phytopharmacovigilance) à 0,1 %. Produits utilisables en agriculture biologique 7 catégories de substances actives de la liste positive européenne les substances d’origine animale et végétale, les micro-organismes utilisés dans la lutte biologique contre les ravageurs et les maladies, les substances produites par des micro-organismes, les substances à utiliser dans les pièges et/ou les distributeurs, les préparations à disperser en surface entre les plantes cultivées, les autres substances traditionnellement utilisées dans l’agriculture biologique, les autres substances. Le produit dispose d’une AMM au niveau national Substance approuvée selon règlement européen n° 1107/2009 La substance est inscrite à l’annexe II du règlement européen n° 889/2008 (règlement AB) (liste positive) Le produit est utilisable en agriculture biologique]]></page>
<page method="xml-texts" num="22"><![CDATA[Macro-organismes autorisés si non-OGM La liste des intrants utilisables en agriculture biologique est disponible sur le site de l’INAO, validée par le Comité national de l’agriculture biologique. Ils sont identifiés dans e-phy avec la mention Utilisable en Agriculture Biologique (UAB). Substances à faible risque Substance qui répond à la définition de l’article 22 du règlement européen n° 1107/2009 : Substance non classée, non persistante, à faible bioconcentration. Sans effet perturbateur endocrinien, neurotoxique ou immunotoxique. À avril 2023, 64 substances à faible risque ont été autorisées au niveau européen (validité 15 ans), liste sur le site EU pesticides database : https://food.ec.europa.eu/plants/pesticides/eu-pesticides-database_en, sélectionner « search », critère « low risk substance ». Substances de base  Substance qui répond à la définition de l’article 23 du règlement européen n° 1107/2009. Substances déjà vendues et à d’autres fins ; elles ne sont pas considérées comme des produits phytopharmaceutiques, mais elles peuvent être utilisées à des fins phytosanitaires. Elles ne nécessitent pas d’AMM en France mais une approbation au niveau européen pour un usage sur une culture ou un groupe de cultures. Circuit d’approbation : DG Santé-EFSA et États membres-EFSA-Commission européenne, autorisation illimitée.]]></page>
<page method="xml-texts" num="23"><![CDATA[Règlementation I 4 4 Substance non préoccupante, sans effet perturbateur endocrinien, neurotoxique ou immunotoxique. À avril 2023, 24 substances de base ont été autorisées au niveau européen, voir sur le site EU pesticides database, sélectionner « search », type « basic substance ». Préparations Naturelles Peu Préoccupantes (PNPP) à usage biostimulant Autorisations nationales françaises listées dans l’arrêté du 27 avril 2016. Préparations composées exclusivement de substances naturelles à usage biostimulant, ce ne sont pas des produits phytopharmaceutiques au plan légal et elles ne peuvent comporter d’autres allégations que celles de leur caractère naturel à usage biostimulant, pas d’allusion à une quelconque efficacité contre un bio-agresseur. Les substances (végétales, animales, minérales à l’exclusion de micro-organismes) doivent être : - soit évaluées par l’Anses, - soit mentionnées à l’article D. 4211-11 du Code de la santé publique (plantes médicinales inscrites à la pharmacopée et en vente libre en dehors des pharmacies). Liste disponible (relevant du Code de la santé publique) des plantes ou parties de plantes (sous la forme où elles sont inscrites ou résultant d’un procédé accessible à tout utilisateur final, comme le purin d’ortie, par ex.), environ 150 plantes (voir le site itab.asso.fr).]]></page>
<page method="xml-texts" num="24"><![CDATA[5 I Règlementation Pour être testés ou expérimentés, les produits phytopharmaceutiques qui ne bénéficient pas d’une autorisation de mise sur le marché pour les usages prévus lors des tests, doivent obtenir au préalable un permis auprès de l’Anses. Le permis d’expérimentation est délivré pour une période de 3 campagnes. Il précise la quantité de produit et la surface totale à ne pas dépasser pour l’utilisation du produit en expérimentation. Les productions végétales issues des essais sont détruites, sauf si le permis prévoit une Dérogation à la Destruction de Récolte (DDR). Dérogation au permis Il est possible d’effectuer des essais ou études sans permis dans les conditions suivantes, qui sont à cumuler : personnes agréées BPE ou BPL, essais de recherche ou développement, pour tous les essais, une demande d’expérimentation auprès de l’Anses doit être adressée au plus tard 10 jours ouvrés avant le début de l’expérimentation, quantités et surfaces limitées. Catégorie d’essais Surface maxi par site et par culture Surface cumulée maximale Quantité maxi annuelle par saison d’expérimentation Recherche 0,1 ha 2 ha 15 L ou kg Produit en développement Produit bénéficiant déjà d’un autre usage Produit autorisé ailleurs en Europe 1 ha 30 ha 200 L ou kg Cas des médiateurs chimiques(Phéromones) 5 ha 50 ha 18,75 kg Permis d’expérimentation]]></page>
<page method="xml-texts" num="25"><![CDATA[6 Règlementation I 6 Mis en place par le règlement 1107/2009, le commerce parallèle consiste à introduire, mettre sur le marché ou utiliser dans un État membre (État membre d’introduction) un produit déjà autorisé dans un autre État membre (État membre d’origine), sous réserve de l’octroi d’un permis de commerce parallèle par l’État membre d’introduction, si ce dernier établit que la composition du produit phytopharmaceutique est identique à celle d’un produit phytopharmaceutique déjà autorisé sur son territoire (produit de référence). Les produits phytopharmaceutiques sont réputés identiques aux produits de référence : A/ s’ils ont été fabriqués par la même société ou par une société associée ou sont fabriqués sous licence selon le même procédé de fabrication ; B/ s’ils sont identiques pour ce qui est de la spécification, de la teneur et du type de formulation aux substances actives, phytoprotecteurs et synergistes et du type de formulation ; C/ s’ils sont identiques ou équivalents en ce qui concerne les coformulants présents et la dimension, le matériau ou la forme de l’emballage et pour ce qui est de l’impact négatif potentiel sur la sécurité du produit en ce qui concerne la santé humaine ou animale ou l’environnement. Selon l’article R. 253-26 du code rural, l’ANSES met à la disposition du public par voie électronique une liste régulièrement actualisée des produits dont l’introduction est permise sur le territoire national suite à la délivrance d’un permis de commerce parallèle, mentionnant l’État membre d’origine et le produit de référence, ainsi que les mentions d’étiquetage obligatoires en langue française du produit de référence. Permis de commerce parallèle]]></page>
<page method="xml-texts" num="26"><![CDATA[Le permis de commerce parallèle est valable pendant la durée de l’autorisation du produit de référence. La liste ainsi publiée vaut permis de commerce parallèle pour un usage personnel pour chacun des produits qui y sont listés. Le reconditionnement des produits bénéficiant d’un permis de commerce parallèle est interdit, sauf mention contraire précisée dans le permis de commerce parallèle. L’article R. 253-27 du code rural autorise l’introduction de produits phytopharmaceutiques pour usage personnel  Les personnes exerçant une activité dans une exploitation agricole peuvent introduire, pour les seuls besoins de cette exploitation, un produit phytopharmaceutique pour lequel un permis de commerce parallèle a déjà été délivré. La personne procédant à l’introduction d’un produit phytopharmaceutique pour usage personnel doit en faire la déclaration au préfet de la région du lieu de sa résidence administrative, en précisant les quantités nécessaires à l’exploitation et la date d’introduction des produits, dans un délai minimum de vingt jours avant cette date. Le préfet accuse immédiatement réception de cette déclaration d’introduction, à laquelle il peut s’opposer dans un délai de quinze jours. L’aspect pénal n’est pas en reste, comme le rappelle l’article L. 253-17 du code rural : est puni de six mois d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende minimum le fait d’utiliser ou de détenir en vue de l’application un produit visé à l’article L. 253-1 s’il ne bénéficie pas d’une autorisation ou d’un permis de commerce parallèle.]]></page>
<page method="xml-texts" num="27"><![CDATA[7 Règlementation I 7 Le Code rural met en place deux gammes d’usages selon les catégories d’utilisateurs  1/ La gamme d’usages « professionnels », correspondant à l’ensemble des usages réservés aux utilisateurs professionnels au sens de l’article R. 254-1 ; achat sous réserve de la présentation du certificat individuel professionnel (Certiphyto) de l’une des catégories suivantes : décideur en entreprise soumise à agrément (DESA), décideur en entreprise non soumise à agrément (DENSA), opérateur. Concernant cette dernière catégorie ainsi que toutes les personnes relevant de l’État et des établissements publics, la loi prévoit l’interdiction d’utiliser ou de faire utiliser des produits phytopharmaceutiques pour l’entretien des voiries, des espaces verts, des forêts ou des promenades accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé. L’interdiction a été étendue au 1er juillet 2022 dans les zones d’habitation, comprenant notamment les jardins des copropriétés, les parcs et jardins privés, dans les résidences hôtelières, les campings, les jardins familiaux, les parcs d’attractions, les zones commerciales, les lieux de travail, les cimetières, les établissements d’enseignement et de santé, les établissements sociaux et médico-sociaux, les domiciles des assistants maternels. Gammes d’usages]]></page>
<page method="xml-texts" num="28"><![CDATA[Cette interdiction concerne également les équipements sportifs avec une dérogation au 1er janvier 2025 pour les équipements sportifs de haut niveau. Les produits de biocontrôle, les produits qualifiés à faible risque et les produits dont l’utilisation est autorisée dans le cadre de l’agriculture biologique ne sont pas concernés par ces interdictions. 2/ La gamme d’usages « amateurs », correspondant à l’ensemble des usages également à disposition des utilisateurs non professionnels. Seuls peuvent être autorisés pour la gamme d’usages « amateurs » : les produits dont la formulation et le mode d’application sont de nature à garantir un risque d’exposition limité pour l’utilisateur, conforme avec l’arrêté du 6 avril 2020, interdisant l’emploi de certains produits phytopharmaceutiques par des utilisateurs non professionnels ; ainsi sont interdites les poudres pour poudrage et les poudres mouillables hors conditionnements unidose ou excluant tout contact avec l’utilisateur, les produits dont l’emballage et l’étiquette proposés, outre qu’ils soient conformes aux exigences réglementaires relatives aux conditions d’étiquetage en vigueur, disposent de la mention obligatoire « Emploi autorisé dans les jardins », les produits exclusivement d’origine naturelle, les produits de biocontrôle figurant sur une liste établie par l’autorité administrative, les produits qualifiés à faible risque et les produits dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique.]]></page>
<page method="xml-texts" num="29"><![CDATA[8 Règlementation I 8 Le catalogue national des usages (dernière version août 2023) liste tous les usages auxquels les metteurs en marché de produits peuvent prétendre. Il s’applique aux demandes d’autorisations de mise sur le marché (AMM) et de permis de commerce parallèle des produits phytopharmaceutiques et d’adjuvants. Usage : Une culture ou famille de culture (culture de référence) Un mode d’application Une fonction ou un bio-agresseur Blé Traitement des parties aériennes Limitation de la croissance des organes aériens Carotte Traitement des parties aériennes Maladies des taches brunes Objectif : limiter le nombre d’usages par regroupement de culture(s) (dites cultures rattachées) sous une culture chapeau (dite culture de référence) : Exemples : Les cultures rattachées sont des cultures proches ou des groupes de cultures ayant des caractéristiques proches de la culture de référence. Culture de référence Cultures rattachées Blé Triticale, épeautre, tritordeum et autres hybrides du blé Carotte Céleri-rave, panais, raifort, topinambour, persil à grosse racine, salsifis, scorsonère Catalogue national des usages phytopharmaceutiques]]></page>
<page method="xml-texts" num="30"><![CDATA[par regroupement de pathogènes ou ravageurs : Exemples : Usage Maladies / ravageurs couverts par l’usage Carotte*Trait des Part Aér* Maladies des taches brunes alternariose des carottes, fonte des semis de la carotte, cercosporiose de la carotte, anthracnose du carvi et septoriose du céleri Pêcher*Trt des Part Aér*Pucerons puceron brun du pêcher, puceron vert du prunier, puceron vert du pêcher, puceron cigarier du pêcher, puceron Avec ces regroupements, le catalogue des usages permet une prise en compte la plus complète possible des cultures et des pathogènes ou ravageurs. Il permet l’utilisation de solutions sur des usages dit orphelins, généralement sur des cultures dites mineures (définies en fonction de critères de consommation et/ou de surface). Cependant, avant d’utiliser un produit, il faut impérativement lire son étiquette qui liste de façon précise les cultures et les cibles sur lesquelles le produit est autorisé. Ce sont les décisions d’homologation qui font foi et : un produit peut être autorisé sur toute la portée de l’usage, c’est-à-dire toutes les cultures (de référence et rattachées) et toutes les cibles (maladies ou ravageurs) couverts par cet usage, un produit peut être autorisé sur la culture de référence et seulement une ou deux cultures rattachées, une ou deux cibles (maladies ou ravageurs), un produit peut être autorisé sur une culture rattachée mais ne pas être autorisé sur la culture de référence.]]></page>
<page method="xml-texts" num="31"><![CDATA[8 Règlementation I 8 Si de nouvelles cultures venaient à être cultivées ou de nouveaux agresseurs identifiés, le catalogue des usages pourrait être amené à évoluer. Le catalogue des usages est disponible sur le site e-phy : https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/instruction-2023-508 Il est composé d’une notice générale explicative et de fascicules organisés par filière de production, chaque fascicule dressant la liste des usages spécifiques d’une filière et de 3 annexes : Annexe 1 : liste des cultures de référence et les cultures rattachées. Annexe 2 : tableau de correspondance entre les anciens et les nouveaux usages. Annexe 3 : tableau listant les usages transitoires et les usages les remplaçant. Les implications pour BASF BASF décline toute responsabilité et met en garde l’utilisateur sur les risques éventuels de phytotoxicité ou de manque d’efficacité pour toute utilisation d’un produit sur des cultures ou contre des bio-agresseurs non mentionnés sur les étiquettes de nos solutions. Avant tout emploi d’une solution sur une culture rattachée ne figurant pas sur l’étiquette du produit, il faut s’assurer : 1 - que le produit est bien homologué sur cette culture rattachée (absence de restriction sur la décision d’homologation), 2 - que les LMR de la culture rattachée soient identiques à celles de la culture de référence. Le saviez-vous ?  Un usage c’est : une culture un mode d’application une fonction ou un bio-agresseur]]></page>
<page method="xml-texts" num="32"><![CDATA[1 - La règlementation générale Le local phyto permet de stocker les produits dans de bonnes conditions tout en préservant la sécurité des utilisateurs et de l’environnement. Tout agriculteur doit respecter les obligations réglementaires suivantes : Le local : Spécifique : réservé uniquement au stockage des produits phytopharmaceutiques, désinfectants, PPNU (avec mention « ne pas utiliser ») en attente des opérations de collecte. Les EVPP rincés et égouttés (en sache ADIVALOR) peuvent y être entreposés si la place le permet. Les semences (traitées ou non) ne doivent pas y être stockées. Identifié : Eloigné des habitations et à plus de 35 m des cours d’eau et points d’eau. Fermé à clef. Ouvrable vers l’extérieur. Aéré ou ventilé avec 2 aérations (haute et basse). Au sol cimenté imperméable avec rebord et cuvette de rétention. Isolé thermiquement avec dispositif hors gel. Les produits : Tous les produits doivent être conservés dans leur emballage d’origine. Les quantités stockées chez l’agriculteur doivent suivre les seuils de classement des installations de stockage Local phyto 9 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="33"><![CDATA[Règlementation I 9 non classées selon les rubriques ICPE. Les produits comburants et inflammables doivent être séparés (1) et (2). Les produits corrosifs sont à mettre dans des rétentions individuelles (3). Les produits toxiques de catégorie 1 (4) et les produits cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction doivent être rangés séparément des autres produits sur des étagères distinctes. Produits cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction  Comment les identifier ? Ceux de catégorie 1A et 1B portent les mentions de danger H340, H350 ou H360. Ceux de catégorie 2 portent au moins une des mentions de danger suivantes : H351, H341, H361. Tous les CMR (1A, 1B, 2) portent le pictogramme SGH08 « silhouette ». Par contre, tous les produits avec le picto-gramme « silhouette » ne sont pas des CMR. Ainsi les produits avec les mentions de danger suivantes : H304 - H334 - H370 - H371 - H372 - H373 sont également associés au pictogramme « silhouette » mais ne sont pas des CMR. Remarque : il existe une catégorie de CMR dite « supplémentaire » avec la mention de danger H362 = peut être nocif pour les bébés nourris au lait maternel. 3. Corrosif 4. Mortel, toxique 2. Inflammable 1. Comburant 9 Cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction]]></page>
<page method="xml-texts" num="34"><![CDATA[2 - La règlementation employeur En tant qu’employeur de main-d’œuvre (y compris temporaire et aide familiale), l’agriculteur doit respecter en plus les dispositions suivantes : Structure (sol et murs) et porte résistant au minimum 1/2 h au feu. La porte du local doit s’ouvrir sur l’extérieur. Un extincteur (à poudre ABC) et son panneaude signalisation doivent être installés à proximité du local. L’affichage des consignes de sécurité est obligatoire : n° d’appel d’urgence (SAMU : 15, POMPIERS : 18 ou 112 depuis un portable), interdiction de fumer, boire et manger. L’installation électrique doit être aux normes (NFC-15-100) et vérifiée ; l’éclairage général doit être suffisant pour une bonne lecture des étiquettes. Une réserve d’eau destinée au lavage immédiat des souillures accidentelles doit être prévue. Un flacon rince-œil est une bonne solution en cas de projection accidentelle de produit. Le matériel réservé à l’usage des produits phytopharmaceutiques doit être conservé dans le local. Une armoire-vestiaire spécifique à double compartiment pour les équipements de protection et les vêtements personnels ou de travail doit être située dans un autre local. Les produits doivent être rangés sur des étagères en matière non absorbante et incombustible et doivent disposer d’une étiquette en langue française. Les FDS (fiches de données de sécurité) des produits doivent être disponibles et conservées dans un autre local. Obligation d’information et de formation de la main-d’œuvre à l’utilisation des produits et aux mesures de protection individuelle à mettre en œuvre. Code du travail - Décret n° 87-361 du 27 mai 1987]]></page>
<page method="xml-texts" num="35"><![CDATA[Règlementation I 9 CENTRES ANTIPOISON (n° tél.) : Paris : 01 40 05 48 48 Lyon : 04 72 11 69 11 Angers : 02 41 48 21 21 Marseille : 04 91 75 25 25 Bordeaux : 05 56 96 40 80 Nancy : 03 83 22 50 50 Lille : 0800 59 59 59 Toulouse : 05 61 77 74 47 3 - En pratique A la construction  Éloigner le local de stockage des bâtiments d’élevage ou de stockage des aliments du bétail. Choisir un lieu proche de l’aire de remplissage du pulvérisateur, donc proche d’un point d’arrivée d’eau. Prévoir, à l’extérieur, une pièce ou un vestiaire pour les équipements de protection individuelle (EPI). Prévoir un emplacement ou, à proximité, un espace adapté au stockage temporaire des emballages vides de produits phytopharmaceutiques (EVPP). Conseils généraux Réaliser un sol étanche pour éviter les contaminations : dalle de béton recouverte d’un enduit. Surélever le seuil de porte légèrement : environ 10-20 cm. Réaliser une légère pente et installer une cuve de rétention pour faciliter la récupération des écoulements souillés. Prévoir un stock de matière absorbante en cas de fuite ou renversement accidentel. Si nécessaire, installer un système de chauffage hors-gel. Tenir un inventaire des produits stockés. 9]]></page>
<page method="xml-texts" num="36"><![CDATA[4 - Règles de base de rangement des « phytos » Mon local phyto est fermé à clef, ventilé et ne contient que des « phytos » Règle n° 1 : Je range les produits non utilisables (PPNU), périmés, détériorés, plus autorisés, à part avec mention : « ne plus utiliser » Règle n° 5 : Je mets les dans des cuvettes individuelles de rétention Règle n° 4 : Corrosif Je sépare les des Règle n° 3 : Inflammable Comburant Toxique, CMR Comburant Inflammable Remarques Je sépare les Règle n° 2 : avec H340, H341, H350, H351, H360, H361, des autres produits Mortel, toxique Cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction Point d’eau et extincteur à l’extérieur du local. Je peux stocker mes bidons vides, rincés et égouttés dans le local. EPI neuf : stocker dans un endroit propre et sec, hors du local phyto. EPI usagé : stockage dans un sac translucide placé dans un local ou armoire fermé (local phytosanitaire).]]></page>
<page method="xml-texts" num="37"><![CDATA[Règlementation I 10 10 Stockage des produits phytopharmaceutiques Principales rubriques de stockage (depuis le 01/06/2015) avec seuils de classement des installations Précisions : Ets Seveso seuil bas : installations avec des produits dangereuxen quantités pouvant provoquer des accidents majeurs - Ets Seveso seuil haut : installations avec des produits dangereux en quantités pouvant engendrer des dangers importants pour la santé et la sécurité des populations voisines et de l'environnement. Installations non classées Installations classées soumises à Rubrique 4110 Déclaration Autorisation Autorisation + Ets Seveso quantités seuils haut et bas Produits toxicité aigüecatégorie1 liquides 0  50 kg 50 kg  250 kg > ou = 250 kg 20 t - 5 t Produits toxicité aigüecatégorie 1 solides 0  200 kg 200 kg  1 t > ou = 1 t 20 t - 5 t Rubriques 4120 - 4130 - 4140 Produits toxicité aigüecatégories 2 - 3 liquides 0  1 t 1 t  10 t > ou = 10 t 200 t - 50 t Produits toxicité aigüe catégories 2 - 3 solides 0  5 t 5 t  50 t > ou = 50 t 200 t - 50 t Rubriques pour les produits dangereux pour l’environnement 4510 dangereux pour l’environnement aquatique cat.1 0  20 t 20 t  100 t > ou = 100 t 200 t - 100 t 4511 dangereux pour l’environnement aquatique cat.2 0  100 t 100 t  200 t > ou = 200 t 500 t - 200 t]]></page>
<page method="xml-texts" num="38"><![CDATA[Consignes particulières : produits toxiques de catégorie 1 Ces produits doivent être stockés chez le fabricant, distributeur ou utilisateur dans des armoires ou locaux fermés à clef, interdits au public et être séparés des produits / substances relevant d’autres catégories de classement. La cession de ces produits ne peut être faite qu’au profit d’une personne physique ou morale justifiant de son identité. Les factures doivent être conservées au moins 10 ans. Les risques encourus : Ce sont des risques d’intoxications (chroniques et aiguës) en cas d’ouverture accidentelle d’un emballage. Risques pour les habitants des environs en cas d’accident. Risques pour l’environnement (contamination des eaux). Conséquences : des équipements de protection contre les incendies obligatoires, des contraintes sur les implantations de dépôts, la limitation des quantités stockées. Remarque : la limitation du volume de stockage des produits toxiques de niveau 1, selon les seuils définis au tableau précédent, ne concerne que les produits classés du fait de leur toxicité aiguë et non chronique.]]></page>
<page method="xml-texts" num="39"><![CDATA[11 Règlementation I 11 Le transport routier des produits phytopharma-ceutiques pour BASF et ses distributeurs Le transport intérieur des Marchandises Dangereuses par la Route est soumis à l’ADR (Accord relatif au transport international des marchandises dangereuses par route). L’ADR détermine le respect des prescriptions relatives à : - L’emballage, l’étiquetage et le marquage des colis. - La signalisation et l’équipement du véhicule. - La formation du chauffeur + documents de transport et consignes écrites pour le conducteur. L’ADR établit 9 classes de danger, les produits phytopharmaceutiques sont surtout concernés par quatre d’entre elles (n° 3, n° 6.1, n°8 et n° 9) : Règlementation transport Sur bidon, carton de groupage ou palette Pour tous les produits dangereux pour les organismes aquatiques, obligation d’apposer en plus le logo suivant Matières et objets dangereux divers (dont les produits dangereux pour l’environnement aquatique) Matières corrosives Matières toxiques Liquides inflammables]]></page>
<page method="xml-texts" num="40"><![CDATA[Le transport des produits phytopharmaceutiques par la route ADR : N° d’identification (code UN : United Nations). Obligatoire sur le sur-emballage (cartons de groupage) ou sur palette si sur-emballage non visible. Code UN (= code ONU = code matière) : N° d’ordre à 4 chiffres donné au fur et à mesure que les sociétés ont demandé l’intégration du produit. Il correspond à un produit ou un groupe de produits. (Ex. : fongicides solides : n° UN 3077) Si c’est un groupe de produits, il apparaît la mention n.s.a. = non signalé ailleurs dans la formule transport. ADR définit un groupe d’emballage = niveau de danger : Groupe I : matières très dangereuses. Groupe II : matières moyennement dangereuses. Groupe III : matières faiblement dangereuses. Exemple de formule transport : Revystar XL Code ONU Désignation réglementaire Classe de danger Groupe emballage 3082 Matière dangereuse du point de vuede l’environnement, liquide, N.S.A (Triazole modifiée, Fluxapyroxad) 9 III Prescription à respecter pour le transport soumis à l’ADR pour BASF et ses distributeurs Véhicule : contrôle + équipements Contrôle des véhicules. Équipements : - 2 extincteurs au minimum (2 kg feu moteur, 6 kg feu de chargement). - 1 cale de roue par véhicule (soit 2 pour un tracteur et une remorque).]]></page>
<page method="xml-texts" num="41"><![CDATA[11 Règlementation I 11 - 2 cônes oranges (signaux autoporteurs). - 2 panneaux fixes ou amovibles de couleur orange à l’avant et à l’arrière du véhicule. - Plaque-étiquette de danger sur les côtés et à l’arrière du véhicule (pour > 3 t de matières dangereuses) = pour les transports de vrac et pour classes 1 et 7. - Matériel de premiers secours. - Liquide rince-oeil. - Vêtement fluorescent, lampe de poche, paire de gants de protection et lunettes de sécurité par membre d’équipage. - Un masque d’évacuation d’urgence pour les produits toxiques (classe 6.1) par membre d’équipage. - Pelle, protection plaque d’égout et réservoir collecteur en plastique pour les produits en classes 3, 8 et 9. Chauffeur : Formation ADR renouvelée tous les 5 ans pour le transport des matières dangereuses, donnant lieu à l’obtention d’un permis ADR avec photo. Fourniture de consignes écrites selon un modèle unique de 4 pages. Documents de transport obligatoires. Déclaration de chargement de matière dangereuse (DCMD). Tous ces documents doivent être conservés dans la cabine, à portée de main du chauffeur.]]></page>
<page method="xml-texts" num="42"><![CDATA[Pour les agriculteurs et/ou leurs employés âgés de 18 ans révolus Dispense totale d’ADR si : Disposition du Certiphyto. Transport avec un véhicule agricole (tracteur + remorque) d’un maximum d’une tonne de produits dangereux conditionnés dans leurs emballages d’origine en bidon unitaire ≤ 20 L. Transport effectué avec un véhicule routier de moins de 3,5 t de PTAC pour un maximum de 50 kg de produits dangereux. Transport dans la cuve du pulvérisateur. Quelques conseils pratiques : L’arrimage des emballages est obligatoire. Il est conseillé de prévoir des équipements de protec-tion type gants, bottes et masques. En cas d’accident avec déversement de produits ou de bouillie : appeler les pompiers qui sauront circonscrire la pollution, leur communiquer au minimum le nom du ou des produits et les quantités, le nom des substances actives et les fiches techniques (étiquettes, index Acta). Dispense partielle d’ADR pour les agriculteurs, leurs employés âgés de 18 ans révolus et les techniciens d’expérimentation : Par dérogation prévue au 1.1.3.6. de l’ADR, ils peuvent transporter dans un véhicule routier les produits dans la mesure où ils ne dépassent pas les quantités maximales suivantes, fonction des classes de danger : Classe de danger Type de produit Quantité maxi/ catégorie transport / coefficient 3 inflammable 1 000 kg/cat. 3 / coef. 1 6.1 très toxique 20 kg/cat. 1 / coef. 50 6.1 toxique 333 kg/cat. 2 / coef. 3 8 corrosif 1 000 kg/cat. 3 / coef. 1 9 dangereux 1 000 kg/cat. 3 / coef. 1]]></page>
<page method="xml-texts" num="43"><![CDATA[11 Règlementation I 11 Si les produits transportés sont de catégories différentes, les poids de chacun des produits multipliés par leur coefficient respectif seront cumulés, sans dépasser au total 1 000 kg et pour chaque produit la quantité maximale autorisée. Ex : il est possible de transporter 500 L d’un produit inflammable Cat 3 et 100 kg de produit toxique cat 2 (500 L x 1 + 100 kg X 3 < 1 000). Ils doivent de plus suivre les prescriptions suivantes : interdiction de chargement en commun avec des substances explosives, présence de 2 extincteurs à poudre de 2 kg (moteur et cabine) et d’une lampe de poche, disposition de la déclaration de chargement de matière dangereuse (DCMD) remise par le distributeur. Dispense partielle d’ADR pour les agents relation culture (techniciens culture) de la distribution agricole  La dérogation prévue au 1.1.3.6. de l’ADR s’applique de la même façon avec les mêmes quantités de produits transportés. Ils restent soumis aux mêmes prescriptions que celles concernant les agriculteurs avec en plus l’établissement du document de transport (lié à l’acte commercial). Remarque générale pour les véhicules agricoles (transportant ou non des matières dangereuses)  Ils doivent être équipés d’un triangle de pré-signalisation (marqué E 27 R), le conducteur devra en cas d’immobilisation du véhicule sur la chaussée le placer à au moins 30 m de ce dernier. Le port du gilet rétroréfléchissant est facultatif mais celui-ci doit être mis à disposition des salariés conduisant des véhicules agricoles (obligation de sécurité de l’employeur envers ses salariés).]]></page>
<page method="xml-texts" num="44"><![CDATA[La règlementation Objectif : protéger l’utilisateur et l’environnement de risques potentiels liés à l’utilisation en mélange des produits phytopharmaceutiques. Principe d’une liste négative Les mélanges extemporanés de produits phytopharma-ceutiques sont autorisés sauf si les produits en présence sont concernés par l’un ou l’autre des critères énoncés ci-dessous. Les mélanges extemporanés interdits de produits phytopharmaceutiques (selon l’arrêté « mélanges » du 7/04/2010 modifié par l’arrêté du 12/06/2015) Les mélanges sont interdits si l’un des produits : porte le pictogramme SGH06 est classé : H340 – H350 – H360 – H370 - H372 Les mélanges sont interdits si les deux produits : ont chacun une des mentions de dangers suivantes : Mélanges des produits phytopharmaceutiques  Mélanges interdits (sauf autorisation préalable)  Mélanges autorisés Mentions de danger H351 H341 H371 H373 H361 H362 H351 H341 H371 H373 H361 H362 12 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="45"><![CDATA[12 Règlementation I 12 Sont toujours interdits les mélanges : avec un produit dont la ZNT est ≥ à 100 m, entre un insecticide pyréthrinoïde et un fongicide triazole ou imidazole pendant la floraison et la production d’exsudat. Dérogation, un mélange interdit peut être autorisé, critères d’évaluation Intérêt agronomique du mélange. Innocuité à l’égard de la santé humaine et de l’en-vironnement. Efficacité et sélectivité à l’égard des végétaux. Évaluation réalisée par l’Anses. Pour les produits non concernés par les critères énoncés précédemment, les mélanges sont possibles, cependant : il faut, au préalable, vérifier la compatibilité physique des produits (test « au seau »), biologique (sélectivité) et qu’il y ait un intérêt agronomique, il faut se reporter aux étiquettes des produits en présence et respecter les conditions d’emploi les plus restrictives (en termes de délai de rentrée, délai avant récolte, ZNT…). Les mélanges sont effectués sous la responsabilité de l’utilisateur]]></page>
<page method="xml-texts" num="46"><![CDATA[Définition : durée pendant laquelle il est interdit aux personnes de pénétrer sur ou dans les lieux où a été appliqué un produit. La règlementation européenne  Le règlement 1107/2009 impose de réaliser des évaluations de l’exposition et du risque pour les travailleurs pénétrant sur des parcelles ou dans des locaux traités, en manipulant des végétaux ou des produits végétaux traités sur lesquels persistent des résidus. Une estimation de l’exposition des travailleurs doit toujours être effectuée pour tout produit phytosanitaire. La règlementation française  Les décisions d’AMM et l’arrêté du 4 mai 2017 instaurent des délais de rentrée par défaut selon les règles définies ci-après. Détermination du délai de rentrée Délai minimum de rentrée : CULTURES A L’INTÉRIEUR DE LOCAUX (tunnels, abris…). Délai minimum de 8 heures après la fin de la pulvérisation suivi d’une ventilation des locaux, délai permettant l’élimination après traitement. AU CHAMP. Délai minimum de 6 heures après la fin de la pulvérisation, délai permettant au végétal de sécher après traitement. Délai de rentrée (DRE) 13 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="47"><![CDATA[13 Règlementation I 13 Délai de rentrée supérieur au délai minimum  Certaines conventions collectives (ex. : salariés agricoles de Gironde) peuvent établir un délai minimum supérieur, par exemple 12 heures dans le cas cité et dès lors se substituer aux 2 délais minimum indiqués plus haut. Un délai de rentrée supérieur peut être proposé sur la base de l’évaluation du risque travailleur pour les effets se manifestant localement et pour les effets systémiques (transfert par le sang). Évaluation du risque pour les effets se manifestant localement  Applicable aux spécialités susceptibles de provoquer des effets cutanés chez l’homme après contact avec la peau. Produits « irritants » comportant au moins une des mentions de danger suivantes : H319, H315 ou H318 : délai de rentrée minimum de 24 heures. Produits « allergisants » comportant au moins une des mentions de danger suivantes : H334 ou H317 : délai de rentrée minimum de 48 heures. Cas particuliers des produits CMR (catégories 1A, 1B, 2 et supplémentaire)  Pour tous les produits comportant au moins une des mentions de danger suivantes : H340, H341, H350, H351, H360, H361 ou H362, délai de rentrée minimum de 48 heures.]]></page>
<page method="xml-texts" num="48"><![CDATA[1/ ZNT par rapport aux points d’eau et cours d’eau : C’est une distance à respecter vis-à-vis des points d’eau lors de la pulvérisation ou du poudrage, distance mesurée par rapport à la bordure du lit mineur du cours d’eau (l’endroit où celui-ci déborde en cas de crue). C’est une mention réglementaire qui accompagne l’AMM : elle est spécifique au produit, à son usage* et doit figurer sur l’étiquette. L’arrêté du 4 mai 2017 relatif à l’utilisation des produits phytosanitaires instaure une ZNT par défaut de 5 mètres en l’absence de mention dans l’AMM. La liste des points d’eau concernés est définie par arrêté préfectoral. Le texte définit les points d’eau comme des « cours d’eau définis à l’article L.215-7-1 du Code de l’environnement et les éléments du réseau hydrographique figurant sur les cartes 1/25000 de l’IGN », ainsi que les bassins de rétention des eaux pluviales, les avaloirs, les caniveaux et les bouches d’égout. Cette définition peut être différente de celle des cours d’eau « police de l’eau » définis par la loi biodiversité de 2016, à savoir : - existence d’un lit naturel à l’origine, - présence d’une source, - débit suffisant la majeure partie de l’année. Les Zones Non Traitées représentent une mesure de gestion du risque dont l’objectif est d’éviter des impacts non intentionnels de dérive des embruns de pulvérisation sur les organismes aquatiques : poissons, algues, daphnies, plantes. * Usage produit = culture et parasite cible Zones Non Traitées, ou ZNT 14 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="49"><![CDATA[14 Règlementation I 14 Les bases du calcul : Les ZNT sont établies à partir de la comparaison entre l’écotoxicité du produit (ou danger) et l’exposition estimée par la Concentration Prévisible dans l’Environnement (CPE ou PEC en anglais). La CPE est dépendante de la dose appliquée et de la culture traitée. Un facteur de sécurité est toujours pris en compte. Il existe 3 largeurs de ZNT pour les produits phytopharmaceutiques (5, 20 et 50 m) et le cas échéant 100 m pour un risque exceptionnel. La ZNT par défaut est de 5 m. Des techniques de division par 3 de la dérive de pulvérisation (coefficient de réduction de 66 %), comme les buses à dérive limitée, permettent de réduire les largeurs de ZNT à 5 m. Conditions simultanées qui permettent ces réductions : Dispositif végétalisé permanent d’au moins 5 m de large, arbustif pour les cultures hautes (hauteur haie = hauteur culture) et herbacé ou arbustif pour les autres. Moyens validés permettant de réduire de 66 % et même de 75 et 90 % le risque pour les milieux aquatiques. Cette liste figure au Bulletin officiel du ministère de l’Agriculture et est disponible aussi auprès des DRAAF ou sur le site d’Arvalis : www.arvalisinstitutduvegetal.fr Enregistrement de toutes les applications de produits effectuées sur la parcelle. 2/ ZNT par rapport aux Zones adjacentes non cultivées C’est une mention réglementaire qui accompagne l’AMM : elle est spécifique au produit, à son usage et doit figurer sur l’étiquette.]]></page>
<page method="xml-texts" num="50"><![CDATA[La « zone adjacente non cultivée »  Il n’existe pas à ce jour de définition réglementaire Proposition Phyteis de définition Une zone jouxtant la parcelle cultivée exclusivement composée d’éléments du paysage pouvant influer positivement sur la biodiversité (jachères, arbres isolés, lisières de bois, bosquets, arbres en groupe ou alignés, zones herbacées, prairies permanentes, fossés, cours d’eau, mares, murets et friches). Milieu semi-naturel constituant un habitat, une zone de transition et de déplacement favorable à la diversité des espèces animales et végétales. Largeur minimale de 3 m pour avoir un intérêt en biodiversité. Elle se décline en 2 types de ZNT : arthropodes et/ou plantes non-cibles ZNT arthropodes : terme généraliste regroupant les invertébrés (insectes, myriapodes, arachnides...), faune d’invertébrés au sens large. ZNT plantes non-cibles : terme généraliste regroupant les composants de la flore naturelle, flore naturelle au sens large. Exemple : Zones Non Traitées Parcelle A Parcelle B Parcelle C]]></page>
<page method="xml-texts" num="51"><![CDATA[14 Règlementation I 14 3/ dispositif complémentaire pour gérer les risques de ruissellement Bandes tampons : bandes tampons couvrantes et permanentes de 5 m de large minimum le long de tous les cours d’eau. BCAE (voir fiche n° 33). Dispositif végétalisé permanent de 20 m (DVP) : dispositif visant à limiter le transport des produits phytopharmaceutiques par ruissellement vers les cours d’eau, préservation de la faune et de la flore aquatiques. C’est une zone non cultivée (végétalisée différente de la culture) et non traitée. Aucune liste réglementaire de végétaux relative à cette DVP n’est disponible ; cependant, une liste existe pour les bandes tampons de 5 m BCAE. Exemple de décision : pour protéger les organismes aquatiques, respecter une zone non traitée comportant un dispositif végétalisé d’une largeur de 20 m en bordure des points d’eau. Ces décisions accompagnant l’AMM doivent figurer sur l’étiquette du produit.]]></page>
<page method="xml-texts" num="52"><![CDATA[Distances de sécurité résidents, personnes présentes ou travailleurs 1/ Lieux publics  Utilisation interdite dans les cours de récréation et espaces habituellement fréquentés par les élèves dans l’enceinte des établissements scolaires, dans les espaces habituellement fréquentés par les enfants dans l’enceinte des crèches, des haltes-garderies et des centres de loisirs ainsi que dans les aires de jeux destinées aux enfants dans les parcs, jardins et espaces verts ouverts au public ; Utilisation conditionnelle à proximité des lieux mentionnés ci-dessus et ainsi qu’à proximité des centres hospitaliers et hôpitaux, des établissements de santé privés, des maisons de santé, des maisons de réadaptation fonctionnelle, des établissements qui accueillent ou hébergent des personnes âgées et des établissements qui accueillent des personnes adultes handicapées ou des personnes atteintes de pathologie grave. L’utilisation est subordonnée à la mise en place de mesures de protection adaptées telles que des haies, des équipements pour le traitement limitant la dérive ou des dates et horaires de traitement permettant d’éviter la présence de personnes vulnérables lors du traitement. Lorsque de telles mesures ne peuvent pas être mises en place, les préfets déterminent une distance minimale adaptée en deçà de laquelle il est interdit d’utiliser ces produits à proximité de ces lieux. Ces distances minimales ne peuvent être inférieures aux distances de sécurité fixées par l’arrêté du 27 décembre 2019 instaurant des mesures de protections pour l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.   15 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="53"><![CDATA[15 Règlementation I 15 2/ Zones d’habitation Zones d’habitation > zones attenantes aux bâtiments habités, régulièrement occupés ou fréquentés, et aux parties non bâties à usage d’agrément contiguës à ces bâtiments.  Distance de sécurité > éloignement minimal entre la zone à protéger et le végétal qui reçoit directement le produit phytopharmaceutique.  Traitements concernés > traitements des parties aériennes des plantes. Les produits suivants sont exemptés sauf si une DSPPR est mentionnée dans leur AMM : produits figurant sur la liste des produits phytopharmaceutiques de biocontrôle établie par le ministre chargé de l’Agriculture et publiée au Bulletin Officiel du ministère de l’Agriculture, produits utilisables en Agriculture Biologique, produits composés d’une substance de base. Ce ne sont pas des produits phytopharmaceutiques nécessitant une AMM et il n’existe pas de liste exhaustive de ces produits.  Situation 1  Une distance de sécurité spécifique est fixée pour le produit dans le cadre de son AMM et figure sur l’étiquette du produit.   - Respect de cette distance de sécurité (lire l’étiquette).  Situation 2  Selon leurs classements, l’utilisation de certains produits peut être soumise au respect de distance de sécurité incompressible au voisinage des zones d’habitation et des zones accueillant des groupes de personnes vulnérables.]]></page>
<page method="xml-texts" num="54"><![CDATA[Distance incompressible de 20 m  Cette distance est instaurée par l’arrêté du 27 décembre 2019 qui modifie l’arrêté du 4 mai 2017. � Produits avec mentions de danger : H300, H310, H330, H331, H334, H340, H350, H350i, H360, H360F, H360D, H360FD, H360Fd H360Df, H370, H372 � Produits contenant une substance considérée comme perturbateur endocrinien au sens du règlement CE n° 1107/2009.  La liste des produits concernés est régulièrement mise à jour sur le site internet du ministère de l’Agriculture. Distance incompressible de 10 m  Cette nouvelle distance de sécurité minimale est introduite par l’arrêté du 14 février 2023 qui modifie l’arrêté du 4 mai 2017. Elle vise certains produits classés cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques de catégorie 2 (mention de danger H341, H351 ou H361). Elle est applicable aux traitements des parties aériennes des plantes réalisés à proximité des lieux mentionnés à l’article L. 253-7-1 et au III de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime ainsi que des lieux accueillant des travailleurs présents de façon régulière à proximité de ces traitements. Les usages des produits phytopharmaceutiques concer-nés sont énumérés dans une liste, publiée au Bulletin officiel du ministère chargé de l’agriculture, établie après consultation de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Situation 3 Produit non concerné par une DSR incompressible et Absence de distance de sécurité fixée pour le produit dans le cadre de son AMM ]]></page>
<page method="xml-texts" num="55"><![CDATA[15 Règlementation I 15 Cas n°1 des grandes cultures :  Distance par défaut de 5 m  Pour toutes les grandes cultures, cultures maraîchères basses …  Réduction possible à 3 m :  Si charte d’engagement et si techniques de réduction de dérive de 66 % et plus (1)  (1) Matériels éligibles à ces réductions de dérive sur la liste publiée au Bulletin officiel du ministère de l’Agriculture  Cas n°2 des cultures hautes :  Distance par défaut de 10 m  Pour la viticulture, les arbres et arbustes, forêt, petits fruits, cultures ornementales de plus de 50 cm, houblon, bananier  Réduction possible à 5 m :  Si charte d’engagement et si techniques de réduction de dérive de 66 % et plus (1)  Réduction possible à 3 m :  Si charte d’engagement et si techniques de réduction de dérive de 90 % et plus (1)]]></page>
<page method="xml-texts" num="56"><![CDATA[Pour l’arboriculture  Réduction possible à 5 m :  Si charte d’engagement et si techniques de réduction de dérive de 66 à 75 % (1) (1) Matériels éligibles à ces réductions de dérive sur la liste publiée au Bulletin officiel du ministère de l’Agriculture  Ces distances minimales de sécurité ne s’appliquent pas aux traitements nécessaires à la destruction et à la prévention de la propagation des organismes nuisibles réglementés. Il faut alors se référer à l’arrêté de lutte qui doit préciser les modalités d’application des produits à mettre en œuvre. Le saviez-vous ?  La mesure d’une distance de sécurité s’appuie généralement sur la mention « bout de la rampe ». Celà est à considérer comme « la dernière buse ouverte lors de l’application ».]]></page>
<page method="xml-texts" num="57"><![CDATA[16 Règlementation I 16 Dispositions générales autres relatives à l’utilisation des produits Eviter l’entraînement des produits hors de la parcelle traitée, en toutes situations. Traiter si l’intensité du vent est inférieure à 3 sur l’échelle de Beaufort (maximum 19 km/h). Traiter si l’intensité des précipitations est inférieure à 8 mm par heure au moment du traitement. Respecter un Délai Avant Récolte (DAR) minimum de 3 jours (en absence de DAR sur l’étiquette). Dispositions relatives à la limitation des pollutions ponctuelles Protection obligatoire du réseau d’alimentation en eau (phénomène de retour) lors du remplissage du pulvérisateur. Sécurisation de l’opération de remplissage (dispositif anti-débordement). Rinçage obligatoire des emballages vides des produits liquides. Gestion des fonds de cuve et des effluents*à la parcelle 1 - Épandage du fond de cuve** sur la parcelle traitée. Le fond de cuve a été dilué au moins 5 fois (ex 100 L minimum d’eau claire pour un fond de cuve de 20 L) puis pulvérisé jusqu’au désamorçage de la pompe. Ne pas dépasser la dose totale autorisée du ou des produits inclus dans la bouillie. 2 - Vidange du fond de cuve (volume mort) autorisée sur la parcelle traitée seulement si la concentration en substance active du volume mort a été divisée au moins par 100 par rapport à celle de la bouillie initiale. Ce qui suppose une succession de rinçages. Utilisation des produits phytopharmaceutiques, gestion des effluents]]></page>
<page method="xml-texts" num="58"><![CDATA[Vidange ou lavage du pulvérisateur au champ : - à plus de 50 m des points d’eau***, caniveaux et bouches d’égout et à plus de 100 m des points de prélèvement d’eau pour la consommation, pisciculture, zones conchylicoles et des lieux de baignade ; - interdit sur sol gelé, terrains en forte pente, très perméables ou avec fentes de retrait, - possible une seule fois par an au même endroit. Traitement des effluents phytosanitaires sur l’exploitation Sur l’exploitation, les effluents doivent être traités avec un procédé reconnu par le ministère en charge de l’environnement, figurant sur une liste publiée au Bulletin officiel (BO du 25/09/2018 du MTSE) qui inclus pour chaque procédé la notice d’utilisation. Les effluents phytosanitaires traités par l’un des procédés doivent être éliminés conformément aux recommandations de la notice technique du procédé. Voir sur le site https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/]]></page>
<page method="xml-texts" num="59"><![CDATA[16 Règlementation I 16 Liste des procédés agréés pour le traitement des effluents Numéro enregistrement Nom du procédé Demandeur Type de procédé PT 06 001 Emeraud Jade ultrafiltration sur charbon actif PT 06 003 Vitimax Agro-environnement coagulation-floculation puis dégradation biologique avec effluents de cave PT 06 005 STBR2 Aderbio dégradation biologique par bactéries PT 06 006 Phytopur Michael Paetzold coagulation-floculation-osmose inverse PT 06 007 Héliosec Syngenta déhydratation naturelle PT 06 008 Phytocat Aubepure filtration puis photocatalyse PT 06 009 Evapophyt Aubepure évaporation forcée par chauffage PT 06 010 Phytobac Bayer dégradation biologique sur substrat PT 06 011 Sentinel Neve environnement coagulation, floculation, décantation, filtration]]></page>
<page method="xml-texts" num="60"><![CDATA[Numéro enregistrement Nom du procédé Demandeur Type de procédé PT 06 012 Osmofilm Pantek France déshydratation sous sache PT 08 001 Cascade twin Vaslin Bücher / Agro-environnement coagulation-floculation puis dégradation biologique avec effluents de cave PT 10 001 Hydrocampe Véolia environnement adsorption sur charbon actif, coagulation, floculation, décantation, filtration PT 10 002 Carola EPUmobil Aubepure coagulation, décantation, filtration PT 11 001 Phytocompo SARL Souslikoff dégradation biologique par compostage sarments de vigne PT 11002 UTP Lefloch dépollution dégradation biologique par bactéries PT 15 001 BF Bulles Axe environnement ultrafiltration PT 17 001 Phytosec Axe environnement évaporation PT 18 001 Phytobarre Adequabio évaporation et dégradation bactérienne Pour les traitements post récolte vérifier le champ d’application.Source : https://driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/liste-des-procedes-pour-le-traitement-des-effluents-phytosanitaires-a511.html]]></page>
<page method="xml-texts" num="61"><![CDATA[16 Règlementation I 16 Définition L’arrêté du 27/12/2019 définit : * Effluents phytosanitaires : fonds de cuve, bouillies phytosanitaires non utilisables, eaux de nettoyage du matériel de pulvérisation (intérieur et extérieur), ainsi que les effluents liquides ou solides issus des traitements. ** Fonds de cuve : bouillie phytosanitaire restant dans l’appareil de pulvérisation après l’épandage et le désamorçage […] soit ce qui n’est pas pulvérisable. *** Points d’eau : cours d’eau, plans d’eau, fossés et points d’eau permanents ou intermittents définis selon les arrêtés préfectoraux et les cartes au 1/25 000 de l’IGN.]]></page>
<page method="xml-texts" num="62"><![CDATA[Certificat individuel de produits phytopharmaceutiques (Certiphyto) C’est un diplôme (formation ou test) attestant de votre aptitude à utiliser, vendre ou acheter des pesticides. Il a pour objectif de professionnaliser tous les métiers de la vente, du conseil et de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Ce certificat atteste de connaissances suffisantes pour utiliser les pesticides en sécurité et réduire leur usage mais il ne constitue pas une qualification professionnelle. Il concerne donc tout décideur en exploitation agricole (chef d’exploitation), tout décideur en travaux et services, tout opérateur en exploitation agricole (salarié agricole) ou en travaux et services (prestation de services). Il existe 5 catégories de certificats : le certificat « opérateur » pour les personnes physiques qui utilisent les produits phytopharmaceutiques dans le cadre de leur activité professionnelle, à titre salarié en particulier ; le certificat « décideur en entreprise non soumise à agrément » (DENSA) pour les personnes physiques qui utilisent les produits phytopharmaceutiques dans le cadre de leur activité professionnelle à titre salarié, pour leur propre compte, ou dans le cadre d’un contrat d’entraide à titre gratuit ; le certificat « décideur en entreprise soumise à agrément » (DESA) pour les personnes physiques qui appliquent, en qualité de prestataire de services pour le compte de tiers, des produits phytopharmaceutiques ; le certificat « mise en vente-vente » pour les personnes physiques qui assurent la mise en vente, la vente ou la distribution à titre gratuit des produits Certiphyto 17 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="63"><![CDATA[17 Règlementation I 17 phytopharmaceutiques aux utilisateurs de ces produits ou aux personnes physiques ou morales agissant pour leur compte, y compris les groupements d’achats ; le certificat « conseil à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques » pour toute personne dont l’activité professionnelle vise à conseiller l’usager professionnel sur les produits phytopharmaceutiques et à contribuer à la promotion des méthodes alternatives et à la réduction de leur usage et de leur impact. Obtenir un certificat : Le certificat individuel Certiphyto a une durée de validité de cinq ans et peut être délivré selon trois modalités : à la suite d’une formation adaptée à chaque activité et à chaque catégorie de certificat intégrant une vérification des connaissances, à la suite de la réussite à un test de connaissances. Les formations et tests sont dispensés par des organismes de formation habilités par le ministère chargé de l’agriculture (DRAAF), sur diplôme ou sur titre obtenu au cours des cinq années précédant la demande. À l’issue de la formation ou du test, une attestation est remise au candidat par l’organisme de formation. L’attestation de suivi de formation (dans le cadre d’une formation seule), l’attestation de suivi de formation labellisée VIVEA ou le bordereau de score (dans le cadre du suivi d’une formation avec une évaluation ou suite à la réussite à un test seul) doivent être conservés par le professionnel pour effectuer la demande de certificat en ligne. Vous devez obtenir son renouvellement au minimum 3 mois avant sa date d’expiration. Vous pouvez effectuer le renouvellement entre 9 et 3 mois avant la date limite. Plus d’infos sur : https://entreprendre.service-public.fr/vosdroits/F31192]]></page>
<page method="xml-texts" num="64"><![CDATA[Objectif : obliger les distributeurs à promouvoir ou à mettre en œuvre auprès des utilisateurs des actions permettant de réduire l’utilisation, les risques et les impacts de ces produits. Ces actions permettent d’obtenir des certificats d’économies. Les obligations de réalisation d’actions pour 2024-2025 ont été précisées par décret le 26 décembre 2023. Elles sont fixées à 15 % de la référence des ventes pour 2021 et 2022, qui comprend désormais les traitements de semences. Un courrier de notification a été envoyé aux distributeurs en décembre 2023. Tous les produits sont concernés, sauf les produits de biocontrôle et produits utilisés exclusivement dans le cadre des programmes de lutte obligatoire. Les certificats d’économies correspondent à la mise en œuvre d’actions validées (donc pas de corrélation avec les ventes réelles) ; celles-ci sont listées sous forme de fiches actions, avec leur valeur en certificat, puis validées par le ministère de l’Agriculture ;à juin 2024, 132 fiches actions ont été validées. Elles sont disponibles ici : https://alim.agriculture.gouv.fr/cepp/content/ap_fiches_action Les grandes catégories d’actions portent sur la sensi-bilité variétale, les produits de biocontrôle, les agroé-quipements et les OAD. Exemples de valeurs en certificats : - diffuseurs RAK(s) confusion sexuelle = 1 certificat pour 500 diffuseurs ; - OAD Xarvio Field manager = 0,35 certificat par ha couvert par l’abonnement ; - réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques en faisant régler son pulvérisateur : ex. Service Evidence = 4,5 certificats par pulvérisateur réglé. Certificats d’Économies de Produits Phytos (CEPP) 18 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="65"><![CDATA[18 Règlementation I 18 Les obligés doivent faire leurs choix, les mettre en œuvre et, pour chaque action, justifier cette mise en œuvre (pièces justificatives définies pour chaque fiche action). Les déclarations de l’année N se font sur le portail dédié du Ministère avant la fin mars de l’année suivante. Ces dispositions relatives au CEPP ont été intégrées en janvier 2021 dans le chapitre 6 du référentiel de certification pour l’activité de « distribution de produits phytopharmaceutiques à des utilisateurs professionnels ». 5 exigences (D25 à D29) relatives à la bonne prise en compte et au déploiement du dispositif sont désormais auditées. Voir portail : www.ecophytopic.fr/tr/cepp]]></page>
<page method="xml-texts" num="66"><![CDATA[La loi EGAlim a été votée le 30 octobre 2018. L’entrée en vigueur de ses dispositions s’est échelonnée jusqu’en 2021, voire au-delà selon les textes complémentaires à paraître. Cette loi modifie notamment le Code rural et de la pêche maritime, le Code de commerce et le Code de l’environnement sur les volets suivants : 1/ Dispositions tendant à l’amélioration de l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire 2/ Mesures en faveur d’une alimentation saine, de qualité, durable, accessible à tous et respectueuse du bien-être animal Certaines dispositions du second volet impactent spécifi-quement les produits phytopharmaceutiques, comme : l’interdiction des remises, rabais et ristournes ainsi que la remise d’unités gratuites sur la vente des produits phytopharmaceutiques depuis le 1er janvier 2019 hors produits de biocontrôle, substances de base et produits à faible risque définis dans le règlement européen 1107/2009, la séparation capitalistique et l’indépendance des intervenants entre la vente et/ou l’applica-tion, d’une part et un conseil indépendant sur les produits phytopharmaceutiques, d’autre part, depuis le 1er janvier 2021. Ce dispositif se traduit par la création d’un conseil stratégique obligatoire effec-tué au niveau de l’exploitation agricole à raison de 2 fois par cycle de 5 ans et la création d’un conseil spécifique non obligatoire consacré à l’utilisation des produits. L’ensemble des activités de conseil doit s’inscrire dans un objectif de réduction de l’usage et des impacts des produits phytopharmaceutiques, Loi EGAlim 19 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="67"><![CDATA[19 Règlementation I 19 l’utilisation des produits se trouve dépendre de 3 niveaux : - le conseil stratégique indépendant qui définit la stratégie à moyen terme au niveau de l’exploitation, obligatoire, écrite et archivée (6 ans), - le conseil spécifique indépendant qui comporte une recommandation d’usage (substance active et/ou spécialité, cible, parcelle, dose recommandée), écrite, non obligatoire et archivée (2 ans), - le vendeur qui doit s’assurer que les clients disposent des informations appropriées, sous forme d’informations verbales et des documents d’information sur les produits. la réforme du régime d’expérimentation des certificats d’économies de produits phytopharmaceutiques, en fixant des objectifs à atteindre à une date antérieure à 2021 et en le transformant en régime permanent à périodes successives, la protection des riverains, autres mesures figurant dans la loi : - l’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives présentant des modes d’action identiques à ceux de la famille des néonicotinoïdes et des semences traitées avec ces produits est interdite, - mobilisation de la recherche pour développer les solutions alternatives et réduction des délais d’évalu-ation des produits de biocontrôle et biostimulants, - autorisation pour 3 ans d’une expérimentation d’applications à l’aide de drones avec des produits autorisés en agriculture biologique et sur des pentes ≥ 30 %. - l’interdiction de stockage en France des produits phyto-pharmaceutiques contenant une substance active non approuvée au niveau européen pour des raisons liées à la protection de la santé humaine ou animale ou de l’environnement, ou contenant une substance active listée à l’Avis du 5 juillet 2024 publié par le Ministère de la transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques.]]></page>
<page method="xml-texts" num="68"><![CDATA[L’abeille et la législation européenne Préalablement à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, les effets sur les abeilles et les autres insectes pollinisateurs sont évalués dans le cadre d’études au laboratoire, en tunnel ou au champ selon les requis des règlements (UE) n° 283/2013 (substances actives) et n° 284/2013 (produits). Les risques liés à l’utilisation de ces produits sont ensuite évalués selon les documents guides en vigueur au moment du dépôt des demandes d’AMM ou de leur renouvellement. Les critères d’acceptabilité du risque (principes uniformes) pour les abeilles sont établis par le règlement (UE) n° 546/2011. L’abeille et la législation française Abrogeant l’arrêté de 2003, l’arrêté du 20 novembre 2021, relatif à la protection des abeilles et des autres insectes pollinisateurs et à la préservation des services de pollinisation lors de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques est entré en vigueur le 1er janvier 2022. Les nouvelles dispositions s’inscrivent dans le cadre du nouveau plan national en faveur des insectes pollinisateurs pour 2021-2026 publié en novembre 2021 par les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture. Ces dispositions visent à renforcer la protection des pollinisateurs lors de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, notamment sur les cultures attractives en floraison et sur les zones de butinage où les pollinisateurs ont le plus de risque d’être exposés. Le précédent système d’attribution de la « mention abeille » pour les insecticides/acaricides utilisés durant la floraison et les périodes de production d’exsudat (après évaluation de la pertinence agronomique des usages et évaluation du risque) est remplacé par Abeilles et autres pollinisateurs : règlementation 20 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="69"><![CDATA[Règlementation I 20 20 un système d’autorisation, sous conditions, des usages sur cultures attractives en floraison et sur les zones de butinage pour TOUS les produits y compris les produits de biocontrôle, à faible risque ou autorisés en agriculture biologique. Seuls les usages listés ci-dessous ne sont pas concernés par cet arrêté : usages hors cultures agricoles ou forestières (zones non cultivées, voies ferrées, etc.) lorsqu’elles ne constituent pas des zones de butinage ; usages pour l’éclaircissage ; usages sous abri fermé (inaccessibles aux abeilles domestiques et aux autres pollinisateurs durant la période d’attractivité) ; usages de produits composés exclusivement de phéromones ; usages de la gamme « amateurs* ». Remarque : les Préparations Naturelles Peu Préoccupantes ne sont pas concernées, ce ne sont pas des produits phytopharmaceutiques. Cependant, il est recommandé de respecter les bonnes pratiques vis-à-vis des abeilles. * les risques pour les abeilles et autres pollinisateurs sont évalués pour la gamme « amateurs » mais conduisent à des dispositions spécifiques.]]></page>
<page method="xml-texts" num="70"><![CDATA[Définitions Aux fins de l’arrêté du 20 novembre 2021, on entend par : « abeilles » : abeilles domestiques, abeilles sauvages et bourdons ; « culture attractive » : culture qui, par sa nature, présente un attrait pour les abeilles ou d’autres insectes pollinisateurs. Ne sont pas considérées comme attractives au sens du présent arrêté, les cultures qui figurent sur une liste publiée au Bulletin Officiel du ministère chargé de l’agriculture ; « exsudat » : miellat, sécrétions sucrées produites par les plantes et nectar extra-floral des plantes, qui sont récoltés par les abeilles ou d’autres insectes pollinisateurs ; « floraison » : période végétative s’étendant de l’ouverture des premières fleurs à la fin de la chute des pétales des dernières fleurs ; « utilisation de produit » : toute application d’un produit phytopharmaceutique ou d’un adjuvant sur un cycle végétatif conformément à un usage autorisé, quel que soit le mode d’application et la partie de la plante faisant l’objet du traitement, à l’exception des applications définies en annexe 1 de l’arrêté (applications qui excluent toute exposition des pollinisateurs durant la floraison) ; « zone de butinage » : à l’exclusion des cultures en production, une zone de butinage est un espace agricole ou non agricole occupé par un groupement végétal cultivé ou spontané, qui présente un intérêt manifeste pour les abeilles ou d’autres insectes pollinisateurs du fait de la présence de fleurs ou d’exsudats. Au sens du présent arrêté, les utilisations des produits sur les zones de butinage sont celles visant à traiter spécifiquement ces zones, indépendamment de l’utilisation sur les cultures en production.]]></page>
<page method="xml-texts" num="71"><![CDATA[Règlementation I 20 20 Cultures non attractives – cultures attractives Cultures non attractives Application pendant la floraison Cultures non attractives pour les abeilles et autres pollinisateurs (liste publiée au Bulletin officiel du Ministère de l’Agriculture) Céréales à paille : avoine, blé, épeautre, orge, riz, seigle, triticale, tritordeum et autres hybrides de blé, autres cultures céréalière (hors sarrasin et maïs), graminées fourragères (dont moha et ray-grass hors maïs), houblon, pomme de terre. (N.B. : TOUTES les cultures autres sont attractives) Respect des recommandations présentes sur l’étiquette Pas de restrictions horaires]]></page>
<page method="xml-texts" num="72"><![CDATA[Cultures attractives Application pendant la floraison Cultures attractives pour les abeilles et autres pollinisateurs Après réévaluation de l’AMM et au plus tard le 01/01/2026 les étiquettes des produits indiqueront s’ils sont ou non autorisés pendant la floraison Plage horaire de 5 heures (2 heures avant et 3 heures après le coucher du soleil)]]></page>
<page method="xml-texts" num="73"><![CDATA[20 Règlementation I 20 Encadrement de l’autorisation des produits en période de floraison L’utilisation des produits phytopharmaceutiques sur les cultures attractives en floraison et sur les zones de butinage est conditionnée à la soumission et à l’évaluation par l’Anses d’études complémentaires qui s’ajoutent aux exigences européennes. Résultat de l’évaluation par l’ANSES Conditions d’emploi Autorisation-Etiquetage Exposition négligeable des abeilles Ne provoque pas de risques inacceptables aigus ou chroniques sur les abeilles ni d’effet sur la survie et le développement des colonies Application dans les 2 heures qui précèdent et/ou dans les 3 heures qui suivent le coucher du soleil. Sauf en cas de lutte contre un bioagresseur diurne ou si un traitement fongicide doit être réalisé dans un délai contraint. Si le traitement est réalisé en dehors de la période restreinte, le motif de la dispense et les horaires des traitements doivent être consignés. Ces éléments doivent être tenus à la disposition des services de contrôle. Produit autorisé sur culture attractive en fleur et sur les zones de butinage -Emploi possible* (repris au niveau du tableau des usages dans une colonne appelée : Culture attractive en floraison [arrêté du 20/11/2021]) Forte exposition des abeilles Provoque des risques inacceptables sur les abeilles et les colonies Produit non autorisé sur culture attractive en fleur et sur les zones de butinage -Emploi interdit* (Repris dans le tableau des usages colonne Culture attractive (arrêté du 20/11/21) * Il peut être aussi mentionné « Non concerné » si le produit est autorisé sur une culture non attractive ou sur une culture attractive en dehors de la période de floraison (BBCH 60 – 69).]]></page>
<page method="xml-texts" num="74"><![CDATA[Outre les mentions « Emploi possible », « Emploi interdit » ou « Non concerné », les produits se verront attribuer des phrases SPe(8) : Situations Phrase prévue par l’arrêté (SPe8) Pour les produits non autorisés sur culture attractive en fleur et sur les zones de butinage. Dangereux pour les abeilles. Pour protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs, ne pas appliquer durant la floraison et ne pas utiliser sur les zones de butinage. Si au moins un usage est autorisé sur une culture en floraison. Peut être dangereux pour les abeilles. Application possible durant la floraison et sur les zones de butinage dans les conditions fixées par l’arrêté du 20/11/2021, uniquement pour les usages identifiés avec un emploi possible. Pour les usages sous abri fermé. Peut porter atteinte aux insectes pollinisateurs (et à la faune auxiliaire). Eviter toute exposition inutile. Remarques Ces plages horaires ne s’appliquent pas aux pièges et diffuseurs de phéromones. Lorsqu’un couvert végétal présent sous une culture pérenne constitue une zone de butinage, celui-ci doit être rendu non attractif pour les pollinisateurs préalablement à tout traitement insecticide ou acaricide. À noter, cependant, que des adaptations/modifications sont possibles. Rappel : activité exclusivement diurne d’un bio-agresseur ou compte tenu du développement d’une maladie, l’efficacité d’un traitement fongicide est conditionnée par sa réalisation dans un délai contraint incompatible avec la période prévue.]]></page>
<page method="xml-texts" num="75"><![CDATA[20 Règlementation I 20 Dispositions transitoires Des dispositions transitoires ont été mises en place pour les produits disposant déjà d’une AMM au 1er janvier 2022. Jusqu’à la réévaluation de l’ensemble de leurs usages, les mentions « Abeille » précédemment accordées en application de l’arrêté du 28 novembre 2003 sont toujours d’actualité. Lorsqu’un usage est assorti d’une « mention abeille » qui figure sur l’étiquette du produit, il est possible d’appliquer le produit sur la culture concernée durant la floraison ou la période de production d’exsudats, en dehors de la présence d’abeilles et autres insectes pollinisateurs. Pour les produits autres que les insecticides et acaricides qui sont actuellement autorisés en période de floraison, l’utilisation sur une culture attractive en floraison ou sur une zone de butinage reste possible sans évaluation ni autorisation spécifique, sous certaines conditions (dépôt d’éléments complémentaires conformément au calendrier défini par l’arrêté et respect des mesures d’encadrement d’utilisation). À noter L’arrêté ne prévoit pas de restrictions particulières en cas de présence d’exsudats sur une culture non fleurie qui doit être traitée. Cependant, l’évaluation générale des risques conduite par l’Anses pour la délivrance de l’AMM prend en compte l’exposition des pollinisateurs en période de production d’exsudats. Au besoin, l’AMM peut comporter des restrictions d’emploi complémentaires liées à la présence d’exsudats qui devront être respectées.]]></page>
<page method="xml-texts" num="76"><![CDATA[Documents utiles : Anses : Nouvelles dispositions nationales relatives à la protection des abeilles et autres insectes pollinisateurs : https://www.anses.fr/fr/system/files/20220506_Note_abeilles_VF.pdf Anses : Note d’information sur l’évaluation des risques pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs pour les produits phytopharmaceutiques et leurs adjuvants dans le cadre de la règlementation européenne et en lien avec les dispositions nationales de l’arrêté du 20 novembre 2021 : https://www.anses.fr/fr/system/files/NotePollinisateurs_21_03.pdf Ministère de l’Agriculture : Questions-réponses sur l’arrêté du 20 novembre 2021 relatif à la protection des abeilles et autres pollinisateurs vis-à-vis des produits phytopharmaceutiques : https://agriculture.gouv.fr/telecharger/131459]]></page>
<page method="xml-texts" num="77"><![CDATA[21 Règlementation I 21 Choisir le bon produit Insecticide et acaricide : n’utiliser que des produits ayant une mention abeille ou dont l’emploi est possible (au regard de l’arrêté du 20 novembre 2021). Vérifier la présence ou non d’une phrase SPe8. Produits utilisés en mélange (selon l’arrêté du 7 avril 2010) : emploi possible sur les cultures attractives en floraison et sur les zones de butinage à condition que chaque produit du mélange soit autorisé sur cultures attractives en floraison et sur les zones de butinage. Consulter la ou les firmes concernées pour plus de détails. En effet, des produits relativement peu dangereux pour les abeilles peuvent devenir néfastes en mélange. Avant de traiter Bien lire et respecter scrupuleusement les indications portées sur l’étiquette : - appliquer le produit sur un usage non autorisé est interdit, - respecter les doses autorisées. Les surdosages sont interdits. Vérifier le réglage du pulvérisateur. Une répartition homogène de la bouillie pour une meilleure couverture de la végétation et ainsi éviter de concentrer le produit sur certaines zones, ce qui peut s’avérer toxique pour les pollinisateurs, même avec des produits autorisés sur les cultures attractives en floraison et sur les zones de butinage. Abeilles et pollinisateurs : les bonnes pratiques phytosanitaires]]></page>
<page method="xml-texts" num="78"><![CDATA[Comment traiter : Pour protéger les pollinisateurs, ne pas les exposer. Traiter conformément à l’arrêté du 20/11/2021 : dans les 2 heures qui précèdent et/ou les 3 heures qui suivent le coucher du soleil. L’heure du coucher du soleil est celle définie par l’éphéméride de la station la plus proche. Rendre non attractif tout couvert végétal présent sous une culture qui constitue une zone de butinage pour les pollinisateurs préalablement à tout traitement insecticide ou acaricide. Faucher ou arracher avant traitement les adventices en fleurs dans la parcelle à traiter. Si leur destruction est impossible ou incomplète, traiter avec un produit autorisé sur les cultures attractives en floraison et sur les zones de butinage. Traiter en l’absence de vent pour éviter les dérives de produit sur les parcelles, les haies voisines ou la flore sauvage. En cas de non respect des textes réglementaires, de faute ou de négligence de l’utilisateur ou du donneur d’ordre, leur responsabilité civile et pénale peut être engagée. Si les dommages aux tiers sont garantis par les contrats d’assurance, en revanche, les sanctions pénales et les amendes ne sont jamais couvertes. En application de l’article L. 253-17 du Code rural et de la pêche maritime, le non-respect des dispositions de l’arrêté du 20 novembre 2021 peut être puni d’une peine maximale de six mois d’emprisonnement et d’une amende de 150 000 €.]]></page>
<page method="xml-texts" num="79"><![CDATA[21 Règlementation I 21 Abeilles : que faire si une surmortalité se produit ? Dans les cas suivants : tapis d’abeilles mortes devant les ruches, ruches vides ou dépopulation (disparition d’une grande partie des abeilles adultes, avec présence dans la ruche d’une population très réduite, mais avec couvain, réserves de miel et de pollen en quantité), phénomène affectant au moins 20 % des colonies du rucher, symptômes apparus en quelques jours, voire 2 semaines maximum depuis la dernière visite. Contacter les services vétérinaires du département d’implantation des ruches (Direction Départementale de la Protection des Populations) Contact : ddpp@[departement].gouv.fr. Exception : en Bretagne, Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes, un nouveau système a été mis en place (phase expérimentale), l’Observatoire des Mortalités et des Affaiblissements de l’Abeille mellifère (OMAA). Tout apiculteur/apicultrice constatant une mortalité ou un affaiblissement de ses colonies sur un de ses ruchers (quel que soit l’événement de santé et le nombre de colonies touchées) est invité(e) à le déclarer au guichet unique régional. https://www.plateforme-esa.fr/page/observatoire-des-mortalites-et-des-affaiblissements-de-l-abeille-mellifere-omaa]]></page>
<page method="xml-texts" num="80"/>
<page method="xml-texts" num="81"><![CDATA[21 Règlementation I 21]]></page>
<page method="xml-texts" num="82"><![CDATA[Bassins versants : les causes potentielles de contamination par les produits phytopharmaceutiques Bassins versants : les causes potentielles de contamination par les produits phytopharmaceutiques Acteurs de l’eau en France Acteurs de l’eau en France Surveillance des milieux aquatiques Surveillance des milieux aquatiques Captages prioritaires et aire d’alimentation de captage Captages prioritaires et aire d’alimentation de captage Pollution diffuse des eaux par les produits phytopharmaceutiques : processus en oeuvre et importance relative Pollution diffuse des eaux par les produits phytopharmaceutiques : processus en oeuvre et importance relative Pollution des eaux par les produits phytopharmaceutiques : quelles solutions ? Pollution des eaux par les produits phytopharmaceutiques : quelles solutions ? Propriétés des substances et leur interprétation Propriétés des substances et leur interprétation La loi sur l’eau et les milieux aquatiques La loi sur l’eau et les milieux aquatiques Contrôle obligatoire des pulvérisateurs Contrôle obligatoire des pulvérisateurs Gestion des déchets phytosanitaires et filière ADIVALOR Gestion des déchets phytosanitaires et filière ADIVALOR Produits phytopharmaceutiques dans le sol : des échanges permanents entre les phases liquides, gazeuses et solides Produits phytopharmaceutiques dans le sol : des échanges permanents entre les phases liquides, gazeuses et solides PAC 2023 – 2027 : Conditionnalité et Bonnes Conditions Agro-Environnementales (BCAE) PAC 2023 – 2027 : Conditionnalité et Bonnes Conditions Agro-Environnementales (BCAE) Produits phytopharmaceutiques et qualité de l’air Produits phytopharmaceutiques et qualité de l’air Carbone Carbone]]></page>
<page method="xml-texts" num="83"><![CDATA[Acteurs de l’eau en France 1 - Les organismes publics Le ministère de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques Le ministère en charge de l’écologie (ME) agit en concertation avec le ministère en charge de la santé et les ministères en charge de l’agriculture pour une gestion équilibrée de l’eau qui concilie ses différents usages dans une perspective de développement durable. Le ME s’appuie sur des instances de concertation nationales (Comité national de l’eau), sur des établissements publics nationaux ou régionaux (OFB, Agences et Offices de l’eau, INRAe, Ifremer, BRGM, INERIS...) et sur des associations spécialisées (Office international de l’eau). L’OFB ou Office français de la biodiversité L’Office français de la biodiversité (OFB) est un établissement public sous tutelle des ministères en charge de l’écologie et de l’agriculture. Créé en janvier 2020 suite à la fusion de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) il est dédié à la protection et la restauration de la biodiversité en métropole et dans les Outre-mer. L’OFB rassemble les expertises et les savoir-faire de l’ensemble des acteurs sur les milieux aquatiques, terrestres et marins et sur la biodiversité. Les inspecteurs de l’OFB apportent leur expertise technique, surveillent le territoire, sensibilisent les usagers, recherchent et constatent les infractions et font des interventions de contre-braconnage. 22 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="84"><![CDATA[Environnement I 22 22 Leurs contrôles concernent toute personne, publique ou privée, physique ou morale. Les contrôles phytosanitaires de l’OFB sont réalisés en concertation avec les DRAAF/SRAL, mais aussi avec les DDT(M) et les gendarmeries et peuvent porter sur : les conditions générales d’application des produits phytopharmaceutiques : météo, respect des zones non traitées (ZNT) en bord de cours d’eau et de fossés, mesures de prévention des pollutions ponctuelles, gestion des emballages et des effluents..., l’interdiction d’utilisation des produits phytopharma-ceutiques par les personnes publiques, les conditions d’emploi spécifiques des décisions d’AMM des produits phytopharmaceutiques et le croisement avec le registre phytosanitaire, le contrôle périodique des pulvérisateurs. Les délits sont susceptibles de sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Les Agences de l’eau et les Offices de l’eau Les Agences de l’eau en métropole et les Offices de l’eau en Outre-mer sont des établissements publics chargés d’apporter des conseils techniques aux gestionnaires (élus...) et aux utilisateurs de l’eau (consommateurs, industriels, agriculteurs...). Ils perçoivent des redevances auprès des usagers et accordent en retour des aides financières aux collectivités, aux industriels et aux agriculteurs pour des actions de protection des ressources. Les Agences et Offices de l’eau organisent leurs actions au travers des SDAGE (schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux) qui définissent leurs axes prioritaires pour une durée de 6 ans. En 2022, toutes les agences et offices ont validé les nouveaux SDAGE pour la période 2022 – 2027. Ces documents sont disponibles sur le site GEST’EAU www.gesteau.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="85"><![CDATA[Le budget des actions est d’environ 3 milliards d’euros par an, réparti sur 5 grands axes : assainissement urbain et industriel, pollutions diffuses agricoles, milieux aquatiques et hydromorphologie, gestion quantitative de la ressource, gouvernance, solidarité des acteurs, sensibilisation. Le bassin versant est une unité territoriale délimitée par les lignes de crête et où toutes les eaux aboutissent à un exutoire commun (une mer ou une portion d’océan). Il peut se définir à plusieurs échelles, emboîtées les unes dans les autres : plusieurs milliers de km2 : le grand bassin hydro-graphique, correspondant aux territoires des Agences de l’eau, seulement quelques ha : le petit bassin versant, correspondant à des plans d’action communaux ou intercommunaux. Les 6 bassins hydrographiques en métropole : un découpage selon les lignes de séparation des eaux 03 04 05 06 02 01 Adour / Garonne Loire / Bretagne 03 04 Artois / Picardie 01 Rhin /Meuse 05 Rhône / Méditerranée / Corse 06 Seine / Normandie 02]]></page>
<page method="xml-texts" num="86"><![CDATA[Environnement I 22 22 2 - Les organismes agricoles Les chambres d’agriculture Leur position au cœur des territoires et à proximité des agriculteurs place les chambres d’agriculture en position médiatrice (voir schéma). Pour les zones d’alimentation des captages prioritaires, elles peuvent animer les comités de pilotage réunissant les différents acteurs de l’eau. Après la phase de diagnostic, les comités proposent des mesures variées qui vont de la sécurisation des manipulations des intrants agricoles jusqu’à des aménagements territoriaux (zones tampons, dispositifs de réduction des ruissellements…). Ces mesures peuvent faire l’objet d’un soutien financier de la part des Agences de l’eau ou d’autres financeurs. Objectif commun :Reconquête de la qualité de l’eau Médiatrice :Chambred’agriculture Consommateurs Avoir de l’eau de bonne qualité Agriculteurs Cultiver les parcelles en respectant les ressources en eau Distributeur d’eau Traitement de l’eau Administration Procédures en accord avec les textes de loi]]></page>
<page method="xml-texts" num="87"><![CDATA[3 - Les acteurs de l’eau aux niveaux régional et local Les ressources en eau sont nombreuses, très variées dans leur dynamique et réparties sur tout le territoire. Leur gestion ne peut donc être pertinente que par l’action des acteurs locaux. Au niveau des régions, de nombreuses instances et groupes de travail sont impliqués dans l’élaboration et le suivi de plans d’actions qualité de l’eau sur les bassins versants et les aires d’alimentation des captages (AAC). Afin de rassembler les informations, l’Office français de la biodiversité (OFB) a créé le site web https://aires-captages.fr qui centralise et diffuse toutes les données liées aux aires d’alimentation de captages (AAC) en France. Cette plateforme d’information permet d’accéder d’une part à des outils pédagogiques généraux et d’autre part à des données territoriales localisées. Au 05/06/2024 ce portail recense 1 357 fiches AAC validées.]]></page>
<page method="xml-texts" num="88"><![CDATA[Environnement I 23 23 La règlementation distingue deux grands types d’eau : Les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH ou eaux potables), Ces eaux alimentaires sont suivies et contrôlées par les autorités sanitaires : Direction Générale de la Santé (DGS) au niveau national et Agences Régionales de Santé (ARS) au niveau régional. Les détails de cette surveillance sont présentés en fiche 46. Les eaux continentales des milieux naturels, douces ou saumâtres, réparties en 4 catégories de « masse d’eau » : - eaux souterraines (nappes, aquifères), - eaux de surface (rivières, lacs, plans d’eau), - eaux de transition (estuaires), - eaux du littoral. Les objectifs de qualité des milieux aquatiques naturels ont été harmonisés au niveau européen par la directive-cadre européenne 2000/60 (dite DCE). Pour chaque cycle de gestion, cycle de 6 ans, tous les Etats membres doivent rendre compte à la Commission européenne de l’application de la directive. Pour cela, elle demande la remontée d’un ensemble de données sous une forme cohérente et structurée : c’est le « rapportage ». L’objectif est double pour la Commission : d’une part, elle vérifie le respect des exigences de la directive et d’autre part elle évalue sa mise en œuvre. Les rapportages ont commencé en 2009. Sur le terrain en France, les milieux aquatiques sont suivis par les Agences et les Offices de l’eau ainsi que par de nombreux acteurs concernés tels que les syndicats de rivières, les conseils généraux, des équipes de recherche du BRGM ou d’INRAe. Surveillance des milieux aquatiques]]></page>
<page method="xml-texts" num="89"><![CDATA[Le dispositif national de surveillance des milieux aquatiques naturels    En application de la directive DCE, depuis 2007 un ensemble de quatre réseaux de contrôles est piloté conjointement par l’Office Français de la Biodiversité (OFB), l’Office International de l’eau (OIEau) et par les différentes Agences de l’eau (au niveau des bassins hydrographiques). Le Réseau de contrôle de surveillance (RCS) : destiné à l’évaluation de l’état général des eaux. Il comporte : - 1 871 stations en eaux de surface, - 172 stations en eaux littorales, - 1 940 stations en eaux souterraines. C’est le réseau le plus dense, assurant une bonne représentativité nationale. De nombreux paramètres sont mesurés : physico-chimie, biologie, micropolluants (nitrates, pesticides), piézométrie, poissons, invertébrés, algues…  Le Réseau de contrôle opérationnel (RCO) : destiné au suivi des eaux « dégradées » susceptibles de ne pas atteindre l’objectif de BON ETAT demandé par la directive DCE. Ce réseau mesure l’évolution des paramètres critiques (par exemple : pollutions par nitrates, pesticides). Il concerne : - 4 481 stations en eaux de surface (dont 1 072 communes avec les RCS), - 1 608 stations en eaux souterraines (dont 702 communes avec le RCS). Les contrôles d’enquêtes : en cas de pollutions accidentelles ; au cas par cas. Les contrôles additionnels : en fonction des enjeux. Exemples : zones de captage d’eau potable ou sites « Natura 2000 ». ]]></page>
<page method="xml-texts" num="90"><![CDATA[Environnement I 23 23 Les données recueillies dans le cadre de ces réseaux alimentent le système d’information sur l’eau (SIE) qui sert de plateforme pour le Rapportage de la France vers l’Europe. Pour en savoir plus : https://www.eaufrance.fr Les données et résultats de la surveillance des milieux aquatiques naturels Il existe plusieurs approches pour analyser et interpréter les millions de données de surveillance générées chaque année. Il n’est pas possible de les présenter toutes ici. Le bulletin du rapportage simplifié finalisé en 2022, établi à partir des données de surveillance collectées en France au cours de l’année 2019, a abouti aux conclusions suivantes : En 2019, 43,1 % des 11 407 masses d’eau de surface sont en bon ou très bon état écologique ; et 44,7 % de ces masses d’eau sont en bon état chimique. Par ailleurs, 88 % des 689 masses d’eau souterraine sont en bon état quantitatif ; et 70,7 % de ces masses d’eau sont en bon état chimique. Les causes de déclassement citées sont les pressions hydromorphologiques, les pollutions diffuses (nitrates et pesticides), les pollutions ponctuelles (rejets polluants d’activités diverses) et des prélèvements excessifs.]]></page>
<page method="xml-texts" num="91"><![CDATA[La Directive Cadre sur l’Eau 2000/60/CE (ou DCE) a donné aux Etats membres de l’Union européenne un cadre pour une politique harmonisée et a fixé un objectif de bon état de l’eau, quantitatif et qualitatif, aux horizons successifs de 2015, 2021, 2027. Sont en premier lieu concernées les eaux de surface (rivières, fleuves et plans d’eau) et les eaux souterraines continentales car elles constituent la ressource primaire pour la production d’eau potable. En France il existe environ 33 000 captages (forages, sources, pompages).  Depuis quelques années des captages prioritaires ont été sélectionnés pour leur aspect stratégique vis-à-vis de l’alimentation en eau et pour leur vulnérabilité intrinsèque aux infiltrations, donc aux pollutions diffuses agricoles (nitrates et produits phytopharmaceutiques). En 2009, les ministères en charge de l’écologie et de la Santé ont publié une première liste de 537 captages dits « captages Grenelle ». En 2013, une liste complémentaire a été définie lors de la Conférence environnementale. Depuis 2022 il existe donc plus de 1 000 captages prioritaires intégrés dans les SDAGE 2022-2027 des Agences de l’eau. Captages prioritaires et aire d’alimentation de captage 24 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="92"><![CDATA[Environnement I 24 24 Ces captages prioritaires sont répartis sur tout le territoire français, avec cependant des disparités régionales illustrées par la carte ci-dessous.  Une liste des captages prioritaires est disponible : https://aires-captages.fr/tableau-de-bord Pour en savoir plus sur les captages prioritaires : https://aires-captages.fr Nouveaux captages prioritaires proposés pour les SDAGE 2016-2021 Captages prioritaires “Grenelle” déjà prévus pour les SDAGE 2010-2015]]></page>
<page method="xml-texts" num="93"><![CDATA[Les étapes d’un plan d’action sur une aire d’alimentation de captage La protection des captages d’eau se fait à l’échelle des aires d’alimentation de captages (AAC). Les plans d’action, qu’ils soient curatifs ou préventifs, sont structurés en 3 étapes : Etape 1 Délimitation de l’AAC et des zones prioritaires au sein de l’AAC (ZP-AAC)  étude hydrogéologique pour délimiter les différents périmètres, diagnostic territorial des pressions agricoles et des pressions non agricoles. Etape 2 Proposition d’un programme d’actions agricoles et non agricoles basé de préférence sur le volontariat  pilotage par la chambre d’agriculture ou le syndicat d’eau,   arrêté préfectoral définissant le programme (si besoin). Etape 3 Mise en œuvre du plan d’action sur plusieurs années  soit engagement volontaire des agriculteurs,  soit programme préfectoral basé sur des ZSCE*. * ZSCE : zones soumises à contraintes environnementales (art. 21 de la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques)  Les chambres d’agriculture peuvent jouer un rôle important pour réunir les différents acteurs (agriculteurs, distributeurs et prescripteurs agricoles, propriétaire du captage, collectivité distributrice d’eau [mairies], Agence Régionale de Santé [ARS], Agence de l’eau…) afin d’identifier ensemble des actions d’une part efficaces et, d’autre part, acceptables par les agriculteurs (techniquement et économiquement).  Pas de solution unique et universelle, mais des mesures multiples et différentes selon les territoires et les systèmes de cultures. On peut citer en particulier :  l’installation des dispositifs végétalisés de protection des eaux de surface, ou zones d’infiltration, en amont des cours d’eau, puisards, dolines, bétoires, marnières… ]]></page>
<page method="xml-texts" num="94"><![CDATA[Environnement I 24 24 les mesures agro-environnementales « classiques » telles que le maintien, ou la reconversion, des prairies, la réduction de la fertilisation ; les mesures agro-environnementales climatiques (MAEC) portant sur la réduction des IFT (indices de fréquence de traitement).  On estime que la protection des aires d’alimentation des captages (Grenelle et autres) concerne environ 5 millions d’ha de SAU. ]]></page>
<page method="xml-texts" num="95"><![CDATA[Les pollutions ponctuelles (ou accidentelles) Origines Ces pollutions sont liées à une mauvaise mise en œuvre du produit (surdosage, non-respect des bonnes pratiques) ou à des causes accidentelles : fuites lors du remplissage du pulvérisateur, mauvaise gestion des emballages, pulvérisateur mal réglé, non-respect des distances par rapport aux points d’eau, vidange des eaux de rinçage inappropriées, etc.  Localisation Sur le siège d’exploitation essentiellement, mais aussi sur le pourtour des parcelles, les chemins, les routes…  Solution : La mise en œuvre des Bonnes Pratiques de pulvérisation permet de réduire très significativement ces pollutions ponctuelles.    Le saviez-vous ?  1 gramme de substance active versé = 10 km de fossés ou ruisseaux pollués Bassins versants : les causes potentielles de contamination par les produits phytopharmaceutiques 25 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="96"><![CDATA[Environnement I 25 25 Les pollutions diffuses   Origine Ces pollutions sont multifactorielles. Elles sont liées à l’application des produits et au matériel de pulvérisation mais aussi aux conditions pédologiques et météorologiques : dérive aérienne lors de l’application, ruissellement hors de la parcelle traitée suite à un orage, lessivage vers les drains ou les eaux souterraines, etc.  Localisation Au champ.   Solution : la mise en œuvre des recommandations du CORPEN est à développer : identification de la circulation de l’eau (phase de diagnostic), aménagement des parcelles et des pratiques (mesures correctrices).   Pour plus de détails sur les pollutions diffuses : se reporter à la fiche suivante. Remarques : la contribution respective des voies de contamination ponctuelles et diffuses est difficile à évaluer. Il faut réduire les deux ! ]]></page>
<page method="xml-texts" num="97"><![CDATA[Ordre de grandeur des transferts diffus potentiels : lessivage et drainage 0 à 2 %,  ruissellement 0 à 2 %,  dérive aérienne 0 à 10 %.  Source : expérimentations Arvalis à La Jaillière (Loire-Atlantique)  Pollution diffuse des eaux par les produits phytopharmaceutiques : processus en œuvre et importance relative 26 I Environnement]]></page>
<page method="xml-texts" num="98"><![CDATA[Environnement I 27 27 La maîtrise des pollutions ponctuelles  Manipulation des produits sécurisés :  transport respectant la règlementation (ADR) ; stockage dans un local aux normes ; préparation de la bouillie sur une aire sécurisée ; surveillance lors de la préparation de la bouillie ; gestion des effluents : dilution et épandage du fond de cuve au champ ; élimination des emballages vides par la filière ADIVALOR. La maîtrise des pollutions diffuses Raisonnement de la protection :  au niveau de la rotation ; en fonction des seuils de nuisibilité. Amélioration de la qualité de la pulvérisation :  équipements : clapet anti-retour, cuve de rinçage, buses à dérive limitée ; entretien et réglages ; qualité de l’application : respect de la règlementation (vitesse max. du vent, zone non traitée). Identification des voies de circulation de l’eau :  pourquoi ce diagnostic ? Parce que l’eau circulant dans les parcelles est le principal vecteur des transferts vers les eaux « naturelles ».  Pollution des eaux par les produits phytopharmaceutiques : quelles solutions ?]]></page>
<page method="xml-texts" num="99"><![CDATA[Ralentissement ou dérivation de l’eau :  sens du travail du sol perpendiculaire à la pente ; couverture du sol toute l’année, en particulier en hiver ; étangs végétalisés « décanteurs ». Aménagements parcellaires :  bandes enherbées, en bordure de plateau, en milieu de coteau ou en bordure des cours d’eau ; talus, haies, fascines, etc. ]]></page>
<page method="xml-texts" num="100"><![CDATA[Environnement I 28 28 La solubilité dans l’eau   La solubilité dans l’eau est une valeur déterminée en laboratoire et à température constante (20 ou 25°C). Elle est exprimée en mg/L.  Interprétation :  solubilité < 10 mg/L substance peu soluble=> faible risque d’entraînement  solubilité > 200 mg/L substance soluble => fort risque d’entraînement Le Koc ou coefficient de partage carbone organique - eau  Le Koc et le Kfoc (Koc normalisé) représentent la capacité d’une substance à se fixer (s’adsorber) sur la matière organique et le complexe argilo-humique du sol (à ne pas se solubiliser dans la solution du sol). Il est exprimé en cm3/g.   Interprétation :  Plus le Koc est élevé, plus la mobilité de la substance est limitée.  Koc < 100 faible affinité/adsorption sur le sol=> risque d’entraînement élevé Koc > 1000 forte affinité/adsorption sur le sol=> risque d’entraînement faible mais attention !  Le Koc d’une substance est très variable d’un sol à un autre, car il dépend du taux de matière organique et de la texture du sol. Il varie donc selon la profondeur du sol.  Propriétés des substances et leur interprétation]]></page>
<page method="xml-texts" num="101"><![CDATA[La DT50 ou demi-vie dans le sol La demi-vie est la période nécessaire à la dissipation dans le sol de la moitié de la substance appliquée. On distingue :  la demi-vie de laboratoire (conditions de température et d’humidité contrôlées) qui intègre uniquement la dégradation physico-chimique de la substance ;   la demi-vie de plein champ (conditions pédoclimatiques naturelles) qui intègre à la fois la dégradation et la disparition par migration (ruissellement, lessivage…). Cette demi-vie reflète mieux les conditions réelles, on parlera alors de dissipation.  La demi-vie est exprimée en jours. Elle varie de 0,1 à plusieurs centaines de jours.  Interprétation :  Plus la DT50 est élevée, plus la dégradation/dissipation du produit est lente. DT50 < 9-10 jours => risque d’entraînement faible  DT50 > 100 jours => risque d’entraînement élevé mais attention !  La DT50 d’une substance est très variable, selon la nature du sol, son niveau d’activité biologique et les conditions climatiques (température, humidité, intensité des précipitations).  L’indice de Gustafson ou GUS L’indice de GUS est un indicateur de mobilité calculé à partir du Koc et de la DT50. Il varie de 0 (immobile) à 5 (extrêmement mobile).  Tout comme le Koc et la DT50, le GUS est très variable.  Il est utilisé dans la méthode CORPEN de réduction des risques de transfert, pour orienter la substitution entre substances. ]]></page>
<page method="xml-texts" num="102"><![CDATA[Environnement I 28 28 Interprétation :  Plus le GUS est élevé, plus la mobilité de la substance est forte GUS < 1,8 mobilité faible  => risque d’entraînement faible GUS > 2,8 mobilité forte  => risque d’entraînement élevé La pression de vapeur (ou tension de vapeur)  La pression de vapeur (PV) est un indicateur du potentiel de volatilisation des substances. Elle est exprimée en pascals (Pa).   Les produits phytopharmaceutiques ont souvent de faibles pressions de vapeur. Interprétation :  PV < 10-4 volatilisation négligeable à partir du sol ou des plantes PV de 10-4 à 10-3 volatilisation négligeable à partir du sol PV > 10-3 volatilisation de plus de 10 % à partir du sol et des plantes ]]></page>
<page method="xml-texts" num="103"><![CDATA[Un compromis délicat :  - + Risque d’entraînement par les eaux Une bonne solubilité dans l’eau Meilleure dégradation par les micro-organismes Dégradation lente et risque d’accumulation dans le sol Une bonne adsorption sur le sol Faible risque d’entraînement par les eaux Moindre persistance Une dégradation rapide N’a pas le temps d’être entraîné dans les eaux Produits phytopharmaceutiques dans le sol : des échanges permanents entre les phases liquides, gazeuses et solides 29 I Environnement atmosphère du sol solution du sol agrégats solides racine Koc / solubilité Pression Vapeur / solubilité désorption libération adsorption rétention évaporation dissolution]]></page>
<page method="xml-texts" num="104"><![CDATA[Environnement I 30 30 Avant-propos  La loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006 a introduit le principe que « l’usage de l’eau appartient à tous et chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, a le droit d’accéder à l’eau potable à des conditions économiquement acceptables par tous ».  Objectifs  Reconquérir la qualité des eaux superficielles comme souterraines.  Retrouver une meilleure adéquation entre les ressources en eau et les besoins dans une perspective de développement durable.  Les exploitants et distributeurs agricoles sont concernés par plusieurs articles de la loi  Redevance pour pollutions diffuses (RPD)   Elle concerne les produits phytopharmaceutiques, les semences traitées au moyen de ces produits, les produits et semences traitées importés (à titre personnel), les commandes de prestation de traitement de semences et est destinée aux Agences de l’eau, pour leurs actions régionales. Elle est prélevée au niveau des distributeurs agricoles, distributeurs de semences traitées, trieurs à façon et acquéreurs-importateurs à titre personnel de produits ou semences traitées. Les sommes collectées permettent le financement de programmes en faveur de la réduction des pollutions des eaux par les produits et semences traitées soumis à la redevance.   La loi sur l’eau et les milieux aquatiques ]]></page>
<page method="xml-texts" num="105"><![CDATA[Elle apparaît en clair sur les factures délivrées à l’utilisateur final, à l’exception des produits distribués portant la mention « emploi autorisé dans les jardins ».  Les données RPD sont disponibles sur le site www.phytodata.com Taux de redevance, basés sur les ventes calendaires  Catégories Substances Taux applicable depuis le 01/01/2019 1 Toxicité chronique de catégorie 3 ou 4 pour les organismes aquatiques 0,90 €/kg 2 Toxicité aiguë de catégorie 1 ou chronique de catégorie 1 ou 2 pour les organismes aquatiques 3 €/kg 3 Très toxiques, toxiques ou en raison de leur effet sur ou via l’allaitement 5,1 €/kg 4 Cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction (CMR) 9 €/kg 5 Soumises à l’exclusion 5 €/kg 6 Candidates à la substitution 2,5 €/kg Catégorie 1 à 4 : si une substance relève de plusieurs catégories, c’est le taux le plus élevé qui s’applique. Catégorie 5 et 6 : si une substance relève et de la catégorie 5 et de la catégorie 6 : c’est aussi le taux le plus élevé qui s’applique. Si une substance relève de plusieurs catégories de 1 à 6, c’est la somme du taux le plus élevé des 4 premières catégories et du taux le plus élevé des catégories 5 ou 6 qui s’applique. Registre des produits dangereux Tenue et mise à la disposition des autorités administratives d’un registre des produits toxiques, CMR et dangereux pour l’environnement par les distributeurs et autres acteurs concernés par ces produits tels que : distributeurs de semences traitées, trieurs à façon, acquéreurs-importateurs à titre personnel de produits ou semences traités. ]]></page>
<page method="xml-texts" num="106"><![CDATA[Environnement I 31 31 Les contrôles ont pour but de s’assurer que les matériels utilisés pour l’application de produits phytopharmaceutiques permettent de préserver la sécurité de l’utilisateur et de l’environnement (absence de fuite, de surdosage…) Le contrôle obligatoire concerne Les pulvérisateurs à rampe horizontale d’une largeur de plus de 3 m et de moins de 3 m telles les rampes de désherbage pour l’arboriculture, la viticulture, les espaces verts et les rampes de traitement localisé. Les pulvérisateurs pour traiter les arbres, arbustes et vigne. Les pulvérisateurs combinés : pulvérisateurs installés en totalité ou partiellement sur une autre machine non motrice (semoirs, planteuses, bineuses ou autres appareils). Contrôle obligatoire des pulvérisateurs]]></page>
<page method="xml-texts" num="107"><![CDATA[Les pulvérisateurs fixes ou semi-mobiles : chariots à rampe horizontale et appareils de traitement de semences y compris en unités industrielles* ou de post-récolte. * L’arrêté du 25/01/2023 paru au JO le 16/02/2023 modifie l’arrêté du 18/12/2008 relatif aux modalités de contrôle des pulvérisateurs. Il définit les modalités de mise en œuvre de l’obligation de contrôle technique pour les matériels d’application utilisés en unité industrielle, mobile ou fixe, pour les opérations de traitement de semences avec des produits phytopharmaceutiques. Ils sont inclus dans la catégorie des pulvérisateurs fixes ou semi-mobiles. Remarque : les pulvérisateurs dépourvus de pompe ne sont pas soumis à l’obligation de contrôle. Depuis le 01/01/2021 (décret n°2018-721 du 3 août 2018) le contrôle est valable pour une durée de 3 ans. L’appareil doit être soumis à un nouveau contrôle avant la date anniversaire des 3 ans. Pour les appareils contrôlés avant le 01/01/2021, le contrôle reste valable pour une durée de 5 ans. Il est à renouveler avant la date anniversaire des 5 ans. Pour un pulvérisateur neuf, le premier contrôle doit avoir lieu avant la date anniversaire des 5 ans. La facture d’achat faisait foi. Les contrôles sont à la charge du propriétaire et sous sa responsabilité. Ils sont réalisés par un organisme d’inspection agréé.1 1 - organisme agréé par le COFRAC sur la norme NF EN ISO/CEI 17020 – liste des sites accrédités et disponibles sur www.cofrac.fr / ou sur le site du crodip : comité interprofessionnel diagnostics, inspections et formations phytosanitaires (CRODIP / INDIGO) www.crodip.fr Identification préalable L’inspecteur s’assure de la présence d’un identifiant sur le pulvérisateur, une plaque ou un autocollant qui porte, de manière lisible et indélébile, les mentions relatives au numéro national d’agrément de l’organisme d’inspection et à un numéro d’ordre. Si un tel identifiant est absent, cet identifiant est apposé sur le pulvérisateur lors du contrôle.]]></page>
<page method="xml-texts" num="108"><![CDATA[Environnement I 31 31 Prérequis pour présenter un pulvérisateur au contrôle Pulvérisateur propre (intérieur ; extérieur) et en état de marche. Filtres et buses nettoyés. Pulvérisateur équipé de la protection de cardan. Cuve pleine d’eau claire. Avec le tracteur utilisé avec le pulvérisateur. Les 12 points de contrôle Un point de contrôle peut donner lieu à plusieurs défauts. 1/ Inspections préliminaires : état du matériel (fonctionnalité, propreté…) - éléments de sécurité (transmissions hydrauliques / mécaniques entre tracteur et pulvérisateur…). 2/ État général (attelage, châssis et pièces de structure, fuite de bouillie, etc…). 3/ Pompe (état, fonctionnement). 4/ Cuve (bouchons, indicateur de niveau, incorporateur de produit, remplissage, vidange, rinçage). 5/ Appareillage de mesure (manomètres…), commandes et systèmes de régulation. 6/ Flexibles et canalisations. 7/ Filtres. 8/ Rampes de pulvérisation ou équipements de distribution de la pulvérisation. 9/ Buses de pulvérisation (matériel, fonctionnement…). 10/ Soufflerie. 11/ Sécurité routière (éclairage) si besoin. 12/ Accessoires (injection directe…). Pour chacun des types d’appareils contrôlés (pulvérisateurs à rampe, combiné, etc…) le détail des points de contrôle se trouve en annexe II de l’arrêté du 25 janvier 2023.]]></page>
<page method="xml-texts" num="109"><![CDATA[L’annexe II de cet arrêté liste également pour chaque défaut potentiel 3 types de conclusions possibles : « contrôle complet » pour un défaut rédhibitoire entraînant l’arrêt immédiat du contrôle en cours, « contre-visite » pour un défaut nécessitant réparation, « pas de contre-visite nécessaire » pour un défaut appelant à la vigilance sans obligation de réparation. Quand au moins un défaut de type « contrôle complet » ou « contre-visite » est constaté, il est alors interdit d’utiliser le pulvérisateur, ce dernier doit être réparé et faire l’objet d’une contre-visite dans les 4 mois qui suivent. La contre-visite porte sur les points identifiés comme défaillants par l’organisme d’inspection. Sans défaut entrainant réparation et contre-visite, une vignette, informant de la prochaine date de contrôle, est alors apposée sur le pulvérisateur par l’organisme d’inspection et le rapport d’inspection remis. Vignette, rapport, facture et plaque d’identifiant sont à conserver. Depuis un décret du 08/08/2018, un défaut de contrôle obligatoire est passible d’une amende d’un montant pouvant aller jusqu’à 1 500 € et de son doublement en cas de récidive. Des pénalités sur les aides PAC peuvent également être décidées. L’obtention de la HVE est conditionnée entre autres à la présentation du certificat de contrôle.]]></page>
<page method="xml-texts" num="110"><![CDATA[Environnement I 32 32 Point sur la règlementation des déchets : Les déchets phytosanitaires sont issus d’une activité professionnelle et sont donc considérés par la règlementation comme des déchets industriels spéciaux (DIS) ou dangereux (DID). Ils ne peuvent pas être mis dans la collecte des ordures ménagères. La loi française fixe L’interdiction du brûlage ou de l’enfouissement des déchets. Le principe de « responsabilité partagée » du fabricant et du détenteur final du déchet ; ils doivent gérer les déchets avec des entreprises agréées pour la collecte et l’élimination par destruction ou valorisation. Au cas où des déchets seraient abandonnés, déposés ou traités contrairement aux prescriptions réglementaires, les pouvoirs publics peuvent en assurer d’office l’élimination aux frais du responsable. Gestion des déchets phytosanitaires et filière ADIVALOR]]></page>
<page method="xml-texts" num="111"><![CDATA[La filière ADIVALOR La société ADIVALOR, créée à l’initiative de l’UIPP aujourd’hui Phyteis, en 2001, avec le lancement du programme emballage vide de produits phytopharmaceutiques a pour mission de développer et gérer la filière nationale d’élimination des déchets agricoles, dont les déchets phytopharmaceutiques (emballages, PPNU…). Le nom provient de A pour Agriculteurs, D pour Distributeurs, I pour Industriels et VALOR pour valorisation. Les types de déchets collectés Les Emballages Vides de Produits Phytopharmaceu-tiques ou EVPP : - Les bidons en plastique ≤ 25 l (ouverts, rincés et égouttés). - Les fûts en plastique ou en métal > 25 l et ≤ 300 l (vidangés et fermés). - Les sacs et les boîtes (carton, papier, plastique, aluminium) de contenant inférieur ou égal à 25 kg. - Les bouchons des bidons qui sont à entreposer dans le même sac que les boites et sacs. - Les suremballages (ex. : cartons de groupage) en sont exclus. Les Produits Phytopharmaceutiques Non Utilisables ou PPNU : - Les produits périmés ou dans un état physico-chimique dégradés. - Les produits ayant fait l’objet d’un retrait d’AMM. Les équipements de protection individuelle usagés (EPIU) : - Gants, combinaisons chimiques, lunettes, masques, gisement estimé à 50-100 t/an. Les Emballages Vides de Produits Fertilisants ou EVPF : - Les bidons et fûts. - Les big-bags et sacs (vidés, secoués, pliés et mis en fagots).]]></page>
<page method="xml-texts" num="112"><![CDATA[Environnement I 32 32 Les Emballages Vides de Semences et Plants certifiés ou EVSP : - Les big-bags (vidés, secoués, pliés et mis en fagots). - Les sacs papier de semences certifiées. Les plastiques Agricoles Usagés ou FAU : - Films de serre, de semi-forçage, d’ensilage, d’enrubannage. - Les paillages clairs ou en couleurs. Les ficelles et filets balles rondes, ou FIFU. Les filets paragrêles. Les Emballages Vides de Produits d’Hygiène utilisés en Elevage Laitier ou EVPHEL. Les Emballages Vides de Produits Œnologiques et d’Hygiène de la cave ou EVPOH : - Bidons en polyéthylène haute densité (PEHD) de 10, 20 et 60 l. - Les gaines souples d’irrigation à usage unique. Les emballages des produits d’hygiène de l’élevage porcin, avicole, caprin. Les emballages de nutrition animale. Les big-bags de plants de pomme de terre. La collecte des pots horticoles usagés professionnels. Les emballages vides de betteraves en coopération. D’autres programmes sont à l’étude. Organisation : qui fait quoi ? Le bon fonctionnement de la filière est possible grâce : aux agriculteurs qui trient, préparent et apportent leurs déchets sur les sites de collecte aux dates et lieux fixés par leurs opérateurs de collecte ; aux opérateurs de collecte (très majoritairement des distributeurs) qui réceptionnent, contrôlent et entreposent les déchets ;]]></page>
<page method="xml-texts" num="113"><![CDATA[aux organisations professionnelles qui sensibilisent les agriculteurs et participent à l’organisation et à l’information sur les collectes ; aux fabricants et metteurs en marché qui financent ADIVALOR (éco-contribution liée aux volumes vendus) ; aux partenaires publics tels que le ministère de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques (accord-cadre 2024-2029), l’ADEME, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt (accord-cadre pour la période 2024 à 2029). Collecte des PPNU et des emballages de protection et de nutrition des plantes Les collectes des PPNU sont par nature plus encadrées car plus risquées. Elles sont organisées par zone géographique avec intervention de prestataires spécialisés dans le traitement des déchets. Les PPNU sont traités en usine par incinération à 1100 °C avec valorisation énergétique. En 2023, 89 % des emballages de produits de protection et de nutrition des plantes ont été collectés avec un taux de recyclage de 90 %. Les emballages des produits phytopharmaceutiques étant de mieux en mieux rincés. Rinçage Egouttage Entreposage Transport Traitement]]></page>
<page method="xml-texts" num="114"><![CDATA[Environnement I 32 32 Bilan 2023 8 500 points de collecte mis en place par 1 300 opérateurs de collecte conventionnés par ADIVALOR : Type de déchet Tonnage à collecter Pourcentage collecté Pourcentage recyclé EVPP et produit de nutrition des plantes - Bidons : 89 % Boites et sacs : 65 % 90 % PPNU Plus de 300 T collectées en 2023 12 900 T collectées depuis 2001 Big-bags (engrais, semences, plants pommes de terre) 9 900 T 96 %  100 % Film plastique d’élevage 41 000 T/an 85 % 100 % Film maraîchage (serre, tunnel) 11 024 T/an 84 % 100 % EVPHEL 1 100 T/an 83 % 97 % Sacs papiers (semences certifiées) 2 430 T/an 43 % Ficelles plastiques et filet balle ronde 14 253 T/an 53 % 100 % Produits œnologiques et hygiène de la cave 2 000 T/an 74 % 91 % Gaines d’irrigation 1 611 T/an 86 % 100 % Déchets de traitement des effluents phytopharmaceutiques Les déchets secs, issus des procédés Osmofilm®, Heliosec® et Ecobang®, sont récupérés et éliminés par ADIVALOR, en même temps que les PPNU (produits phytopharmaceutiques non utilisables). La collecte des déchets issus d’autres procédés de traitement est à l’étude. Pour plus d’informations : contactez votre distributeur ou rendez-vous sur www.adivalor.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="115"><![CDATA[La conditionnalité soumet le versement de certaines aides européennes au respect d’exigences de base en matière d’environnement et de santé. Tous les exploitants agricoles qui bénéficient d’au moins une aide ou un régime de paiement soumis à la conditionnalité sont concernés par le respect de ces exigences. Leur non-respect entraîne des réductions des aides selon une grille établie au niveau national. PAC 2023 – 2027 : Conditionnalité et Bonnes Conditions Agro-Environnementales (BCAE) 33 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="116"><![CDATA[Environnement I 33 33 Le système de contrôle de la conditionnalité Dans le cadre du système de conditionnalité, les agriculteurs ne respectant pas les règles de l’UE peuvent voir les aides suivantes réduites : Les paiements directs (couplés ou découplés). La plupart des paiements en faveur du développement rural : les paiements à la surface, y compris les mesures agroenvironnementales, les paiements pour les zones soumises à des contraintes naturelles, les mesures NATURA 2000, les mesures de boisement, les paiements en faveur de l’environnement forestier et les mesures en faveur de l’agroforesterie et de l’agriculture biologique. Les paiements dans le secteur vitivinicole : restructuration et reconversion des vignobles et vendanges en vert. Les contrôles liés à la conditionnalité des aides PAC Contrôles sur place : réalisés sur un échantillon de dossiers choisis par analyse de risques avec un complément de sélection aléatoire. Système de suivi des surfaces en temps réel. Contrôles administratifs. Les sanctions applicables à la conditionnalité Tout d’abord, un système d’alerte ne générant pas de sanction mais avec une demande de remise en conformité sera mise en place. Pour une anomalie de « négligence » mineure en termes d’étendue, de gravité et de durée, aucune sanction n’est appliquée. Pour les autres anomalies, le taux est compris entre 0,5 et 10 % de réduction des paiements. Dans le cas d’une répétition au cours d’une période de trois ans, le taux de réduction peut être porté à 10 %. Pour un non-respect de caractère intentionnel, le taux est compris entre 15 % et 100 %.]]></page>
<page method="xml-texts" num="117"><![CDATA[Les exigences de la conditionnalité : 1 - Les 9 thématiques des BCAE (bonnes conditions agricoles et environnementales) BCAE 1 : Maintien de prairies permanentes Ce thème gère le maintien des surfaces en prairies sur une période de 5 ans. Une distinction est faite en fonction du régime des régions, soit autorisation soit interdiction. BCAE 2 : Protection des zones humides et des tourbières Nouveauté mise en œuvre à partir de 2024. Définition et zonage à définir par l’Etat. BCAE 3 : Interdiction de brûler les chaumes Interdiction du brûlage des résidus de cultures sauf dérogation pour des raisons phytosanitaires. BCAE 4 : Création de bandes tampons le long des cours d’eau Obligation : présence de bande enherbée le long des cours d’eau BCAE : Bande enherbée de 5 m le long des cours d’eau BCAE. En 2023, pour les fossés et les canaux, renvoi à la règlementation ZNT : Bandes tampons de 5 m sans intrants. La carte numérique des cours d’eau concernés est disponible sur www.geoportail.gouv.fr et sur le site télépac. BCAE 5 : Gestion du travail du sol réduisant le risque de dégradation et d’érosion des sols. Interdiction de travail sur sols gorgés d’eau ou inondés. Parcelles avec pente supérieure à 10 % : labour interdit entre le 1er décembre et le 15 février, labour à effectuer perpendiculairement à la pente, bande enherbée d’au moins 5 m de large en bas de pente.]]></page>
<page method="xml-texts" num="118"><![CDATA[Environnement I 33 33 BCAE 6 : Couverture minimale des sols pendant les périodes sensibles L’obligation distingue les parcelles en zones vulnérables et celles en dehors des zones vulnérables. Les exigences concernent notamment le respect des dates de présence des couvertures végétales (CIPAN), des dates d’implantation ou de destruction, des couverts autorisés. BCAE 7 : Rotation des terres arables hors cultures se développant sous eau Avoir une culture principale différente de celle de l’année précédente sur au moins 35 % des terres arables autres que les surfaces en cultures pluri- annuelles, les surfaces en herbe ou autres plantes fourragères herbacées et les surfaces en jachère. A partir de 2025, il faudra sur les quatre dernières campagnes (dont celle en cours) avoir implanté deux cultures principales différentes ou mis en place une culture secondaire chaque année. BCAE 8 : Maintien des éléments du paysage Règle : Maintien des particularités topographiques : Ces exigences concernent les haies, les mares et les bosquets. Règle : Taille des haies et des arbres : Interdiction de tailler les haies et arbres pendant la période de nidification et de reproduction des oiseaux, du 16 mars au 15 août. BCAE 9 : Sauf cas d’exemptions interdiction de la conversion et du labour des prairies permanentes désignées comme sensibles en zones Natura 2000 Cette exigence vise le non-labour des prairies sensibles. La cartographie prairie sensible est disponible sur TelePAC à l’adresse suivante : www.telepac.agriculture.gouv.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="119"><![CDATA[2 - Les exigences des ERMG (exigences relatives au respect de dispositions réglementaires) En lien avec les productions végétales, on retiendra surtout les exigences suivantes : ERMG 1 - Directive cadre sur l’eau : concerne les prélèvements pour irrigation, la protection des eaux souterraines contre la pollution causée par des substances dangereuses. ERMG 2 - Protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles en zone vulnérable : concerne la gestion de la fertilisation azotée et la limitation des fuites d’azote au cours des périodes pluvieuses. ERMG 3 et 4 - Conservation des oiseaux sauvages, conservation des habitats : concerne le respect des mesures de protection des habitats naturels. ERMG 7 et 8 - Utilisation des produits phytosanitaires : concerne notamment le contrôle technique des pulvérisateurs, le respect des conditions d’emploi et de stockage des produits, la détention d’un Certiphyto, la tenue du registre phyto. 3 - Les exigences en matière de protection de la santé et de sécurité au travail Ces exigences sont nouvelles et concernent de nombreux point en lien avec le droit du travail, la prévention des risques professionnels, les mesures de protections, etc. Pour plus d’informations, retrouvez l’arrêté du 19 janvier 2024 relatif à la mise en œuvre de la conditionnalité et de la conditionnalité sociale ici : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049025796 Et consultez les services départementaux des chambres d’agriculture.]]></page>
<page method="xml-texts" num="120"><![CDATA[Environnement I 34 34 Règlementation sur l’air en France Les règlementations sur l’air extérieur sont imbriquées aux niveau international (dont la Convention UNECE/CLRTAP), européen (Directives 2004/107, 2008/50 et 2016/2284), national (Lois et Arrêtés) et au niveau local par des Plans régionaux mis en place par les associations agréées AASQA (cf. page suivante). En France, la Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie de 1996 (dite loi LAURE) reconnaît à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Elle a fixé des objectifs et des obligations en matière de surveillance de l’air et d’information du public. Divers outils de planification ont été mis en place : les Plans Régionaux pour la Qualité de l’Air (PRQA), les Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA), les Plans de Déplacements Urbains (PDU), pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Les polluants réglementés figurent dans le Code de l’environnement. Leur liste est mise à jour régulièrement avec l’évolution des connaissances scientifiques et techniques. L’arrêté le plus récent concernant la surveillance de l’air ambiant (ou air extérieur) est celui du 16 avril 2021. Les principales substances réglementées sont les oxydes d’azote (NO, NOx), les particules fines (PM10 et PM2,5), l’ozone (O3), les composés organiques volatils (COV dont benzène et HAP), le dioxyde de soufre (SO2), le monoxyde de carbone (CO), certains métaux lourds (Pb, As, Cd, Hg…) et les pollens (prévention des allergies). à ce jour (juillet 2024), les substances phytopharmaceutiques (ou substances pesticides) ne sont pas réglementées dans l’air ambiant, ni en France ni en Europe. Néanmoins, en France, depuis le début des années 2000, de nombreux programmes nationaux et régionaux ont recherché Produits phytopharmaceutiques et qualité de l’air]]></page>
<page method="xml-texts" num="121"><![CDATA[leurs traces dans l’air. Une surveillance structurée à l’échelle nationale s’est mise en place en 2018 (voir pages suivantes) pour améliorer les connaissances sur ce sujet. Les acteurs de la qualité de l’air en France Le ministère en charge de l’écologie est responsable de la mise en œuvre de la politique nationale sur l’air. Il s’appuie pour cela sur : le LCSQA (Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air) et l’INERIS, ATMO France et l’ensemble des associations agréées AASQA, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), l’Anses. Le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) et l’Ineris Le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) est chargé d’assurer la coordination technique du dispositif de surveillance de la qualité de l’air en France. C’est un organisme national de référence au niveau européen. Le LCSQA résulte d’une collaboration entre trois partenaires dont les métiers se complètent : l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) et l’École nationale supérieure Mines-Telecom Lille Douai (IMT Lille Douai). L’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) assure l’appui technique opérationnel pour les mesures dans l’air et l’exploitation des données. www.lcsqa.org - www.ineris.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="122"><![CDATA[Environnement I 34 34 ATMO France et le réseau national des Associations Agréées pour la Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) La Fédération ATMO France anime, coordonne et mutualise le réseau des 18 AASQA (1 par région administrative de métropole et d’Outre-mer). Dans les régions, chaque AASQA gère un ou plusieurs réseaux de mesure, composés de stations de mesure. La gouvernance des AASQA est quadripartite : État/DREAL, collectivités territoriales, activités économiques, représentants associatifs et personnalités qualifiées. www.atmo-france.org 03 07 04 11 08 05 12 06 09 02 10 01 13 14 15 16 17 18 19 ATMO HAUTS-DE-FRANCE ATMO NORMANDIE AIR BREIZH AIR PAYS DE LA LOIRE LIG’AIR AIRPARIF ATMO GRAND EST ATMO BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ ATMO NOUVELLE-AQUITAINE ATMO AUVERGNE - RHÔNE-ALPES ATMO OCCITANIE ATMOSUD GWAD’AIR- Guadeloupe MADININAIR- Martinique ATMO GUYANE HAWA MAYOTTE ATMO RÉUNION SCALAIR- Nouvelle-Calédonie QUALITAIR CORSE ATMO France est le réseau national des Associations Agréées pour la Surveillance de la Qualité de l’Air]]></page>
<page method="xml-texts" num="123"><![CDATA[L’Anses Au travers des dossiers d’AMM, l’Anses étudie les propriétés des substances (pression de vapeur, constante de Henry) et leur comportement dans l’air : phénomènes de dérive et de volatilisation lors de l’application, processus de revolatilisation dans les jours et les semaines qui suivent. En complément, dans le cadre de la phytopharmacovigilance, elle apporte un soutien scientifique et financier aux suivis de traces de pesticides dans l’air. La surveillance des résidus de substances phytopharmaceutiques dans l’air Les méthodes d’analyses et d’échantillonnage d’air sont aujourd’hui normalisées. Elles permettent de détecter des nanogrammes (milliardième de gramme) par m3 d’air. Plusieurs programmes ou bases de données ont été publiés récemment ou sont en cours. Les principaux sont rapidement présentés ci-dessous : la base PhytAtmo d’AtmoFrance sur la période 2002 à 2022. Cette base mise en ligne en 2019 rassemble toutes les mesures de phytos dans l’air effectuées par les AASQA depuis 2002 sur 176 sites et pour 321 substances actives. Elle compile donc plusieurs centaines de milliers de mesures. Cependant, les méthodes utilisées par les AASQA ne sont pas homogènes dans l’espace et dans le temps : les stratégies d’échantillonnage, méthodes de prélèvement, listes de substances suivies sont variables. Cela rend l’interprétation globale très délicate. Une étude réalisée en 2020 avait néanmoins constaté que 92,6 % des données étaient non quantifiées et que la très grande majorité des concentrations quantifiées étaient extrêmement faibles, de l’ordre du nanogramme/mètre cube (ou ng/m3). Et la moyenne des concentrations quantifiées avait été établie à 0,52 ng/m3. La campagne nationale exploratoire des résidus dans l’air ambiant (2018-2019) menée par l’Anses, l’INERIS, le LCSQA et les AASQA.]]></page>
<page method="xml-texts" num="124"><![CDATA[Environnement I 34 34 Lancée en juin 2018, cette campagne a permis de mesurer, sur 12 mois consécutifs et pour la première fois selon un protocole harmonisé, les concentrations de 75 substances (sur 90 substances « priorisées ») sur 50 points du territoire (DROM et métropole). Les sites étaient répartis comme suit : - Zones territoriales : 50 % de sites urbains/périurbains et 50 % de sites ruraux. - Productions agricoles : 26 % de sites en grandes cultures, 18 % de sites viticoles, 20 % de sites arboricoles, 10 % de sites en maraîchage, 6 % de sites d’élevage et 20 % de sites sans profil agricole majoritaire. Sur cette campagne, 1 800 échantillons ont été analysés, produisant 100 000 données qui ont été bancarisées dans la base GEOD’AIR. Les résultats montrent des concentrations extrêmement faibles, très éloignées des valeurs toxicologiques, les substances présentes le sont à l’état de traces, de 100 à 1 000 fois inférieures à celles des principaux polluants atmosphériques. Sur les 75 substances recherchées, seulement 9 ont montré une fréquence de quantification supérieure à 20 %. Ces résultats sont cohérents avec les données plus anciennes et avec les connaissances générées dans les dossiers d’homologation. Le projet RePP’Air - Réduire la présence de produits phytosanitaires dans l’air. RePP’Air est un projet national financé par le ministère de l’Agriculture dans le cadre d’Ecophyto et porté par la Chambre d’agriculture du Grand Est. Il a été mis en œuvre par 26 partenaires (9 chambres d’agriculture, 6 associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air, 3 organismes de recherche et 8 lycées agricoles). Ses objectifs étaient d’affiner les connaissances sur les transferts de produits phytosanitaires (PP) dans le compartiment aérien, de consolider les échanges entre les acteurs du milieu agricole et les experts de la qualité de l’air et de développer des modalités de conseil visant à limiter les transferts de PP dans l’air.]]></page>
<page method="xml-texts" num="125"><![CDATA[Le projet compte 7 sites de suivi répartis en France en des zones de grandes cultures, polyculture, arboriculture et viticulture. Démarré au printemps 2017 et prévu pour une durée de 3,5 ans, le projet RePP’Air a présenté ses résultats à la fin de l’année 2020. Les principaux enseignements ont été : toutes les substances actives ne sont pas concernées par la volatilisation, plusieurs facteurs interagissent : les conditions météorologiques, les caractéristiques intrinsèques des substances et des produits formulés, les pratiques culturales, les fongicides les plus souvent retrouvés ont une pression de vapeur saturante et une constante de Henry élevée, les herbicides les plus souvent retrouvés sont généralement hydrophobes (LogKow élevé). Des recommandations ont été élaborées. Elles se basent d’une part sur la vigilance par rapport aux conditions météorologiques (hygrométrie, vent, température) et, d’autre part, sur le choix du matériel (équipements dont buses, panneaux récupérateurs) et des conditions d’application (réglages dont pression, hauteur de rampes, adjuvants…) ainsi que sur l’utilisation d’outils d’aide à la décision. Pour aller plus loin : RePP’Air : suivi des produits phytosanitaires dans l’air - Chambre régionale d’agriculture Grand Est (chambre-agriculture.fr) Les progrès réalisés pour limiter la présence de résidus dans l’air Meilleure prise en compte des conditions météo lors de l’application : température, force du vent (19 km/h maximum). Amélioration des techniques de pulvérisation : augmentation du diamètre des gouttes, utilisation de buses anti-dérive, utilisation de panneaux récupérateurs.]]></page>
<page method="xml-texts" num="126"><![CDATA[Environnement I 35 35 Sans efforts conséquents, pour réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), le réchauffement climatique va continuer et s’accélérer. Outre la température, le dérèglement de l’intégralité du système climatique génère des aléas divers (vents, gels, sécheresses, crues, …) On estime les activités humaines responsables d’une hausse globale des températures d’environ 1,1°C par rapport à l’ère préindustrielle. Les Gaz à Effet de Serre (GES) à long terme les émissions de GES engendreront un accroissement du réchauffement et impacteront toutes les composantes du climat. TYPE DE GES FORMULE CHIMIQUE PGR* ORIGINE DES EMISSIONS SOURCES ET SECTEURS CONCERNES Dioxyde de carbone CO2 1 Combustion énergiefossile Transport, chauffage, production d’électricité et déforestation Méthane CH4 25 Décomposition des matières organiques Etang, rizières, marais, décharges Protoxyde d’azote N2O 298 Agriculture,industrie chimique Agriculture (engrais azotés) Hexafluorure de soufre SF6 23500 Industrie Réfrigération, aérosol *PRG = Pouvoir de réchauffement global à 100 ans Carbone]]></page>
<page method="xml-texts" num="127"><![CDATA[Le rapport du GIEC (mars 2023) estime que le réchauffement de la planète atteindra 1,5°C dès le début des années 2030, la tendance doit être rapidement inversée si l’on veut atteindre l’objectif des Accords de Paris (< 2°C d’ici 2050). Gaz à Effet de serre et agriculture Paradoxalement, face au dérèglement climatique, l’agriculture est un des secteurs le plus exposé mais c’est aussi le 2e secteur le plus émissif en France, avec 19 % des émissions générées, derrière le secteur des transports. Émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole français. Source : l’empreinte énergétique et carbone de l’alimentation en France, ADEME, janvier 2019. L’agriculture a pour particularité de générer majoritairement des GES autres que le CO2. La contribution des différents Gaz à Effet de Serre (GES) GES France Agriculture Dioxine de carbone 76 % 13 % dû à la consommation d’énergie sur l’exploitation Méthane 16 % 45 % dû à la fermentation entérique liée à la digestion des ruminants, au stockage des effluents, concerne peu les grandes cultures Protoxyde d’azote 6 % 42 % dû aux engrais azotés, effluents d’élevage, résidus de culture Gaz fluorés 2 % - - Le protoxyde d’azote (N2O) représente 6 % des émissions GES en France mais 42 % des émissions agricoles liées principalement à la fertilisation azotée (produit à différentes étapes du cycle de transformation de l’azote).]]></page>
<page method="xml-texts" num="128"><![CDATA[Environnement I 35 35 Répartition des émissions brutes (sans prise en compte du stockage du carbone dans les sols) d’une production de pommes et des grandes cultures en sortie de ferme. Production de pommes en sortie de ferme Grandes cultures en sortie de ferme Travail du sol 10 % Semis 1 % Engrais fabrication 13 % Azote 39 % Engrais volatilisation 11 % Azote 48 % Protection phytosanitaire 7 % 1 % Récolte 2 % Electricité 1 % Diesel 58 % Immobilisations 10 % Source : Pommes : Agribalyse et ADEME ; Grandes cultures : Arvalis La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) C’est la feuille de route française pour réduire les émissions de GES et atteindre l’objectif des Accords de Paris de 2015. L’objectif est de réduire l’empreinte carbone de la consommation des Français (qui inclut les émissions associées aux biens importés) et d’atteindre la neutralité carbone dès 2050. Le cadre de la SNBC incite à la transition agroécologique et au développement de la bioéconomie. Il est en cohérence avec les politiques européennes. Le respect des objectifs climats nationaux exige de diviser par 6 nos émissions et ainsi de repenser toutes nos activités économiques.]]></page>
<page method="xml-texts" num="129"><![CDATA[Le secteur agricole, en France, doit diminuer ses émissions de GES de 20 % à horizon 2030 par rapport à 2015, et de - 46 % d’ici 2050. Le carbone en grandes cultures (rappel : 19 % des GES proviennent du secteur agricole) L’agriculture : Situation actuelle Emet du CO2 2,5 TCO2 exporté/ha/an pour les grandes cultures du grand Est Stocke du CO2 mais au final 0,6 TCO2 exporté/ha/an pour les grandes cultures en France Substitue des ressources fossiles Perspectives à l’horizon 2050 Diminuer de moitié les émissions de GES Pour les terres agricoles : passer d’un déstockage à un stockage de carbone Source Enquête Terrasolis 2021 diagnostics carbone des exploitations agricoles Grand Est Le Label Bas Carbone (LBC) Créé par le ministère de la Transition écologique en 2019, avec la collaboration de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) et de nombreux partenaires, le Label Bas Carbone (LBC) permet de certifier des projets de réduction d’émissions de GES et de séquestration de carbone dans tous les secteurs (forêt, agriculture, transport, bâtiment, déchets, etc…). Les projets sont construits sur une période de 5 ans. évolution des émissions et puits en France selon la Stratégie Nationale Bas Carbone (MtCO2 e)]]></page>
<page method="xml-texts" num="130"><![CDATA[Environnement I 35 35 Un projet doit permettre de réduire les émissions de GES par rapport à la situation carbone de référence (il existe des outils de diagnostic carbone, ex Carbon Extract d’Agrosolutions en grandes cultures). Il doit démontrer qu’il est additionnel, c’est-à-dire qu’il va au-delà de la règlementation et des pratiques usuelles. En grandes cultures, les principaux leviers pour améliorer son empreinte carbone sont : Pour la réduction des émissions : - la fertilisation azotée (dose d’azote, forme d’azote ammonitrate), - la consommation d’énergie (nombre de passages matériels, irrigation, séchage), - les cultures à faible consommation d’intrants (ex : les légumineuses). Pour le stockage du carbone : - le rendement (plus de biomasse), - la restitution des résidus de cultures au sol, - les intercultures (couverts végétaux). La mesure du bas-carbone agricole est complexe. Deux principaux périmètres : Le périmètre parcelle : pour la majorité des approches, type ACV (Analyse du Cycle de Vie), la collecte des données se concentre sur les pratiques agricoles.]]></page>
<page method="xml-texts" num="131"><![CDATA[Le périmètre ferme : à l’échelle de toute la rotation culturale et de toute l’exploitation, la majorité des approches de Carbon Farming, type LBC (Label Bas Carbone) ; au-delà des pratiques culturales, nécessité d’intégrer les analyses de sols, les consommations d’énergie, les caractérisations des équipements. Selon Agrosolutions, entre 2 et 8 000 données par calcul selon les types de méthode => calcul d’indicateurs et nécessité d’automatisation d’une méthode officielle pour le traitement des données. Deux financements possibles Le crédit carbone, il rémunère une transition de long terme de l’exploitation, quelle que soit l’importance de la transition, mais en proportion directe de celle-ci. Le périmètre est l’exploitation agricole. La méthode LBC peut s’utiliser dans cette situation. La prime de filière, elle rémunère une performance technologique et/ou sanitaire et/ou environnementale du grain (approche produit) à partir d’un niveau de seuil requis. La rémunération s’attache à une culture, un flux de grains, mais peut couvrir des pratiques en dehors du périmètre de la culture. Il n’y a pas de norme réglementaire ou de recommandation officielle. Une exploitation agricole peut donc mobiliser à la fois Crédit Carbone et Prime de filière. Tant que les primes de filière ne couvrent pas l’ensemble des coûts de la transition ou tant que les primes de filière ne sont pas concomitantes au projet LBC, l’additionnalité du LBC est respectée. Une troisième source de financement, les subventions publiques, en particulier de collectivités locales qui voudraient accélérer des transitions ambitieuses ou cibler certaines pratiques sur leur territoire. Les premiers résultats en grandes cultures démontrent]]></page>
<page method="xml-texts" num="132"><![CDATA[Environnement I 35 35 que le coût de changement de pratiques est supérieur à 50 €/ha/an (grande variabilité d’une exploitation à l’autre) avec un potentiel de réduction d’émissions nettes de 0,5 à 0,7 TeqCO2/ha/an. Les projets de transition nécessitent un investissement de l’agriculteur (financement, changement de pratiques, charge additionnelle…) et comportent une certaine complexité technique, ainsi qu’une prise de risque concernant la production (risque d’amoindrissement). Le prix proposé (de l’ordre de 40 €/ TeqCO2) pour le crédit carbone dans les projets de captation est trop bas et ne permet pas une rémunération acceptable incitant les agriculteurs à s’engager… d’autant plus que les intermédiaires captent une part significative de la valeur (25 à 50 % aujourd’hui). La structuration du marché et le rôle d’entrainement des écosystèmes locaux pourraient faciliter la généralisation de ces projets… à condition que le prix soit plus élevé. Agro-alimentaire et agriculture, 2 approches SBTi et LBC, quelles synergies ? Pour l’instant, agro-industries et exploitations agricoles, maillons des mêmes filières s’appuient sur des méthodologies distinctes pour diminuer leur impact climatique, respectivement SBTi et LBC. L’Initiative Science Based Targets (SBTi) propose depuis 2015 un cadre méthodologique international permettant aux entreprises de définir des objectifs de réduction des émissions alignés sur l’Accord de Paris, à savoir la limitation de l’élévation de la température moyenne mondiale à 1,5°C ou 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. Les périmètres d’un bilan carbone pour une entreprise : Scope 1 : émissions directes générées par l’activité de l’entreprise.]]></page>
<page method="xml-texts" num="133"><![CDATA[Scope 2 : émissions associées à l’énergie que l’entreprise achète. Scope 3 : émissions en amont (exploitations agricoles, fournisseurs autres) ou en aval (consommateurs) de l’activité de l’entreprise. Le Label Bas Carbone lancé par le gouvernement français en 2019, propose quant à lui un cadre de certification de projets de réduction d’émissions de GES et de séquestration carbone dans tous les secteurs diffus – forêt, agriculture, transport, bâtiment, déchets, etc... – permettant de les valoriser économiquement. Le Crédit Carbone est une des sources de financement, ce n’est pas la seule. En pratique, le LBC se distingue du SBTi sur au moins trois points : le périmètre du LBC porte sur l’exploitation agricole, selon une approche globale, toutes productions, tandis que le SBTi cible la plupart du temps un produit, dans une logique d’analyse de cycle de vie, en matière de gaz à effet de serre, le SBTi se concentre sur les émissions brutes de gaz à effet de serre alors que le LBC intègre également le stockage de carbone dans le sol, quand le SBTi s’appuie sur des facteurs d’émissions génériques (nationaux ou internationaux), le LBC évalue le bilan carbone de manière individualisée sur chaque exploitation agricole, selon le contexte local : sol, météo, etc... Exploitations agricoles et agro-industries interconnectées Un élément important à retenir est que le projet LBC de réduction des émissions d’une exploitation agricole vendant ses Crédits Carbone à un tiers peut apparaître dans le bilan Carbone Scope 3 de l’agro-industriel qu’elle approvisionne, sans problème de double compte. Cette recommandation portée par I4CE est une petite révolution, car les standards internationaux]]></page>
<page method="xml-texts" num="134"><![CDATA[Environnement I 35 35 Carbone (Gold Standard, Verra…) ont longtemps laissé entendre le contraire. Ainsi, quelle qu’en soit l’origine (financement extérieur, nouvelle règlementation, etc…), si une exploitation améliore son bilan Carbone, le Scope 3 de tous les agro-industriels qu’elle fournit s’en trouve amélioré. Une exploitation agricole peut donc mobiliser à la fois Crédit Carbone et Prime de filière. Tant que les primes de filière ne couvrent pas l’ensemble des coûts de la transition ou tant que les primes de filière ne sont pas concomitantes au projet LBC, l’additionnalité du LBC est respectée. Le label bas carbone poursuit son développement tant en nombre de projets qu’en réduction d’émissions potentielles. À l’année 2023, le LBC comptabilisait 857 projets validés toutes méthodes confondues pour une estimation de 2,5 MtCO2eq.]]></page>
<page method="xml-texts" num="135"><![CDATA[Sur les 15 méthodes actuelles du label, 4 sortent du lot : Boisement, Reconstitution, Grandes Cultures et Carbon’ Agri. Cadre européen de certification carbone Le règlement « cadre européen de certification carbone » (carbon removal certification framework, CRCF en anglais) a été définitivement adopté en avril 2024, et entrera en vigueur au 2nd semestre 2024. Ce règlement européen établit des normes claires et rigoureuses pour la certification des activités et des technologies ayant lieu sur le sol européen qui permettent de séquestrer et de stocker le CO2 de l’atmosphère. L’objectif est d’homogénéiser les règles de MRV (monitoring, reporting and verification) au niveau européen afin d’assoir des mécanismes de financement qui permettront d’atteindre les objectifs de puits de carbone des prochaines décennies et donc la neutralité carbone en 2050. Le texte, couvrant initialement uniquement l’absorption de carbone étend son périmètre aux réductions d’émission des sols agricoles (donc CO2 et N2O), pour répondre notamment à une demande de la France. Une clause de revoyure est prévue en 2026 pour l’éventuelle inclusion des émissions liées à l’élevage : méthane issu de la fermentation entérique et la gestion des effluents. La Commission Européenne est chargée de préparer préalablement une méthodologie d’ici 2026 pour faciliter l’évaluation de l’inclusion de l’élevage au CRCF.]]></page>
<page method="xml-texts" num="136"><![CDATA[Environnement I 35 35 Concernant les absorptions, le texte distingue : Les absorptions du carbon farming (agriculture, forêt et tourbières), jugées temporaires avec une durée minimale de 5 ans. Les absorptions technologiques dans les couches géologiques profondes ou sous des formes de carbone très stables (biochar). Le stockage (qui n’est à strictement parler pas une absorption) dans les produits, en particulier les produits biosourcés. Le stockage est pris en compte s’il a lieu sur une durée minimale de 35 ans. Finalement, trois types d’activité sont inclus et quatre types de certificat peuvent être émis dans le cadre du CRCF (voir schéma ci-dessous). Absorption permanente Stockage dans des produits Carbon farming(agri, forêt, tourbières) 3 types d’activité Quatre types de certificat Unité de séquestration permanete Unité de stockage dans des produits Unité de séquestration secteur des terres Temporaire Unité de réduction d’émisson dans les sols agricoles Le registre européen ne sera opérationnel que 4 ans après l’entrée en vigueur du texte, c’est-à-dire en 2028. D’ici là, ce sont les schémas de certification qui opéreront des registres.]]></page>
<page method="xml-texts" num="137"><![CDATA[Fiche de Données de Sécurité (FDS) Fiche de Données de Sécurité (FDS) Harmonisation de la classification et de l’étiquetage Harmonisation de la classification et de l’étiquetage Protection de l’utilisateur de produits phytopharmaceutiques Protection de l’utilisateur de produits phytopharmaceutiques Étiquetage des produits phytopharmaceutiques Étiquetage des produits phytopharmaceutiques EASYCONNECT EASYCONNECT Protection pendant les différentes phases du traitement Protection pendant les différentes phases du traitement Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) Vêtements de travail et Équipements de Protection Individuelle (EPI) Vêtements de travail et Équipements de Protection Individuelle (EPI)]]></page>
<page method="xml-texts" num="138"><![CDATA[*EPI : Équipements de protection individuelle : Ce sont les équipements portés destinés à protéger une personne contre un risque, ici le risque chimique. Leur utilisation ne doit être envisagée qu’après mise en œuvre des autres mesures d’élimination ou de réduction des risques. Les EPI désormais proposés répondent mieux aux attentes. Les principaux freins ont été levés : confort, image vis-à-vis d’autrui, prix, réutilisation, coupe mieux adaptée aux tâches… Ces innovations récentes contribueront à encourager et faciliter l’évolution des pratiques et ainsi la réduction des risques de santé au travail. 36 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="139"><![CDATA[Protection utilisateur I 36 36 Définition Document rédigé en français, informant sur les risques pour la santé liés à l’exposition ou à l’utilisation de produits dangereux et sur les précautions à prendre lors de leur manipulation. Elles sont obligatoires et accompagnent toutes « substances actives ou préparations dangereuses*». Elles sont initiées par le fabricant de la substance active ou de la préparation et doivent être transmises au vendeur et à l’utilisateur professionnel qui doit lui-même la communiquer au médecin du travail. * et celles non classées « dangereuses » mais contenant 1 % ou plus d’une substance classée. Objectif Avec la FDS et d’autres documents (fiche technique, données bibliographiques…), permettre au sein de l’entreprise d’identifier et d’évaluer les risques auxquels les salariés qui manipulent / utilisent les produits sont exposés, afin de bâtir les règles internes de protection du personnel. Mise à disposition chez BASF : Pour un produit donné, l’envoi de la FDS aux distributeurs par e-mail ou en format papier, est déclenché : lors de la 1ère commande du produit, si la 2è commande intervient dans un délai > à 12 mois, automatiquement à chaque modification substantielle. N.B. : mise à disposition des FDS via Internet (site : www.quickfds.com et/ou pour les produits BASF Agro sur notre site www.agro.basf.fr rubrique « catalogue produits »). Pour les distributeurs qui souhaitent recevoir nos FDS par e-mail, ils doivent au préalable avoir accepté par écrit ce mode de transmission en remplissant le formulaire dédié qui accompagne les FDS reçues par la Poste. Fiche de Données de Sécurité (FDS)]]></page>
<page method="xml-texts" num="140"><![CDATA[Selon le droit du travail, en tant qu’employeur de main-d’œuvre (y compris temporaire et aide familial), l’agriculteur doit disposer sur l’exploitation des FDS des produits utilisés. Les FDS doivent être stockées à l’extérieur du local phyto dans un endroit proche de ce dernier. Ce point fait désormais partie du contrôle conditionnalité de la PAC. Selon la règlementation européenne REACH, tout utilisateur de produits chimiques doit posséder une FDS. Rubriques et contenu Le nombre et l’ordre des rubriques sont définis. Les 16 rubriques obligatoires 1 - Identification de la substance / du mélange (nom du produit) et de la société (metteur en marché). 2 - Identification des dangers (classement). 3 - Composition - information sur les composants (composants dangereux contenus dans le produit). 4 - Premiers secours. 5 - Mesures de lutte contre l’incendie. 6 - Mesures à prendre en cas de dispersion accidentelle. 7 - Manipulation et stockage. 8 - Contrôle de l’exposition / protection individuelle (ne concerne pas l’utilisateur final (agriculteur), sur les FDS BASF les EPIs sont listés en rubrique 15). 9 - Propriétés physiques et chimiques de la spécialité (couleur, densité…). 10 - Stabilité et réactivité. 11 - Informations toxicologiques de la substance / spécialité (plus à destination des professionnels de santé). 12 - Informations écologiques dont écotoxicité : pois-sons, invertébrés aquatiques, plantes aquatiques.]]></page>
<page method="xml-texts" num="141"><![CDATA[36 Protection utilisateur I 36 13 - Considérations relatives à l’élimination. 14 - Informations relatives au transport. 15 - Informations réglementaires : règlementation/législation particulières à la substance ou au mélange en matière de sécurité, de santé et d’environnement. (chez BASF, EPI (agriculteur), délai de rentrée…). 16 - Autres informations : texte intégral des classifi-cations et définition des abréviations. L’ajout d’informations complémentaires dans chacune des rubriques est à la discrétion du rédacteur.]]></page>
<page method="xml-texts" num="142"><![CDATA[Objectif : mieux informer les utilisateurs  L’Agence Européenne des produits chimiques (ECHA), située à Helsinki en Finlande, gère les procédures d’enregistrement, d’évaluation, d’autorisation et de restriction relatives aux substances chimiques, afin d’assurer la cohérence au niveau de l’Union européenne. Ces procédures REACH sont destinées à fournir des informations complémentaires sur les substances chimiques, afin de veiller à leur utilisation sûre et de garantir la compétitivité de l’industrie européenne.  Outre la gestion de REACH, l’ECHA travaille à l’harmonisa-tion de la classification et de l’étiquetage.  Les fournisseurs de produits chimiques (substances et mélanges = préparations) de l’Union européenne ont l’obligation légale d’évaluer les dangers des produits Harmonisation de la classification et de l’étiquetage Propositionde classement par une société Rôle de classification et d’étiquetage des substances actives sur la base « Danger seulement », « Exposition» et « Risques» non discutés Information du classement sur les Fiches de Données Sécurité (FDS) de la substance active Calcul de la redevance pollution diffuse (RPD) / classification des substances actives Experts spécialisés Proposition Proposition de classement par un État membre ECHA Règlement EU au JOCEAdaptation pour le Progrès Technique ou ATP Commission européenne Procédure de comitologie Harmonisation de la classification et de l’étiquetage 37 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="143"><![CDATA[37 Protection utilisateur I 37 chimiques, de les classer et de les étiqueter de façon appropriée avant leur mise sur le marché. En outre, les différents États membres (autorités compétentes) ou de l’industrie peuvent demander l’harmonisation dans toute l’Europe de la classification et de l’étiquetage d’une substance. Cela peut se produire dans trois situations :  lorsque la substance est soit :   cancérigène,  mutagène,  toxique pour la reproduction,   et/ou un allergène respiratoire.  Lorsque la substance est une substance active présente dans un produit biocide ou un produit phytopharmaceutique.  Lorsqu’il y a une nécessité d’harmoniser un classement au niveau de l’UE, exemple, des fournisseurs proposent de classer la même substance de manière différente.  Cette procédure est conforme au règlement (CE) n° 1272/2008 relatif à la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances et des mélanges.  La proposition d’harmonisation est soumise à l’ECHA avec un dossier qui expose les raisons scientifiques de la demande. L’ECHA reçoit ces propositions et organise une consultation publique. La période de consultation dure 45 jours. Vous trouverez les détails de toutes les propositions actuelles de consultation ci-dessous :  https://echa.europa.eu/fr/harmonised-classification-and-labelling-consultation à l’issue de la consultation, l’ECHA transmet tous les commentaires reçus à l’État membre ou aux entreprises qui ont soumis la proposition, afin qu’ils puissent formuler leur réponse. L’ensemble est ensuite transmis au comité d’évaluation des risques (RAC) de l’ECHA qui émet]]></page>
<page method="xml-texts" num="144"><![CDATA[un avis scientifique sur la proposition. Ces avis peuvent être consultés :  https://www.echa.europa.eu/fr/registry-of-clh-intentions-until-outcome Ces avis sont transmis par l’ECHA à la Commission européenne.   Une fois validés par les instances européennes (procédure de comitologie), ces classements sont officialisés sous forme de règlement européen « Adaptation au Progrès Technique » ou ATP, qui complète le règlement 1272/2008 relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges.  Dès publication européenne de la classification sous forme de énième « Adaptation au Progrès Technique », celle-ci est reprise par BASF dans les FDS matières actives. ]]></page>
<page method="xml-texts" num="145"><![CDATA[38 Protection utilisateur I 38 Il est obligatoire et doit être rédigé en français. Un projet d’étiquette est inclus dans le dossier biologique déposé auprès de l’Anses pour toutes demandes d’autorisation de mise en marché (AMM) d’un produit phytopharmaceutique. Informations à faire figurer sur les étiquettes A minima doivent figurer toutes les informations présentes sur les décisions d’homologation du produit. Données d’identification et caractéristiques du produit  Nom du produit, famille du produit (herbicide, fongicide…), numéro d’autorisation de mise en marché, type de formulation, nom et concentration de la ou des substances actives, coordonnées du détenteur de l’AMM, du metteur en marché, quantité de produit contenu dans l’emballage, catégorie d’utilisateur et la mention « réemploi de l’emballage interdit ». Usages et conditions d’emploi : usages et doses autorisés, délais avant récolte, zones non traitées, nombres d’applications, fractionnement, restrictions… Protection utilisateur (EPI). Etiquette de danger : pictogrammes, mentions d’avertissement, mentions de danger (H) et conseils de prudence (P) et autres phrases (EUH, SP et SPe) liés aux caractéristiques toxicologiques, physico-chimiques et éco-toxicologiques de la préparation. Les distances de sécurité riverains. Le délai de rentrée. Code UFI : identifiant unique de formulation (cf ci-après). Étiquetage des produits phytopharmaceutiques]]></page>
<page method="xml-texts" num="146"><![CDATA[Premiers secours. Information de traçabilité : numéro de lot, date de fabrication et code barre. Le classement des produits selon le règlement CLP (Classification Labelling Packaging) Le règlement (CE) n° 1272/2008, dit règlement « CLP » relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges (= préparations), est basé sur le Système Général Harmonisé de l’Organisation des Nations unies (SGH) ou Globally Harmonized System (GHS). Ce texte européen définit les règles pour une classification harmonisée des préparations. Classification du produit : • Une ou plusieurs mentions de danger (phrase H) complétées par des phrases de prudence (phrases P). • Chaque mention de danger (phrase H), sauf exception, est associée à une mention d’avertissement et à un pictogramme. • Phrases EUH Mentions de danger : mentions H (= Hazard) et conseils de prudence : phrase P Mentions de dangers (H) - Définition : phrase attribuée à une classe et à une catégorie de danger, décrivant la nature du danger de la préparation. - Codification : Type de danger 2 : dangers physiques 3 : dangers pour la santé 4 : dangers pour l’environnement Mention de danger H412 : Nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme.]]></page>
<page method="xml-texts" num="147"><![CDATA[38 Protection utilisateur I 38 Conseils de prudence (P) - Codification : Type de conseil de prudence 1 : général 2 : prévention 3 : intervention 4 : stockage 5 : élimination Conseil de prudence P270 : ne pas manger, boire ou fumer en manipulant ce produit. Mention d’avertissement Elle attire l’attention de l’utilisateur sur la dangerosité de la préparation : « Danger » « Attention » Si une spécialité a dans son classement des phrases H assorties de la mention « Attention » et d’autres de la mention « Danger », c’est la mention « Danger » qui sera portée sur l’étiquette. Pictogrammes Ils sont au nombre de 9 SGH 01 Explosif SGH 02 Inflammable SGH 03 Comburant SGH 04 Gaz sous pression ou réfrigéré SGH 05 Corrosif SGH 06 Mortel, toxique SGH 07 Nocif SGH 08 Cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction (+ certains dangers d’ordre respiratoire ou d’action sur des organes internes) SGH 09 Toxique pour organismes aquatiques]]></page>
<page method="xml-texts" num="148"><![CDATA[Mentions de danger pour la santé, les plus fréquentes, avec mention d’avertissement et pictogramme associé Pictogrammes Mention d’avertis-sement Mentions de danger - H362 peut être nocif pour les bébés nourris au lait maternel Attention H302 nocif en cas d’ingestion H312 nocif par contact cutané H315 provoque une irritation cutanée H317 peut provoquer une allergie cutanée H319 provoque une sérieuse irritation des yeux H332 nocif par inhalation H335 peut irriter les voies respiratoires H336 peut provoquer somnolences ou vertiges Danger Danger Attention Danger Attention Attention H304 peut être mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires H334 peut provoquer des symptômes allergiques ou d’asthme ou des difficultés respiratoires par inhalation H351 susceptible de provoquer le cancer H360 peut nuire à la fertilité ou au fœtus H361 susceptible de nuire à la fertilité ou au fœtus H373 risque présumé d’effets graves pour les organes (listés) à la suite d’expositions répétées ou d’une exposition prolongée (+ voie d’expo) Danger H318 provoque des lésions oculaires graves Danger H301 toxique en cas d’ingestion H311 toxique par contact cutané H331 toxique par inhalation]]></page>
<page method="xml-texts" num="149"><![CDATA[38 Protection utilisateur I 38 Phrases EUH Exemple : EUH401 Respectez les instructions d’utilisation afin d’éviter les risques pour la santé humaine et l’environnement. (Obligatoire pour les produits phytopharmaceutiques). EUH208 Contient du (nom de la substance sensibilisante). Peut produire une réaction allergique. Identifiant unique de formulation (Code UFI) D’après le règlement UE 2017/542, modifiant le règlement CE n° 1272/2008, l’étiquette d’un produit formulé dangereux (dénommé « mélange dangereux » dans la règlementation CLP) doit faire figurer un identifiant unique de formulation (UFI) : il s’agit d’un code alphanumérique. Depuis le 1er janvier 2021, il est obligatoire pour les nouveaux produits, les produits dont la composition ou le classement évoluent. À partir du 1er janvier 2025, l’UFI devra obligatoirement figurer sur l’étiquette de tous les produits « mélanges dangereux ». Il s’écrit comme suit : UFI : XX1Y-2XX3-4XX4-2X1X (n° fictif) et doit être clairement visible, lisible et indélébile. Il est essentiellement utilisé par les centres antipoison en cas d’appel d’urgence. Il suffit de communiquer le nom du produit et le code UFI figurant sur l’étiquette pour permettre à un agent de centre antipoison d’identifier avec précision le produit impliqué et ainsi avoir accès à ses caractéristiques (composition, classement, etc…). Pour plus d’informations sur l’étiquetage des produits phytopharmaceutiques vous pouvez consulter le guide étiquetage réalisé sous l’égide de Phyteis : Guide d´étiquetage des produits phytos à usage professionnel - Phyteis]]></page>
<page method="xml-texts" num="150"><![CDATA[La sécurité sanitaire des utilisateurs dépend à la fois du profil toxicologique des produits phytopharmaceutiques et des mesures de précaution mises en œuvre lors de leur manipulation. Pour le profil toxicologique, la partie « risque utilisateur » du dossier d’homologation est très étayée. Les 3 voies d’exposition (voie orale, voie cutanée et inhalation) sont examinées dans chaque dossier. Les AMM des produits phytopharmaceutiques sont assorties de conditions d’emploi précises, dont le port d’EPI (Équipements de Protection Individuelle). Pour les aspects liés à la manipulation des produits, pour limiter l’exposition de l’utilisateur, les bonnes pratiques phytosanitaires et les équipements de protection sont les garants de la sécurité. Données du dossier toxicologique DSENO (Dose Sans Effet Nocif Observé) ou NOAEL (No Observed Adverse Effect Level) : valeur, exprimée en mg/kg poids corporel/jour, correspondant à la quantité maximale de substance active qui n’induit aucun effet nocif observable pour l’organisme animal le plus sensible. Elle est déterminée à partir de tests de toxicité à court/moyen terme et de toxicité chronique à long terme réalisés sur plusieurs espèces de mammifères. NAEO (Niveau Acceptable d’Exposition pour l’Opérateur) ou AOEL (Acceptable Operator Exposure Level) : déterminé pour l’utilisateur de produit phytopharmaceutique, sa valeur correspond à la DSENO divisée par un facteur de sécurité, le plus souvent de 100, pour tenir compte de la variabilité intra- et inter-espèces et de la nature des effets de la substance. Il est exprimé le plus souvent en mg/kg poids corporel/jour. Protection de l’utilisateur de produits phytopharmaceutiques 39 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="151"><![CDATA[39 Protection utilisateur I 39 Délai de rentrée : durée, exprimée en heures ou en jours, pendant laquelle il est interdit aux personnes de pénétrer dans les lieux (champs, locaux fermés tels que serres) ayant été traités (risques de réactions irritantes ou sensibilisantes, lésions oculaires, brûlures). Ces données par substance active sont disponibles sur le site : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/base-de-donnees-agritox Les bonnes Pratiques lors de la Manipulation des Produits Les enjeux des bonnes pratiques se déclinent à plusieurs niveaux selon les phases d’utilisation des produits et les lieux de travail : le vestiaire et la gestion des EPI (Équipements de Protection Individuelle) ;  le local de stockage des produits ;  le lieu de préparation des produits ;  l’aire de remplissage et nettoyage du pulvérisateur ;  la gestion des effluents phytosanitaires et des déchets (bidons vides, produits périmés…) ;  les équipements et mesures d’hygiène. Pour chaque situation, des documentations sont disponibles auprès de nombreux organismes publics, professionnels ou privés.  Etiquette = information Toutes les informations concernant les risques liés à l’utilisation des produits figurent sur les étiquettes au travers des mentions de danger (mentions H) et des conseils de prudence (phrases P). Sont également listés les EPI nécessaires. Avant toute utilisation (manipulation) lire impérativement les étiquettes.]]></page>
<page method="xml-texts" num="152"><![CDATA[EASYCONNECT Pour une incorporation zéro-contact, dans le pulvérisateur, de produits phytopharmaceutiques en formulations liquides. 40 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="153"><![CDATA[40 Protection utilisateur I 40 Easyconnect est un SYSTEME DE TRANSFERT FERME (STF). Système de transfert fermé (stf) De quoi s’agit-il ?  Easyconnect est un système normé (norme ISO 21191) composé de deux éléments :  un bouchon spécifique, installé sur les bidons sur les chaines de conditionnement. Ce bouchon permet retournement, vidange et rinçage des bidons sans que l’opérateur n’ait à l’ouvrir ; un connecteur relié à la cuve du pulvérisateur assure vidange et rinçage. bouchon Couvercleantipoussière Corps du bouchon Valve de raccordement 02 CONNECTEUR 01]]></page>
<page method="xml-texts" num="154"><![CDATA[Easyconnect réduit significativement l’exposition de l’opé-rateur au produit, le risque d’écoulement et d’éclabous-sures dans l’environnement, tout en permettant une incor-poration rapide.  13 entreprises de la phytopharmacie ont rejoint à date (septembre 2024) BASF, initiateur du projet, elles s’engagent à équiper l’ensemble de leurs bidons de spécialités phytopharmaceutiques conditionnées de 1 à 15 L d’ici 2030.  Pour plus d’informations : https://easyconnect.tech/fr ]]></page>
<page method="xml-texts" num="155"><![CDATA[41 Protection utilisateur I 41 La protection individuelle n’est pas une fin en soi Au préalable, une analyse du risque global sur l’exploitation (= document unique d’évaluation des risques professionnels, voir fiche dédiée ci-après) doit être entreprise avec pour objectif de réduire au maximum les sources d’exposition (= mesures de protection collective et organisationnelles). Une bonne stratégie de prévention repose sur 3 leviers : matériel, organisation et comportement Il faut passer en revue toutes les situations à risque d’exposition et prendre les mesures adéquates pour les limiter. Transport des produits : privilégier les livraisons par le distributeur. Stockage : local phytosanitaire aux normes, entretenu, éloigné des habitations et des cours d’eau, proche de l’aire de remplissage du pulvérisateur et d’un vestiaire dédié. Protection pendant les différentes phases du traitement]]></page>
<page method="xml-texts" num="156"><![CDATA[Remplissage du pulvérisateur sécurisé : éviter les débordements qui risquent, outre de polluer, de souiller la cuve et d’entraîner des contaminations secondaires par contact. Adaptation des pulvérisateurs : introduction des produits via le bac incorporateur, injection directe, utilisation du système de transfert fermé (STF) easyconnect. Easyconnect fonctionne avec un bouchon unique qui s’adapte à tous les bidons respectant la norme internationale ISO 21191, quelle que soit leur taille (de 1 à 15 L) et quel que soit le fabricant. A ce jour 13 entreprises ont rejoint le projet pour un développement à grande échelle pour une bonne adhésion des agriculteurs. Adaptation des tracteurs : utiliser un tracteur avec une cabine filtrée, pressurisée (au moins de catégorie 3 de la norme EN 15695). La norme EN 15695, applicable sur le matériel neuf depuis mai 2010, définit 4 classes de cabines : Catégorie 1 : présence d’une cabine, mais pas de protection contre les poussières, aérosols et vapeurs. Catégorie 2 : présence d’une cabine, protection contre les poussières. Catégorie 3 : présence d’une cabine, protection contre les poussières et aérosols (= bouillie de pulvérisation). Catégorie 4 : présence d’une cabine, protection contre les poussières (avec filtre de type P3), aérosols et vapeurs (avec filtre à charbon actif de catégorie A2 ou A3).]]></page>
<page method="xml-texts" num="157"><![CDATA[41 Protection utilisateur I 41 Seules les cabines de catégorie 4 dispensent totalement du port d’équipements de protection individuelle à condition que : • les filtres soient changés (au moins une fois par an), • les joints des portes et fenêtres soient en bon état, • une pressurisation de 20 pascals soit maintenue… Nettoyage extérieur du pulvérisateur : pour éviter le contact avec des parties souillées par la bouillie, lors du remisage de l’appareil. Incident de pulvérisation au champ : prendre les dispositions pour éviter le contact avec les parties souillées du pulvérisateur ou avec le végétal venant d’être traité. Élimination des EVPP (emballages vides), PPNU (produits non utilisables), EPI usagés : collectes ADIVALOR. Respect des délais de rentrée dans les parcelles traitées.]]></page>
<page method="xml-texts" num="158"><![CDATA[En France, l’Évaluation des Risques Professionnels (EvRP) consiste à identifier les risques auxquels sont soumis les salariés d’un établissement de plus de 1 salarié, en vue de mettre en place des actions de prévention pertinentes couvrant les dimensions techniques, humaines et organisationnelles. Elle constitue l’étape initiale de toute démarche de prévention en santé et sécurité au travail. L’EvRP est une démarche structurée dont les résultats sont formalisés par l’employeur dans un Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (ou Document Unique de Sécurité - DUERP ou DUS) dans le format de son choix (papier ou informatique) dont la mise à jour présente des particularités selon la taille de l’entreprise. L’absence de formalisation des résultats de l’évaluation des risques dans un « document unique » est passible d’une contravention de 5ème classe : Pour une personne physique, jusqu’à 1 500 € (pouvant aller jusqu’à 3 000 € en cas de récidive) Pour une personne morale, jusqu’à 7 500 € (pouvant aller jusqu’à 15 000 € en cas de récidive) L’employeur qui ne met pas le DUERP à la disposition du CSE commet un délit d’entrave. La peine peut aller jusqu’à 1 an d’emprisonnement et 3 750 € d’amende. L’EvRP relève de la responsabilité de l’employeur, et s’inscrit dans le cadre de son obligation générale d’assurer la sécurité et de protéger la santé des salariés. L’EvRP figure parmi les principes généraux de prévention énoncés dans le Code du travail (articles L.4121-2 et L.4121-3). Le DUERP, dans ses versions successives, est conservé par l’employeur pendant une période de 40 ans à compter de son élaboration. Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) 42 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="159"><![CDATA[Protection utilisateur I 42 42 En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, la responsabilité civile de l’employeur peut être engagée si la faute inexcusable est reconnue, entraînant une réparation du préjudice subi (souffrances morales et physiques, esthétiques...) et une cotisation complémentaire en remboursement de la rente majorée servie par la Sécurité sociale. C’est aussi le cas si les équipements de protection individuelle ne sont pas fournis par l’employeur. Le DUERP doit répondre à des exigences de cohérence, commodité et traçabilités et doit comporter les éléments suivants : Inventaire des dangers et résultat de l’évaluation des risques identifiés dans l’entreprise Liste des actions de prévention des risques et de protection des salariés L’intérêt du DUERP est de permettre de définir un programme d’actions de prévention découlant directement des analyses et évaluations qui auront été effectuées. L’objectif principal est de réduire les accidents du travail et les maladies professionnelles. Le document doit être tenu à la disposition notamment : des salariés, du médecin du travail, de l’inspection du travail, des élus du personnel. La prévention de la pénibilité au travail Le Code du travail prévoit une obligation générale de sécurité qui incombe à tout employeur. À ce titre, il doit évaluer et prévenir l’ensemble des risques professionnels auxquels sont exposés les salariés avec obligation de mettre en place des mesures de prévention. Lorsque les mesures de prévention se révèlent insuffisantes, certains risques peuvent entraîner des conséquences sur la santé des salariés.]]></page>
<page method="xml-texts" num="160"><![CDATA[Dix facteurs de risque sont prévus par le Code du travail (Articles L. 4161-1 et D. 4161-1) : Manutention manuelle de charges, Postures pénibles, Vibrations mécaniques, Agents chimiques dangereux, Activités exercées en milieu hyperbare, Températures extrêmes, Bruit, Travail de nuit, Travail répétitif. Pour certains d’entre eux, des actions spécifiques doivent être mises en place. Lorsque les seuils d’exposition réglementaires à certains facteurs de risques sont dépassés, des mécanismes de compensation sont prévus au bénéfice des salariés concernés.]]></page>
<page method="xml-texts" num="161"><![CDATA[43 Protection utilisateur I 43 Que dit le Code du travail ? Articles R. 4121-1 et 4121-2 : impose à l’employeur la création et la mise à jour du document unique (fiche précédente) = analyse des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. Articles R. 4323-97 et R. 4323-98 : devoir de l’employeur = détermination des conditions de mise à disposition et d’utilisation des EPI, conformément à leur destination (notamment durée de leur port et durée de protection). Article L. 4122-1 : responsabilité de l’employé = conformément aux instructions de l’employeur, obligation de prendre soin de sa santé et de sa sécurité. En pratique Utilisez la protection requise pour chacune des phases de travail et rappelez-vous que les équipements de protection individuelle ne sont pas une fin en soi. Votre comportement (travailler posément sans brûler les étapes), votre organisation (séparation espace de travail et espace de vie) et des règles d’hygiène de base sont déterminants. Le remède peut être pire que le mal (ex. : porter des EPI souillés, périmés…). Les signalements de pathologies (source MSA) Bilan Phyt’Attitude 2019 des signalements liés aux produits phytopharmaceutiques : 66 dossiers retenus. 47 % des signalements sont liés à des expositions directes, en dehors de l’application (transport du produit ou de la bouillie, préparation, remplissage du pulvérisateur, entretien du matériel, destruction Vêtements de travail et Équipements de Protection Individuelle (EPI)]]></page>
<page method="xml-texts" num="162"><![CDATA[des emballages…), 42 % des signalements sont liés à des expositions indirectes et 11 % des signalements liés à l’application, 24 % des symptômes sont de type hépato-digestifs (ex. nausées), 20 % neurologiques et neuro-musculaires (ex. céphalées), 18 % cutanés (ex. prurit), 16 % neuro-sensoriels (ex. douleurs oculaires), 8 % respiratoires. Les vêtements de travail et équipements de protection obligatoires  Les équipements de protection individuelle doivent obligatoirement répondre aux normes régies par le règlement (UE) 2016/425. Les vêtements de travail, eux, ne sont soumis à aucune norme de protection. D’une manière générale, il convient de se reporter aux conditions d’emploi figurant sur les décisions d’AMM (voir site E-Phy de l’Anses) et les étiquettes des produits. En outre, l’Anses a défini dans un avis (publié au JORF 0162 du 13/07/2016) des préconisations minimales en termes d’EPI à porter par les opérateurs lors de la manipulation et de l’application de tout produit phytopharmaceutique (même non classé sur le plan toxicologique) et par les travailleurs. Opérateur : personne en contact avec le produit concentré (phases de préparation/mélange/chargement) ou dilué (phases d’application ou de nettoyage du pulvérisateur). Travailleur : personne pénétrant dans une zone préalablement traitée ou manipulant une culture traitée, et respectant un délai de rentrée figurant dans les décisions d’AMM.]]></page>
<page method="xml-texts" num="163"><![CDATA[Protection utilisateur I 43 43 Protection de l’opérateur : adaptations selon les phases de traitement Guide étiquetage Phyteis Les firmes adhérentes à Phyteis ont adopté une architecture commune pour la rédaction des étiquettes des produits phytopharmaceutiques avec, en particulier, un tableau synthétique pour un repérage aisé des EPIs nécessaires pendant les différentes phases d’utilisation du produit pour se protéger et être en conformité avec la règlementation. Phases de traitement Parties du corps à protéger Mains Corps Yeux : - Formulations WP - Produitsavec - Mentions H317, H319 Voies respiratoires : - Formulations WP - Produits avec - Mentions H335, H336 Préparation / Mélange / Chargement ou écran facial Application en tracteur avec cabine fermée, sans cabine avec pulvérisation vers le bas jetables si incident Nettoyagepulvérisateur écran facial recommandé Application sans cabine avec pulvérisation vers le haut (vigne, arbo…) jetables si incident cat. III type 4 masque/ cagoule ventilé(e) conseillé(e)]]></page>
<page method="xml-texts" num="164"><![CDATA[Source : Phyteis (phyteis.fr), tableau EPI, Mai 2021]]></page>
<page method="xml-texts" num="165"><![CDATA[Protection utilisateur I 43 43 Avis du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt aux demandeurs et titulaires d’AMM (JORF n°0162 du 13/07/2016). Cet avis a introduit la notion d’EPI vestimentaire dédié aux traitements phytopharmaceutiques, suivant en cela l’avis aux fabricants d’EPI du ministère du Travail (JORF n°0159 du 09/07/2016). L’arrêté du 27/12/2019 modifiant celui du 04/05/2017, relatif à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, confirme leur statut d’équipement de protection individuelle, dont le port est obligatoire lors de l’utilisation de ces produits. Certification des EPI  Protection du corps  EPI vestimentaires : combinaisons ou ensembles veste-pantalon, certifiés par des organismes habilités selon la norme EN ISO 27065/A1. À côté de la protection a minima vue avec EPI vestimentaire dédié (complété par un EPI partiel, blouse ou tablier à manches longues catégorie III type PB(3) certifié EN 14605+A1, pour les phases de préparation/mélange/chargement et de nettoyage du matériel), le port d’une combinaison de protection chimique catégorie III type 4 certifiée EN 14605+A1 avec capuche reste préconisé : - avec un tracteur sans cabine lors de pulvérisations vers le haut (viticulture, arboriculture…), - avec une lance pour les cultures hautes, sans contact intense avec la végétation, - avec un pulvérisateur à dos, sans contact intense avec la végétation. Le port d’une combinaison de protection chimique]]></page>
<page method="xml-texts" num="166"><![CDATA[catégorie III type 3 certifiée EN 14605+A1 avec capuche est préconisé : - avec une lance pour les cultures hautes et basses, avec contact intense avec la végétation, - avec un pulvérisateur à dos, avec contact intense avec la végétation. Protection des mains : � Gants en nitrile certifiés EN ISO 374-1/A1, réutilisables EN 16523-1+A1 (type A) : - pendant les phases de préparation/mélange/chargement et de net-toyage du pulvérisateur, - pendant les phases d’application avec une lance ou un pulvérisateur à dos. Gants en nitrile certifiés EN ISO 374-1/A1, à usage unique EN ISO 374-2 (types A, B ou C) : - pendant les phases d’application avec un tracteur sans cabine, - dans le cas d’intervention sur le matériel pendant la phase de pulvérisation avec un tracteur avec cabine fermée (dans ce cas, les gants ne doivent être portés qu’à l’extérieur de la cabine et doivent être stockés après utilisation à l’extérieur de la cabine). Protection des voies respiratoires : La protection des voies respiratoires est absolument essentielle pendant les phases de préparation, mélange et chargement de produits ayant l’une des mentions de danger par inhalation suivantes : H335, H336, H330, H331 et/ou quand un de ses co-formulants est volatil (pression de va-peur > 5 Pa à 20° C) et/ou que le produit est utilisé sous forme de poudre.]]></page>
<page method="xml-texts" num="167"><![CDATA[Protection utilisateur I 43 43 Le port d’un demi-masque (couvrant nez et bouche) est alors recommandé : demi-masque filtrant anti-aérosol certifié EN 149 de classe FFP3 ou demi-masque certifié EN 140 équipé d’un filtre anti-aérosol certifié EN 143 de classe P3. Le port d’un simple masque antiparticules de type P3 suffit pour les formulations poudre (WP) non accompagnées de mentions de danger respiratoire particulières. Indice P = indice d’étanchéité aux aérosols (particules solides ou liquides en suspension dans l’air). Il existe 3 classes : - P1 = pour se protéger des particules solides et/ou liquides sans toxicité spécifique (arrête au moins 80 % des aérosols). - P2 = pour se protéger des aérosols dangereux ou irritants, solides et/ou liquides (arrête au moins 94 % des aérosols). - P3 = pour se protéger des aérosols toxiques, solides et/ou liquides (arrête au moins 99,95 % des aérosols). Protection des yeux : � Lunettes ou écran facial cer-tifiés EN 166 (CE, sigle 3), pen-dant les phases de préparation/mélange/chargement de pro-duits ayant l’une des mentions de danger suivantes : H300, H301, H310, H311, H314, H317, H318, H319, ou les poudres mouillables (WP). Au-delà de l’aspect réglementaire proprement dit (selon mention de danger et type de formulation du produit), le port de lunettes ou écran facial certifiés EN 166 (CE, sigle 3) pendant les phases de préparation/mélange/chargement est vivement recommandé lors de la manipulation de tout produit, pour éviter les éclaboussures.]]></page>
<page method="xml-texts" num="168"><![CDATA[Protection des pieds : � Bottes certifiées EN 13 832-3 pendant les phases d’application avec une lance ou un pulvérisateur à dos en plein champs ou sous serre. EPI - les bons comportements À stocker hors du local phytosanitaire, dans un endroit sec et à l’abri de la poussière (ex. boîtes Tupperware pour lunettes, masques, cartouches filtrantes). Réflexe de base : se laver mains et visage avant d’enfiler respectivement gants, lunettes et masques ! Un EPI ou une combinaison de travail souillés sont soit à jeter, soit à laver aussitôt, selon qu’ils sont jetables ou non. Les EPI ou combinaisons de travail détériorés (accroc, usure, déchirure…) ou périmés (ex. cartouche filtrante pour masque au bout de 20-30 h d’utilisation ou 6 mois de conservation) sont à jeter. Les lunettes, masques, tabliers, bottes sont à rincer et sécher après toute utilisation. Prendre une douche après traitement. Les collectes des EPI chimiques usagés (stockés dans un sac translucide) sont assurées par ADIVALOR (via les distributeurs partenaires « ECO EPI »).]]></page>
<page method="xml-texts" num="169"><![CDATA[Protection utilisateur I 43 43 Pour tout savoir sur les EPI Nombreux outils pédagogiques disponibles sur le site www.epiphyto.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="170"><![CDATA[Danger / risque consommateur Danger / risque consommateur Surveillance et contrôle des résidus de pesticides dans les denrées alimentaires (France et Europe) Surveillance et contrôle des résidus de pesticides dans les denrées alimentaires (France et Europe) Eau potable – surveillance et qualité Eau potable – surveillance et qualité Point sur la réglementation mycotoxines Point sur la réglementation mycotoxines]]></page>
<page method="xml-texts" num="171"/>
<page method="xml-texts" num="172"><![CDATA[44 Sécurité consommateur I 44 Danger / risque consommateur Risque chronique – Risque aigu Risque = danger x exposition Le risque est lié au danger et à l’exposition à ce danger. Le risque peut être aigu, par une exposition ponctuelle à un danger important, ou chronique, par des expositions répétées à un danger de moindre importance. L’évaluation du risque pour le consommateur consiste à comparer les niveaux d’exposition estimés aux résidus de substances actives par consommation alimentaire (exposition) avec les valeurs toxicologiques de référence (danger) de ces résidus. Danger Exposition Risque Aigu(court terme) Ingestion ponctuelle d’une dose extrême Déterminationde la toxicité Exposition par ingestion Chronique (long terme) Ingestion répétée de faibles doses]]></page>
<page method="xml-texts" num="173"><![CDATA[Le risque est acceptable dans la mesure où l’exposition du consommateur ne le met pas dans une situation de dépassement : de la Dose Journalière Acceptable (DJA) = risque chronique. DJA = quantité maximale de substance active (s.a.) qui peut être quotidiennement ingérée par le consommateur, pendant toute sa vie, sans risque appréciable pour la santé, en mg s.a./kg poids corporel/jour ; de la dose de référence aiguë (ARfD) = risque aigu. ARfD = quantité maximale de substance active (s.a.) qui peut être ingérée par le consommateur pendant une courte période (au cours d’un repas ou d’une journée, dans la nourriture ou l’eau de boisson), sans risque appréciable pour sa santé, en mg s.a./kg poids corporel. Détermination de la toxicité : identification des dangers La première étape de l’évaluation de risque consiste à déterminer le profil toxicologique de la substance active. Celui-ci est défini à partir de l’ensemble des études toxicologiques réalisées sur des animaux, il servira à la fixation des Valeurs Toxicologiques de Référence. Les valeurs toxicologiques de référence (VTRs) Les valeurs toxicologiques de référence (VTRs) sont des niveaux d’exposition considérés comme acceptables vis-à-vis d’une substance chimique. Ces valeurs fixées par des instances internationales permettent la conduite de l’évaluation des risques en prenant en compte l’exposition. Pour les substances actives des produits phytopharmaceutiques, les VTRs sont fixées par l’EFSA.]]></page>
<page method="xml-texts" num="174"><![CDATA[44 Sécurité consommateur I 44 Dose Sans Effet Adverse Observé (DSEAO) pour l’animal (mg/kg poids corporel/jour) = No Observed Adverse Effect Level (NOAEL) ou DSENO Les NOAEL ou DSENO sont issues d’études toxicologiques sur animaux. La valeur la plus faible de l’animal le plus sensible est retenue pour dériver la dose acceptable pour l’homme. Dose Journalière Acceptable (DJA) chez l’homme (mg/kg poids corporel/jour) = Admissible Daily Intake (ADI) = DSENO/100 = Dose maximale de substance qui, ingérée quotidiennement, n’entraîne aucun effet adverse. La DJA est la DSENO (provenant d’études sur la toxicité sub-chronique ou à long terme) divisée par un facteur de sécurité minimal de 100. Ce facteur de sécurité tient compte de la variabilité intra et inter-espèces et de la nature des effets de la substance. Il peut être porté à 200, 500 ou 1 000 dans le cas d’effets potentiels spécifiques. Quantité maximale ingérable par exemple par un adulte par jour (mg/jour) = DJA x 60 kg = « Crédit toxicologique » Dose de Référence Aiguë (ARfD) chez l’homme (mg/kg poids corporel) = Acute Reference Dose L’ARfD est basée sur la DSENO (provenant d’études sur la toxicité à court terme) divisée par un facteur de sécurité minimal de 100. Cette marge de sécurité tient compte de la nature et de la gravité des effets et de la vulnérabilité de certaines catégories spécifiques de la population.]]></page>
<page method="xml-texts" num="175"><![CDATA[Certaines substances peuvent ne pas nécessiter une dose de référence aiguë si elles ne sont pas associées à des effets indésirables sur une courte période d’exposition. Quantité maximale ingérable par exemple par un adulte (mg) = ARfD x 60 kg Évaluation de l’exposition (LMR) Exposition = données de consommation journalières (base de données/enquêtes) x Résidus (essais au champ) Définition de la LMR (Limite Maximale de Résidus) C’est la concentration maximale de résidus, consécutive à l’utilisation d’un produit phytopharmaceutique, qui est légalement autorisée dans des denrées alimentaires ou aliments pour animaux. La LMR est une valeur à établir préalablement à toute autorisation d’un nouvel usage. Elle est fixée, selon le règlement (CE) N° 396/2005 qui harmonise au niveau communautaire les LMRs, sur la base des Bonnes Pratiques Agricoles (BPA) et de l’exposition la plus faible possible. Elle permet aussi d’évaluer si le producteur respecte les conditions d’emploi du produit phytopharmaceutique. Fixation des LMR Les LMRs sont définies pour chaque couple « substance active/denrée ». Elles sont exprimées en milligramme/kg (mg/kg) de denrée.]]></page>
<page method="xml-texts" num="176"><![CDATA[44 Sécurité consommateur I 44 Une LMR est définie au terme des 3 étapes suivantes : 1re étape : BPA critique Définition de la Bonne Pratique Agricole (BPA) critique = pratique agricole la plus pénalisante en termes de résidus, avec notamment : - la dose maximale d’utilisation, - le type de formulation (SE, WG, etc..), - le nombre maximum d’applications par saison, - l’intervalle minimal entre traitements, - le Délai Avant Récolte (DAR) le plus court ou le stade d’application maximal (BBCH). 2è étape : essais résidus Ces essais, conduits selon les Bonnes Pratiques au Laboratoire (BPL), permettent l’estimation des teneurs en résidus dans les denrées suite à l’utilisation de la substance active sous forme de produits formulés conformément à la BPA critique, dans les zones climatiques représentatives de l’usage revendiqué. Selon la méthode empirique du calculateur OCDE, la moyenne (m), l’écart-type (SD) et le plus haut niveau de résidu (HR) des résultats d’essais, ainsi qu’un facteur de sécurité qui intègre la variabilité biologique, sont utilisés pour calculer une valeur de LMR. 3è étape : évaluation du risque consommateur Les LMRs proposées doivent entrainer l’exposition la plus faible possible, permettant de garantir la sécurité de tous les consommateurs, mais aussi couvrir les valeurs les plus hautes rencontrées dans les essais résidus. L’innocuité pour le consommateur est donc systématiquement vérifiée avant l’adoption d’une LMR. Les propositions de LMR prennent en compte les différents régimes alimentaires à travers l’UE. Ces régimes alimentaires tiennent compte du type d’individu (adulte, bambin, nourrisson), des denrées végétales et animales, des produits transformés et des habitudes alimentaires de chaque pays.]]></page>
<page method="xml-texts" num="177"><![CDATA[Il existe 36 régimes alimentaires couvrant la population européenne et les LMRs doivent permettre d’assurer la protection du consommateur quel que soit son type de consommation. La LMR est une valeur réglementaire liée à un usage agronomique. Les dépassements de LMR démontrent le mésusage d’un produit phytopharmaceutique et ne sauraient être interprétés comme présentant un risque inacceptable pour la santé du consommateur. En effet, une importante marge de sécurité est associée à la définition des LMRs. Enfin, la LMR est susceptible d’évoluer si de nouveaux usages sont revendiqués, ou si les Bonnes Pratiques changent (diminution de la dose ou du nombre d’application, allongement du délai avant récolte). Évaluation des risques pour les consommateurs Pour un produit phytopharmaceutique, dans le cadre d’une demande d’AMM, une évaluation des risques aigus et chroniques est réalisée pour s’assurer de la conformité des usages revendiqués avec la santé du consommateur. Depuis 2007, le modèle européen PRIMo de l’EFSA, est l’outil standard utilisé pour effectuer cette évaluation des risques alimentaires. Ce modèle est basé sur les données de consommation alimentaire nationale et les poids unitaires fournis par les États membres (mis à jour régulièrement, en fonction des résultats d’enquêtes nationales). Il utilise des méthodes d’évaluation des risques reconnues au niveau international. Risque aigu Pour s’assurer qu’un usage est compatible avec la santé du consommateur à court terme, on compare l’apport court terme de résidus (ACTEI, Apport Court Terme International) avec l’ARfD. L’ACTEI est calculé en prenant le plus haut niveau de résidu (HR) de la denrée considérée observé]]></page>
<page method="xml-texts" num="178"><![CDATA[44 Sécurité consommateur I 44 dans les essais, combiné à la consommation au percentile 97,5 pour les seuls consommateurs (C). ACTEI = C x HR / poids corporel Comparaison de l’ACTEI (exposition) avec l’ARfD (valeur toxique de référence) : si ACTEI < ARfD, le risque aigu est acceptable ; si ACTEI > ARfD, le risque aigu est inacceptable. Risque chronique Pour s’assurer qu’un usage est compatible avec la santé du consommateur sur le long terme, on compare un Apport Maximal Journalier Théorique avec la DJA. L’AJMT (Apport Journalier Maximal Théorique) est calculé à partir des LMRs par denrée et de la contribution de chaque denrée dans le régime alimentaire journalier. Toutes les catégories de populations sont prises en compte, y compris les plus sensibles. On part du principe que toutes les cultures sont traitées par la substance active considérée et que les résidus attendus sont à la LMR. AJMT = ∑ (LMRculture a x facteur Conso journalièreculture a / poids corporel Comparaison de l’AJMT (exposition) avec la DJA (valeur toxique de référence) : si AJMT < DJA, le risque chronique est acceptable ; si AJMT > DJA, le risque chronique est inacceptable. On doit alors affiner l’évaluation des risques avec des hypothèses de calculs plus proches de la réalité. L’estimation d’une exposition chronique affinée passe par le calcul de l’AJEI (Apport Journalier Estimé International). C’est une estimation plus réaliste, basée sur la valeur médiane en résidus par denrée et de la part de chaque denrée dans le régime alimentaire journalier. Toutes les catégories de populations sont prises en compte, y compris les plus sensibles.]]></page>
<page method="xml-texts" num="179"><![CDATA[si AJEI < DJA, le risque chronique est acceptable ; si AJEI > DJA, le risque chronique est inacceptable. LMR et alimentation infantile Le règlement (UE) N° 2016/127, qui complète le règlement (UE) N° 609/2013, définit des exigences spécifiques en matière de composition et d’information applicables aux préparations pour nourrissons et aux préparations de suite. L’article 4 présente les exigences en matière de pesticides : pas de résidus à des teneurs supérieures à la limite de 0,01 mg/kg par substance active ; par dérogation, des limites maximales différentes s’appliquent à une liste de substances actives (cadusafos 0,006 mg/kg, déméton-S-méthyl/déméton-S-méthyl sulfone/oxydéméton-méthyle 0,006 mg/kg, éthoprophos 0,008 mg/kg, fipronil 0,004 mg/kg et propinèbe/propylènethiourée 0,006 mg/kg ; toutes ces substances ne sont plus approuvées en Europe) ; une liste de substances actives interdites d’utilisation sur les produits agricoles entrant dans la fabrication des préparations pour nourrissons (aldrine, dieldrine, disulfoton, endrine, fensulfothion, fentine, haloxyfop, heptachlore, hexachlorobenzène, nitrofène, ométhoate et terbufos ; toutes ces substances ne sont plus approuvées en Europe). Selon un avis EFSA publié en juin 2018 (EFSA Journal 2018 ; 16(6) : 5286), l’impact de l’exposition cumulée aux résidus de pesticides sur les nourrissons et les jeunes enfants n’est pas différent de celui de la population générale et la méthodologie d’évaluation des risques cumulatifs de l’EFSA s’applique également à ces groupes d’âge. Les définitions des résidus établies en vertu du règlement (CE) n° 396/2005 sont généralement considérées comme appropriées également pour les aliments destinés aux nourrissons et aux enfants en bas âge.]]></page>
<page method="xml-texts" num="180"><![CDATA[Sécurité consommateur I 44 44 Les LMRs en Europe La règlementation européenne a pour objectifs de garantir un niveau commun de protection des consommateurs européens et de mettre fin aux entraves à la circulation des produits alimentaires au sein de l’UE. Notamment, le règlement (CE) N° 396/2005 harmonise au niveau communautaire les LMRs des pesticides autorisés dans les produits d’origine animale ou végétale destinés à la consommation humaine ou animale. Tant qu’il n’existe pas de LMR scientifiquement établie pour un couple « substance active/denrée » donné, le règlement fixe la LMR par défaut à la limite de quantification de la méthode d’analyse (dite « LOQ »), soit 0,01 mg/kg (on ne doit pas retrouver de résidus quantifiables de cette substance dans la culture). Les LMRs peuvent être mises à jour, notamment lors des procédures de renouvellement de l’approbation des substances actives et dans le cadre de modification de LMR, selon les articles 6 ou 12 du règlement (CE) N° 396/2005. D’un point de vue pratique, l’UE met à disposition une base de données complète et conviviale permettant de trouver toutes les LMRs (entrées possibles par denrée et/ou par substance active). https://ec.europa.eu/food/plant/pesticides/eu-pesticides-database/start/screen/mrls À noter, certaines substances actives sont dispensées de fixation de LMR et sont listées à l›annexe IV du règlement (CE) N° 396/2005.]]></page>
<page method="xml-texts" num="181"><![CDATA[Import tolérance et règles de respect de LMR dans le cadre du commerce international Import tolérance Selon l’article 6(2) du règlement (CE) N° 396/2005, des LMRs peuvent être fixées pour les produits importés afin de répondre aux besoins du commerce international lorsque : l’utilisation d’une substance active dans un produit phytopharmaceutique n’est pas autorisée en Europe, pour des raisons autres que de santé publique (ex. enjeu environnemental), pour un produit et un usage déterminé, ou une limite différente se justifie dans le cas où la LMR européenne existante a été fixée pour des raisons autres que de santé publique, pour un produit et un usage déterminé. Règles de respect de LMR dans le cadre du commerce international Commercialisation de produits agricoles intra-Union européenne :  Respect des LMRs européennes harmonisées. Commercialisation de produits agricoles internationaux vers l’Union européenne :  Respect des LMRs européennes harmonisées ou LMRs import tolérance spécifique du pays importateur ou LMRs Codex alimentarius (CXL : LMR fixée par la commission du Codex alimentarius (FAO/OMS)).]]></page>
<page method="xml-texts" num="182"><![CDATA[45 Sécurité consommateur I 45 Objectifs des contrôles La politique de contrôles est harmonisée au niveau européen pour assurer la sécurité sanitaire au sein du marché unique. Les grands objectifs Évaluer le niveau d’exposition des consommateurs. Détecter des non-conformités voire des fraudes à la distribution et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Organisation des contrôles Trois ministères en charge des contrôles sur les résidus de produits phytopharmaceutiques : DGAL (ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt) pour les contrôles en production primaire et chez les distributeurs de produits phytopharmaceutiques. DGCCRF (ministère de l’Economie et des Finances) pour les produits d’origine végétale au stade de la distribution. DGS (ministère de la Santé et de l’accès au soins) pour l’eau potable. Plan de contrôle et plan de surveillance national à la DGAL Chaque année, dans le cadre du dispositif de sécurisation sanitaire des aliments, la Direction générale de l’alimentation (DGAL) pilote la mise en œuvre de plans de surveillance et de contrôle (PSPC). Ils visent à surveiller la contamination des productions primaires animale et végétale, des denrées alimentaires d’origine animale et de l’alimentation animale. Surveillance et contrôle des résidus de pesticides dans les denrées alimentaires (France et Europe)]]></page>
<page method="xml-texts" num="183"><![CDATA[Ces plans constituent un outil essentiel de la sécurité sanitaire des aliments et contribuent dans le même temps à la valorisation des produits agricoles et agroalimentaires français à l’exportation. Chaque année, environ 60 000 prélèvements sont effectués dans le cadre de ces PSPC, donnant lieu à plus de 800 000 résultats d’analyses effectuées par des laboratoires agréés, encadrés par des laboratoires de référence. Qu’est-ce qu’un plan de surveillance (PS) ? Un plan de surveillance est une campagne de prélèvements réalisée sur des animaux, des végétaux ou des denrées alimentaires, qui a pour objectif principal d’évaluer la prévalence d’un contaminant dans une population définie et, par voie de conséquence, l’exposition du consommateur à ce danger. L’échantillonnage est représentatif et les prélèvements sont réalisés de façon aléatoire dans la population concernée. Qu’est-ce qu’un plan de contrôle (PC) ? Un plan de contrôle est une campagne de prélèvements réalisée sur des animaux, végétaux ou denrées alimentaires, qui a pour objectif principal de détecter des anomalies, des non-conformités, voire des fraudes. L’échantillonnage est ciblé et les prélèvements sont réalisés sur la base de critères prédéterminés. Plan de contrôle et plan de surveillance réalisés par la DGAL concernant les résidus de produits phytopharmaceutiques dans les végétaux Bilan 2021 Ce sont 826 prélèvements qui ont été réalisés en 2021. Aucune trace de résidu dans 54,8 % des échantillons. 50 échantillons sont non conformes, soit 6,05 % de l’ensemble des prélèvements.]]></page>
<page method="xml-texts" num="184"><![CDATA[Sécurité consommateur I 45 45 Pour rappel, en 2018, le taux de non-conformité du plan de contrôle était de 4,4 % pour des matrices similaires. Les non-conformités s’expliquent notamment par : L’utilisation de produits phytopharmaceutiques retirés du marché après le délai de grâce accordé pour l’utilisation des stocks. Des mauvaises pratiques agricoles, comme le non-respect des doses maximales autorisées et/ou des délais avant récolte, l’utilisation de produits non autorisés sur la culture, le rinçage insuffisant du pulvérisateur entre deux traitements, par exemple. La possibilité d’une contamination de voisinage par dérive aérienne (cas du prosulfocarbe) ou rémanence dans le sol (cas de la dieldrine, de l’oxadixyl), entraînant un dépassement de la LMR. Les prélèvements conduits dans le cadre du plan de 2021 complètent ceux réalisés dans le cadre du plan de contrôle de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Les données recueillies sont transmises et utilisées par l’EFSA pour estimer le niveau d’exposition du consommateur. Les non-conformités relevées se répartissent comme suit : Conforme Conforme - pollution environnementale probable seule Non conforme dépassement de la LMR Non conforme dépassement de la LMR et détection de substance(s) non autorisée(s) pour l’usage Non conforme détection de substance(s) non autorisée(s) pour l’usage 768 8 4 9 37 93 % 1 % 1 % 1 % 4 %]]></page>
<page method="xml-texts" num="185"><![CDATA[Surveillance et contrôle réalisés par la DGCCRF En 2017, dans le cadre des plans de surveillance et de contrôle, 4 958 échantillons de produits d’origine végétale (fruits, légumes, céréales, épices) mis sur le marché français ont été analysés, dont 621 dans le cadre des contrôles renforcés à l’importation. Les laboratoires ont recherché la trace de 423 substances actives différentes. Sur l’ensemble des échantillons analysés, 2 511 présen-taient une teneur en résidus de pesticides quantifiable. Pour 316 d’entre eux, la DGCCRF a trouvé un taux résiduel supérieur à la limite maximale autorisée, 181 ont été décla-rés non conformes à la règlementation. Dans le cas de la surveillance générale, le taux de non-conformité enregistré en 2017, égal à 2,3 %, est voisin de celui des années précédentes (2,1 % en 2016). Le taux de non-conformité des produits soumis à contrôles renforcés à l’importation s’élève à 9,3 %. Surveillance et contrôle réalisés par l’Anses  L’étude sur les expositions alimentaires françaises aux substances chimiques intitulée « Étude de l’Alimentation Totale (EAT2) » a été publiée en juin 2011. Les chiffres-clés Plus de 4 années de travail 445 substances recherchées, dont 283 substances actives phytosanitaires Résultats D’une façon générale, l’EAT2 a confirmé le bon niveau de maîtrise des risques sanitaires associés à la présence potentielle de contaminants chimiques dans les aliments]]></page>
<page method="xml-texts" num="186"><![CDATA[Sécurité consommateur I 45 45 en France, sur la base des seuils réglementaires et valeurs toxicologiques de référence disponibles. Cependant, ces études ont pointé également, pour certains groupes de populations, des risques de dépassement des seuils toxicologiques pour certaines substances telles que le plomb, le cadmium, l’arsenic inorganique ou encore l’acrylamide, nécessitant des efforts de réduction des expositions. Ces risques étant souvent associés à des situations de forte consommation d’un aliment ou groupe d’aliments donné, l’Anses rappelle l’importance d’une alimentation diversifiée et équilibrée en variant les aliments et la quantité consommée. Pour consulter les études, voir sur www.anses.fr Surveillance européenne  L’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) a publié son dernier rapport annuel en avril 2024 sur les résultats de 2022. Le programme de surveillance des résidus de pesticides spécifiquement coordonné par l’UE se déroule dans le cadre de contrôles aléatoires. En 2022, il agrège les analyses de 11 727 échantillons d’aliments bruts ou transformés. D’une campagne d’analyse sur l’autre le panier reste identique pour permettre des comparaisons. Résultat, le panel révèle que 98,4 % des échantillons se situent dans les limites légales, contre 98 % en 2019. Par ailleurs, 51,4 % sont exempts de résidus de pesticides quantifiables. Un ou plusieurs résidus se situent dans des concentrations inférieures ou égales au LMR pour 47 % des échantillons. En complément, l’EFSA compile les résultats des analyses réalisées au niveau des États membres. Sont notamment ciblés les aliments faisant l’objet de dépassement ou contenant des produits phytopharmaceutiques non autorisés. Les données de la Norvège et de l’Islande enrichissent cette base de données. Au total, cela représente 110 829 échantillons alimentaires analysés]]></page>
<page method="xml-texts" num="187"><![CDATA[soit, en moyenne, 754 résidus de pesticides par État et 261 par échantillon. Dans l’ensemble, 96,3 % des échantillons d’aliments s’avèrent conformes aux LMR en Europe. De surcroît, le taux global de conformité reste dans la droite ligne des précédentes années. Il est de 96,1 % en 2021, de 94,9 % en 2020, de 96,1 % en 2019.]]></page>
<page method="xml-texts" num="188"><![CDATA[46 Sécurité consommateur I 46 Les eaux potables, ou eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) L’eau potable est un des aliments les plus contrôlés en France et les teneurs en contaminants tolérées sont infimes, parfois de l’ordre du millionième de gramme. Ces normes strictes de qualité sont définies en application de directives européennes encadrant les Eaux Destinées à la Consommation Humaine (EDCH), en particulier la révision 2020/2184 publiée en décembre 2020. Cette directive EDCH européenne s’appuie en partie sur les valeurs guides de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Qualité de l’eau potable : quelles normes pour les traces de produits phytopharmaceutiques ? Les normes françaises = les normes européennes Principe de base : « C’est l’usage de l’eau qui fait la norme ». Arrêté du 30 décembre 2022 modifiant l’arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité mentionnées aux articles R.1321-2, R.1321-3, R.1321-7, R.1321-38 du Code de la santé publique. Cet arrêté définit plusieurs types de seuils selon les paramètres concernés. Les limites de qualité qui ont un caractère impératif car elles peuvent avoir un impact sur la santé ; exemple : paramètres pathogènes microbiologiques. Les références de qualité qui ne sont pas impératives mais qui sont des indicateurs du bon fonctionnement des installations ; exemple : paramètre organoleptique. Les valeurs indicatives qui portent sur des paramètres chimiques ; elles permettent d’évaluer la qualité des EDCH et de gérer la présence de ces paramètres dans les EDCH. Eau potable – surveillance et qualité]]></page>
<page method="xml-texts" num="189"><![CDATA[Les valeurs de vigilance. Pour les produits phytopharmaceutiques, l’arrêté prend en compte de manière différentiée, d’une part, les substances actives et leurs métabolites pertinents pour les EDCH, d’autre part les métabolites non pertinents pour les EDCH. Note sur la pertinence : selon la directive européenne 2020-2184 « un métabolite de pesticide est jugé pertinent pour les eaux destinées à la consommation humaine s’il y a lieu de considérer qu’il possède des propriétés intrinsèques comparables à celles de la substance mère en ce qui concerne son activité cible pesticide ou qu’il fait peser (par lui-même ou par ses produits de transformation) un risque sanitaire pour les consommateurs » ; en France c’est l’Anses qui évalue la pertinence ou non des métabolites pour les eaux potables. Seuils de qualité pour les substances actives et les métabolites pertinents Type d’eau Limite de qualité = conformité réglementaire Eau destinée à la consommation humaine (eau du robinet) 0,1 µg/L par substance active* 0,5 µg/L pour la somme Eau brute destinée à la production d’eau potable (eau du captage) 2 µg/L par substance active* 5 µg/L pour la somme * sauf aldrine, dieldrine, heptachlore à 0,03 µg/L La norme européenne de 0,1 µg/L pour l’eau de boisson a été fixée en 1980. Le choix de cette valeur correspondait alors à la mise en application du principe de précaution et à l’objectif « zéro phyto » dans l’eau de boisson ; en effet, le seuil de détection analytique de cette période était à 0,1 µg/L pour de nombreuses substances. Il est important de rappeler que ce seuil n’a pas de fondement toxicologique. Aussi, un dépassement de la limite de 0,1 µg/L ne signifie pas un risque avéré pour le consommateur. Pour réaliser une évaluation du risque, il faut s’appuyer sur une valeur toxicologique individuelle comme le sont les valeurs sanitaires maximales, dénommées VMAX. En cas de dépassement de la limite de 0,1 µg/L, les ARS comparent donc les valeurs observées à la VMAX de la substance non conforme et décident, le cas échéant et en fonction de la situation, les conditions dérogatoires pour la distribution de l’eau aux consommateurs.]]></page>
<page method="xml-texts" num="190"><![CDATA[46 Sécurité consommateur I 46 Des exemples de VMAX (Anses) ou de VG (OMS) sont données ci-dessous. Seuils de qualité pour les métabolites non pertinents Type d’eau Valeurs indicatives Eau destinée à la consommation humaine (eau du robinet) 0,9 µg/L par substance active Absence de valeur indicative pour la somme Eau brute destinée à la production d’eau potable (eau du captage) Absence de valeur indicative A ce jour une vingtaine de métabolites ont été évalués par l’Anses. Parmi eux 12 ont été classés comme non pertinents pour les EDCH. Ils sont listés ci-dessous (année du classement « non pertinent ») : acétochlore ESA (2019) acétochlore OXA (2019) alachlore ESA (2019) chlorothalonil R471811 (2024) diméthachlore CGA 354742 (2019) diméthachlore CGA 369873 (2020) diméthénamide ESA (2022) diméthénamide OXA (2022) métazachlore ESA (2019) métazachlore OXA (2019) métolachlore ESA (2022) métolachlore OXA (2021) métolachlore NOA 413173 (2022) Exemples de normes sanitaires nationales et internationales L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Anses établissent des valeurs maximales ou des valeurs guides pour l’eau potable pour divers contaminants, dont les produits phytopharmaceutiques.]]></page>
<page method="xml-texts" num="191"><![CDATA[Ces valeurs individualisées sont basées sur l’évaluation du risque toxicologique des substances. Elles sont très souvent plus élevées que la norme européenne de 0,1 µg/L. Exemples : atrazine 60 µg/L Anses 2013 bentazone 300 µg/L OMS 2004, Anses 2007 métazachlore 240 µg/L Anses 2016 boscalid 120 µg/L Anses 2013 diméthénamide-p 60 µg/L Anses 2017 fluxapyroxad 44 µg/L Anses 2020 quinmérac 240 µg/L Anses 2013 En France, la règlementation relative aux cas de dépassement des limites de qualité des eaux du robinet fixe des modalités de gestion qui se basent sur des valeurs toxicologiques maximales (Vmax) établies individuellement par substance. Ces valeurs sont mises à disposition sur le site internet de l’Anses : https://www.anses.fr/fr/content/pesticides-dans-l%E2%80%99eau-du-robinet En janvier 2023, près de 180 Vmax de molécules sont disponibles (substances et métabolites). Bilan de qualité de l’eau du robinet en 2022 Chaque année, le ministère de la Santé et de l’Accès aux soins publie les rapports sur la qualité de l’eau du robinet sur de nombreux paramètres, dont les nitrates et les pesticides. Le rapport le plus récent, publié en décembre 2023, concerne les données de l’année 2022. Il indique que, cette année-là, 84,6 % de la population a été alimentée par de l’eau respectant en permanence les limites de qualité réglementaires pour les pesticides.]]></page>
<page method="xml-texts" num="192"><![CDATA[46 Sécurité consommateur I 46 Évolution du pourcentage de la population ayant reçu une eau du robinet respectant la limite réglementaire pour les pesticides (ministère en charge de la Santé 2023) En 2021 de nouvelles molécules, en particulier des métabolites classés pertinents pour les EDCH (mais non pertinents au niveau de l’EFSA), ont été intégrées dans les listes du contrôle sanitaire. Certaines sont l’origine de nombreux dépassements de la limite de qualité. L’Anses précise que l’amélioration de la surveillance a permis de mettre en évidence des molécules probablement présentes dans les eaux depuis de nombreuses années. La prise en compte des métabolites de dégradation des pesticides pose encore des questions d’interprétation. En effet, en absence d’évaluation par l’Anses, ou si les données toxicologiques de la substance n’ont pas été actualisées récemment, par défaut, les métabolites sont considérés comme pertinents pour les EDCH. La méthode d’établissement de la pertinence des métabolites pour les EDCH date de 2019 seulement et sa mise en œuvre se fait progressivement. Dans les eaux potables, il est important de distinguer les métabolites pertinents (MP) et les métabolites non pertinents (MNP). Les MP ont des propriétés proches de celles des substances actives et sont donc soumis à la même norme de qualité que les substances actives, à savoir 0,1 µg/L. Au contraire, les MNP se différencient par leur moindre toxicité et ne sont pas concernés par le seuil de 0,1 µg/L. 91,9 % 2019 94,1 % 2020 82,6 % 2021 84,6 % 2022]]></page>
<page method="xml-texts" num="193"><![CDATA[Les mycotoxines sont des contaminants naturels, produits par des champignons. Elles se retrouvent dans différents types de produits : céréales, vin, café… Certaines sont toxiques pour l’homme et les animaux, ex. l’Ochratoxine A (OTA) aux propriétés néphrotoxiques (maladies du rein des Balkans), tératogènes, neurotoxiques voire cancérigènes. Dans les céréales Les mycotoxines au champ, les 3 principales produites par des moisissures du genre Fusarium sont la DON (Désoxynivalénol), la Zéaralénone (ZEA) et les Fumonisines (FUMO) (sur maïs). Les autorités européennes ont fixé les teneurs maximales en DON, ZEA et FUMO pour l’ensemble des céréales dans les produits destinés à l’alimentation humaine. Le règlement CE 2024/1022 modifie les teneurs maximales en DON des denrées alimentaires, ce règlement est applicable depuis le 1er juillet 2024. Extrait de la règlementation européenne sur les DON : Produits Seuils DON en µg/kg Céréales non transformées autres que les grains non transformés de blé dur, avoine et maïs 1 000 Produits de mouture de céréales 1 (excepté les produits de mouture de maïs), pâtes (sèches) 600 Produits de mouture du maïs non mis sur le marché pour le consommateur final 1 000 Avoine non décortiquée 1 750 Produits de boulangerie, collations aux céréales et céréales pour petit-déjeuner 1 400 baby food 1 150 1 - Excepté les produits à base de rizPour mémoire : 1 ppm = 1mg/kg = 1000 µg/kg = 1000 ppb Point sur la règlementation mycotoxines 47 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="194"><![CDATA[47 Sécurité consommateur I 47 Compte tenu des faibles niveaux de contamination par les toxines de Fusarium, aucune teneur maximale réglementaire n’est fixée pour le riz et les produits à base de riz. Les mycotoxines de stockage produites par des moisissures des genres Aspergillus et Penicillium. En Europe, il s’agit principalement de l’Ochratoxine A (OTA) et une règlementation (dernier règlement UE 2022/1370) est appliquée pour les céréales destinées à l’alimentation humaine et animale. Les teneurs en céréales brutes sont limitées à 5 µg/kg et à 3 µg/ kg pour une grande partie des produits dérivés ou transformés. Pour plus d’informations, consulter le guide de gestion des mycotoxines des filières céréales : www.intercereales.com Cas de l’ergot : La Commission Européenne a publié le 1er juillet le règlement 2024/1808, modifiant le règlement 2023/915 pour la consommation humaine, en ce qui concerne les teneurs en sclérotes d’ergot et en alcaloïdes d’ergot. Il entre en vigueur depuis le 21 juillet 2024. Sur céréales brutes, la seule évolution concerne le seigle : l’abaissement de la teneur maximale réglementaire en ergot de 0,5 g/kg à 0,2 g/kg sera applicable au 1er juillet 2025, et non au 1er juillet 2024. Pour les produits transformés, une catégorie spécifique « Produits de mouture du blé (avec une teneur en cendres inférieure à 900 mg/100 g) » a été créée : l’abaissement de la teneur maximale en alcaloïdes de 100 µg/kg à 50 µg/kg initialement prévue au 1er juillet 2024 est reportée au 1er juillet 2028. Concernant les produits de mouture de seigle et le seigle mis sur le marché pour le consommateur final, l’abaissement de la teneur maximale en alcaloïdes de 500 µg/kg à 250 µg/kg, initialement prévue au 1er juillet 2024, est reportée au 1er juillet 2028.]]></page>
<page method="xml-texts" num="195"><![CDATA[La teneur maximale en alcaloïdes de l’ergot correspond à la somme des teneurs des 12 alcaloïdes de l’ergot. Le séchage et le nettoyage, y compris le tri (le cas échéant, le tri par couleur) et l’épointage ne sont pas considérés comme une « première transformation » dans la mesure où le grain entier reste intact. Pour mémoire, un sclérote « moyen » de la taille d’un grain de blé contient en moyenne 200 µg d’alcaloïdes. Pour un adulte de 70 kg, l’ingestion d’un sclérote est l’équivalent de 3 fois la DARf (dose aiguë de référence). Pour l’alimentation animale, la directive n° 2002/32 fixe la teneur maximale de sclérotes d’ergot parmi les céréales non moulues destinées à la consommation animale à 1 g/kg. Cas des toxines T-2 et HT-2 Les toxines T2 et HT2, qui faisaient l’objet jusqu’alors d’une recommandation, seront désormais réglementées (réglement UE 2024/1038) et intégrées au règlement 2023/915. Quelques valeurs pour les céréales non transformées : Céréales brutes (autre que orge, maïs, blé dur, et avoine) : 50 ug/ kg Orge de malterie : 200 ug/ kg Orge autre que malterie : 150 ug/ kg Maïs et blé dur : 100 ug/ kg Avoine non décortiquée 1250 : ug/ kg Dans les raisins et les vins Il s’agit de l’OTA produite principalement par Aspergillus carbonarius, moisissure se développant sur des baies blessées ou flétries. Elle se retrouve dans les raisins (frais ou secs), jus de raisin, moûts et vins.]]></page>
<page method="xml-texts" num="196"><![CDATA[47 Sécurité consommateur I 47 Le règlement CE 123/2005 a été modifié en août 2022 par le règlement CE 1881/2006 qui définit les teneurs maximales suivantes : 2 µg/kg pour les raisins secs, jus de raisin, vins et moûts. Dans les jus de pomme, boissons fermentées et spiritueuses Il s’agit de la patuline produite principalement par des moisissures du genre Penicillium. Jus de pomme = 50 µg/kg. Compotes et purées de pommes = 25 µg/kg. Produits à base de pommes pour les nourrissons = 10 µg/kg. La liste des contaminants sous surveillance risque encore de s’allonger. L’EFSA doit rendre des avis sur les enniatines, la moniliformine, le diacétoxyscirpénol, le nivalénol, la citrinine et la beauvéricine en plus des éléments traces métalliques (cadmium, plomb, arsenic…).]]></page>
<page method="xml-texts" num="197"><![CDATA[Démarches de qualité Démarches de qualité Certification Haute Valeur Environnementale des exploitations agricoles (HVE) Certification Haute Valeur Environnementale des exploitations agricoles (HVE) Certification des semences en France Certification des semences en France Focus sur les démarches de qualité Focus sur les démarches de qualité Qu’est-ce que GLOBALG.A.P.® ? Qu’est-ce que GLOBALG.A.P.® ? « Paquet hygiène » Conséquences pour les productions agricoles « Paquet hygiène » Conséquences pour les productions agricoles Contrats de solutions Contrats de solutions]]></page>
<page method="xml-texts" num="198"/>
<page method="xml-texts" num="199"><![CDATA[Qualification certification I 48 48 Pour un producteur, une démarche de qualité peut concerner : • soit un produit, • soit l’ensemble de son exploitation. Le respect des engagements peut être certifié par un organisme certificateur (OC). Quelles sont les attentes en matière de démarches qualité ? Consommateur : connaître les produits et être rassuré sur la sécurité sanitaire. Citoyen : fortes préoccupations environnementales. Les habitudes alimentaires des Français sont en constante évolution et tous les ans de nombreuses études dévoilent des changements dans les comportements. La crise du Covid-19 et le contexte mondial ont accéléré la tendance. Pour ces aliments, adopter une consommation responsable s’accompagne d’un éveil des consciences sur l’impact de notre alimentation sur l’environnement. L’essor de nouveaux régimes alimentaires est une réponse à ces nouveaux besoins de réassurance, de contrôle, de distinction sociale et d’éthique. Les consommateurs veulent, aujourd’hui, être informés et exigent de plus en plus de transparence de la part des fabricants. Ils veulent connaître l’origine des produits et demandent de la traçabilité tout au long de la chaine d’approvisionnement des produits alimentaires. Qui sont les Millenials ? Ce terme désigne l’ensemble des personnes nées entre le début des années 1980 et la fin des années 1990. Démarches de qualité]]></page>
<page method="xml-texts" num="200"><![CDATA[Leur poids démographique est considérable. En France, les Millenials représentent en 2020 la moitié de la population active ; ¾ des actifs dans dix ans. Ils sont les consommateurs d’aujourd’hui et surtout de demain. Connaitre leurs valeurs, leurs goûts, leurs émotions, leurs habitudes, est essentiel pour comprendre les nouvelles dynamiques de consommation. Quels sont les objectifs des démarches qualité ? Montrer son professionnalisme, crédibiliser le respect des exigences minimales, garder la main et son indépendance : ne pas se voir imposer par des clients des cahiers des charges inadaptés au terrain... Quels impacts pour le producteur ? Besoin de justifier ses pratiques. Demande du risque zéro par les clients. Traçabilité totale. Extension des exigences à tous les produits (frais, transformés...) et à tous les pays d’Europe. Demande issue de la grande distribution, de grossistes français et étrangers, d’industriels qui retravaillent les produits. Demande de durabilité dans les pratiques. Certification Définition Assurance écrite (certificat) donnée par un organisme qualifié et indépendant, Organisme Certificateur (OC), attestant qu’un service, un produit ou une entreprise est conforme à un référentiel et respecte ses exigences. La certification est un acte volontaire qui va au-delà des exigences réglementaires pour garantir que le produit ou le service répond aux performances attendues par le client.]]></page>
<page method="xml-texts" num="201"><![CDATA[Qualification certification I 48 48 Certification produit Permet d’attester que les caractéristiques d’un produit sont conformes à un cahier des charges donné. Certification délivrée par des OC accrédités EN 45011. Il s’agit d’un label qui atteste que la qualité d’un produit industriel (ex. : NF), agricole (ex. : Label Rouge), viticole (ex. : AOC) est conforme aux normes françaises, européennes ou internationales qui le concernent. Certification système ou d’entreprise Certification permettant d’attester de la mise en place d’un système organisationnel conforme à une référence et permettant de répondre à des enjeux internes (optimisation de l’organisation) et externes (demandes des clients). Certification délivrée par des OC accrédités EN 45012. Norme Définition de la norme Une norme est un texte de référence élaboré par un groupe de travail normalement constitué des parties intéressées (par exemple, fabricants, distributeurs, mais aussi consommateurs). Elle définit des caractéristiques et des règles volontaires applicables aux activités. Elle est le consensus entre l’ensemble des parties prenantes d’un marché ou d’un secteur d’activité. La grande majorité des normes sont européennes (NF, EN), les autres sont internationales (NF, EN, ISO). L’Association française de normalisation (AFNOR) est l’organisme officiel français de normalisation. Elle représente la France auprès de l’Organisation internationale de normalisation (ISO), du Comité européen de normalisation (CEN). Son influence est à la fois technique et stratégique, essentielle pour les entreprises françaises car 90 % des normes françaises sont mondiales.]]></page>
<page method="xml-texts" num="202"><![CDATA[Peu d’exploitations agricoles sont engagées dans les systèmes de management qualité, environnement, sécurité au travail ou encore énergie. L’agriculture durable repose sur une utilisation à bon escient des terres agricoles et les normes s’avèrent des outils précieux pour atteindre cet objectif, en formulant des lignes directrices et en définissant les meilleures pratiques concernant les matériels, les outils et les méthodes d’exploitation. Les normes ISO sur l’agriculture couvrent toutes les activités du secteur, de l’irrigation aux systèmes de positionnement par satellite (GPS), en passant par les matériels agricoles, le bien-être animal et la gestion durable des exploitations. Elles contribuent à promouvoir des méthodes d’exploitation efficaces, tout en garantissant la conformité de l’ensemble de la filière (de la ferme à l’assiette) en matière de sécurité et de qualité. Page suivante, une sélection de comités techniques ISO et des normes ISO consacrées à l’agriculture.]]></page>
<page method="xml-texts" num="203"><![CDATA[Qualification certification I 48 48 Les normes ISO favorisent le développement durable et un management environnemental rationnel qui contribuent à un avenir meilleur.]]></page>
<page method="xml-texts" num="204"><![CDATA[HACCP - Maîtrise de la sécurité alimentaire HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Point) est une approche systématique et rationnelle de la maîtrise des dangers microbiologiques, physiques et chimiques dans les aliments. HACCP a pour objectif la salubrité des denrées alimentaires. Le principe en est le suivant : analyse des dangers, maîtrise des points critiques, surveillance des conditions d’exécution, validation et vérification de l’efficacité du système mis en place. HACCP est mis en place par une équipe pluridisciplinaire et collective qui doit définir les moyens nécessaires à la maîtrise des dangers et s’assurer que ces moyens sont mis en œuvre de façon effective et efficace. Maîtrise de la sécurité alimentaire]]></page>
<page method="xml-texts" num="205"><![CDATA[Qualification certification I 48 48 Les différents systèmes de production Agriculture biologique (AB) « L’agriculture biologique constitue un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l’emploi d’intrants. Ses modes de transforma-tion privilégient la mise en valeur des caractéristiques naturelles des produits » (source : ministère de l’Agricul-ture et de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt). Nombre d’agriculteurs concernés : 61 000 exploitations agricoles engagées à fin 2023 pour 2 770 000 hectares, soit 10,4 % de la SAU totale, dont 744 000 ha en grandes cultures et 171 000 ha en vigne. Pour aller plus loin : https://www.agencebio.org/vos-outils/les-chiffres-cles/observatoire-de-la-production-bio Agriculture durable « L’agriculture durable invite à promouvoir et à pratiquer une agriculture économiquement viable, saine pour l’environ-nement et socialement équitable. L’agriculture durable est une agriculture soutenable car elle répond aux besoins d’aujourd’hui (aliments sains, eau de qualité, emploi et qualité de vie) sans remettre en cause les ressources naturelles pour les générations futures ». https://www.civam.org Nombre d’agriculteurs concernés : quelques centaines, réseau des fermes AD.]]></page>
<page method="xml-texts" num="206"><![CDATA[Agroécologie L’agroécologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle les amplifie tout en visant à diminuer les pressions sur l’environnement (ex. : réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytopharmaceutiques) et à préserver les ressources naturelles. Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement (source : site https://agriculture.gouv.fr/quest-ce-que-lagroecologie) 6 principales démarches sont définies : limiter l’utilisation d’intrants, améliorer la qualité des sols, limiter l’érosion, préserver les ressources en eau, favoriser le rôle de la faune auxiliaire, rechercher l’autonomie en limitant les achats extérieurs, apporter plus de valeur ajoutée aux productions. Un outil de diagnostic agroécologique des exploitations réalisé pour le compte du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt est accessible librement et gratuitement sur Internet. Il a pour objectif d’accompagner les agriculteurs dans leur réflexion autour des performances de leur exploitation, de leurs pratiques et leurs démarches. Ce n’est pas un outil normatif Ses résultats ne sont pas utilisés pour les contrôles, pour la conditionnalité ou pour l’attribution des aides. Il n’est pas figé et pourra évoluer dans le temps. Pour aller plus loin : www.diagagroeco.org BASF a pour ambition de devenir fournisseur de solutions pour l’agriculture, en accompagnant ces nouvelles démarches de progrès, en codéveloppant de nouveaux itinéraires culturaux de production, en continuant]]></page>
<page method="xml-texts" num="207"><![CDATA[Qualification certification I 48 48 à réduire l’usage des intrants grâce à l’innovation et en renouvelant les modalités de coopération au sein du monde agricole. Pour ouvrir ce nouveau chapitre, BASF France - Division Agro se dote d’une feuille de route agroécologique à l’horizon 2030. Elle constitue un guide qui structure les solutions agroécologiques déjà déployées par BASF, donne une trajectoire ambitieuse et coordonnée de toutes les actions dans ce domaine et intègre des objectifs mesurables à long terme. Agriculture de précision Le terme « précision » correspond davantage à une notion de raisonnement, c’est-à-dire choisir le bon produit, associée à la notion de localisation par la prise en compte de l’échelle intra-parcellaire et la mise en avant de l’utilisation de matériels spécifiques pour moduler les apports d’intrants au sein de la parcelle. L’agriculture de précision fait appel à différentes technologies : équipements informatiques (au bureau et sur matériels), systèmes GPS sur tracteurs, engins de récolte, quads… capteurs de rendement, systèmes électroniques embarqués permettant la modulation des opérations culturales (semoirs, épandeurs d’engrais, pulvérisateurs), images satellite, systèmes d’Information Géographique (SIG), internet. Nombre d’agriculteurs concernés : quelques centaines, limitée aux passionnés de matériel et de technologie, nécessite de grandes surfaces, mais l’évolution du matériel va démocratiser les équipements dans de nombreuses exploitations. Pour aller plus loin : https://beapi.coop/]]></page>
<page method="xml-texts" num="208"><![CDATA[Agriculture paysanne L’agriculture paysanne doit permettre à un maximum de paysans répartis sur tout le territoire de vivre décemment de leur métier en produisant sur une exploitation à taille humaine une alimentation saine et de qualité, sans remettre en cause les ressources naturelles de demain (économies d’énergie, autonomie du système, biodiversité domestique). Elle doit participer avec les citoyens à rendre le milieu rural vivant dans un cadre de vie apprécié par tous. L’agriculture paysanne vise en premier lieu à promouvoir la dimension familiale des exploitations agricoles et intègre dans sa définition une dimension politique. Elle fait l’objet d’une charte déclinée en 10 principes mais sans suivi officiel des adhésions. Elle promeut le respect des sociétés paysannes et de l’emploi agricole et rural réparti sur tout le territoire, sur des exploitations à taille humaine. Pour aller plus loin : http://www.agriculturepaysanne.org Agriculture biodynamique L’agriculture biodynamique se veut une agriculture assurant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux hommes. Elle se base sur une profonde compréhension des lois du « vivant » acquises par une vision qualitativeet globale de la nature. L’agriculture biodynamique tient compte des énergies subtiles, notamment de l’influence des astres, comme la lune (calendrier lunaire des travaux agricoles), et des propriétés « dynamisantes » de certaines plantes et préparats. Elle dispose de divers cahiers des charges gérés par des associations, dont les deux plus connus sont Demeter et Biodyvin. Pour aller plus loin : https://agriculture-de-conservation.com/+-Biodynamie-56-+.html]]></page>
<page method="xml-texts" num="209"><![CDATA[Qualification certification I 48 48 Agroforesterie L’agroforesterie désigne l’association d’arbres et de cultures ou d’animaux sur une même parcelle agricole, en bordure ou en plein champ. Il existe une grande diversité d’aménagements agroforestiers : alignements dans une parcelle, haies, arbres isolés, bords de cours d’eau (ripisylves)… L’arbre est également associé à l’élevage, exemple : lorsque les animaux pâturent sous des vergers de fruitiers. Dans les systèmes agricoles, les arbres occupent une place fondamentale en tant qu’abris pour la biodiversité (les ravageurs et leurs prédateurs), en tant que brise-vent et en ce qui concerne la lutte contre l’érosion des sols, la rétention de l’eau… Pour aller plus loin : http://www.agroforesterie.fr Agriculture de conservation des sols L’agriculture de conservation des sols, une 3è voie agricole selon l’Association pour la Promotion d’une Agriculture Durable (APAD), entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique, place le sol au cœur du système de production et s’appuie sur 3 piliers complémentaires : couverture permanente des sols, semis sans travail du sol, diversité et rotation des cultures. À travers le monde, les surfaces cultivées en agriculture de conservation des sols progressent chaque année (150 millions d’hectares à ce jour). En France aussi, ce système agricole est en voie de développement. On estime ainsi que 2 % des agriculteurs français ont adopté l’agriculture de conservation des sols. Par son approche globale, l’agriculture de conservation des sols va même au-delà de la préservation des sols et fournit des bénéfices multiples et notamment environnementaux.]]></page>
<page method="xml-texts" num="210"><![CDATA[Suppression de l’érosion des sols, des inondations et des coulées de boue. Gain en qualité de l’eau et en efficacité pour les cultures. Développement de la biodiversité. Augmentation de la séquestration de carbone et diminution des émissions de gaz à effet de serre. Meilleure fertilité des sols. Moins de consommation de gazole. En début d’année 2020, l’APAD a créé le label « Au Cœur des Sols ». C’est un référentiel évolutif qui prend en compte la réalité du terrain et qui intègre la démarche de progrès permanent au sein des exploitations engagées dans la démarche agriculture de conservation. Objectif d’ici 2025 : 5 000 fermes labellisées et 10 000 en 2030. Pour aller plus loin : https://www.apad.asso.fr Agriculture régénérative Agriculture régénérative, régénératrice, ou de régénération ? Trois appellations cohabitent pour désigner toute agriculture capable d’assurer son rôle nourricier tout en « réparant » l’environnement. Le terme « régénératif » n’existe ni dans le Larousse, ni dans Le Robert. L’usage décidera qui de l’agriculture « régénératrice » ou « de régénération » restera. On parle d’agriculture biologique (et non d’agriculture de biologie), mais d’agriculture de précision (et non d’agriculture précise). L’agriculture régénérative est proche de l’agriculture de conservation des sols. C’est probablement le débat sur le glyphosate qui a semé des doutes dans l’opinion publique et donc chez les industriels à la recherche d’un mot plus positif ? Notons que ce qui est cherché c’est la qualité]]></page>
<page method="xml-texts" num="211"><![CDATA[Qualification certification I 48 48 mais sans baisse de productivité globale, donc sans augmentation de prix. L’idée d’un usage plus global s’est diffusée dans le cadre de la captation du CO2 : régénérer les sols. Au milieu des années 2010, l’agro-alimentaire commence à adhérer au terme et aux objectifs, soutenue par la recherche scientifique internationale. Le terme est plus valorisant et plus communiquant. C’est un affichage de progrès et en conformité de fait aux objectifs de l’agriculture de conservation des sols. Parmi les acteurs proches de ce mouvement nous retrouvons : Danone désigne l’Agriculture Régénératrice comme un ensemble de pratiques agricoles ayant pour objectifs la protection des sols, le bien-être animal et l’accompagnement des agriculteurs. Mac Cain accompagné par l’association Earthworm a pour ambition d’avoir 100 % de ses productions de pommes de terre engagés dans la démarche d’ici 2030. « Pour une agriculture du vivant » (PADV) l’association créée en 2018 avec 40 filières engagées et 150 000 ha de fermes sous contrat de progrés. L’association met à disposition en open-source le premier outil de mesure de la transition agroécologique « l’indice de régénération » (IR). agricultureduvivant.org L’Indice de Régénération : une boussole agronomique trans-label:]]></page>
<page method="xml-texts" num="212"><![CDATA[La certification environnementale des exploitations agricoles a été créée en 2012 à la suite du Grenelle de l’environnement afin d’encourager l’engagement d’un maximum d’exploitations agricoles dans la transition agroécologique. La certification environnementale est une certification publique portée par les ministères en charge de l’Agriculture et de la Transition écologique. C’est une démarche volontaire, accessible à toutes les filières, construite autour de quatre thématiques environnementales : la protection de la biodiversité, la stratégie phytosanitaire, la gestion de la fertilisation, la gestion de la ressource en eau. Elle concerne l’ensemble de l’exploitation. Elle peut se faire de manière individuelle ou dans un cadre collectif. Ce dernier représente 68 % de l’ensemble des exploitations certifiées HVE au 1er janvier 2024. Elle est conçue selon trois niveaux de progression environnementale. Seul le niveau 3 donne accès à la certification « Haute Valeur Environnementale » agréée par le ministère en charge de l’Agriculture » (une mention et un logo apposables sur les produits issus de l’exploitation certifiée pour une valorisation auprès des consommateurs). Le premier niveau correspond à la maîtrise de la règlementation environnementale (environnement, bonnes conditions agricoles des terres, santé publique, santé animale et végétale, bien-être des animaux). C’est un prérequis pour accéder aux niveaux 2 et 3. Certification Haute Valeur Environnementale des exploitations agricoles (HVE) 49 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="213"><![CDATA[49 Qualification certification I 49 Le deuxième niveau certifie le respect par l’agriculteur d’adoption de pratiques à faible impact environnemental. Il concerne des obligations de moyens permettant notamment de raisonner les apports d’intrants et de limiter les fuites dans le milieu. L’engagement des agriculteurs dans le niveau 2 de la certification environnementale se fait très majoritairement dans le cadre de la reconnaissance d’équivalence de démarches environnementales. Pour cela, il est nécessaire que le niveau des exigences de leur cahier des charges et le niveau de leur système de contrôle soient jugés équivalents au dispositif de certification environnementale. En janvier 2023, 82 démarches sont reconnues. Les démarches peuvent bénéficier d’une reconnaissance totale lorsqu’elles portent sur l’ensemble des activités de l’exploitation (exemples : AREA, Charte d’Aucy, CRITERRES, SME des Vins de Bordeaux, Référence Nestlé,…) ou d’une reconnaissance sectorielle si elles portent seulement sur certaines activités (exemples : Bee Friendly, EQC, Norme V01-007 Agri-Confiance, Zéro Résidu de Pesticides, CRC, Cahier des Charges de production de légumes Bonduelle en Hauts de France,…). https://agriculture.gouv.fr/niveau-2-de-la-certification-environnementale-liste-des-demarches-reconnues Le troisième niveau s’appuie sur des obligations de résultats mesurées par des indicateurs de performances environnementales. Seul ce 3è niveau donne accès à la certification « Haute Valeur Environnementale ». Depuis le 1er janvier 2023, une version rénovée du référentiel HVE (version 4 de novembre 2022) est entrée en vigueur. A compter de cette date, toute nouvelle certification HVE est attribuée selon la version 4 du référentiel. Les exploitations certifiées avant le 1er janvier 2023, selon la version 3 du référentiel de 2016, peuvent prolonger leur certificat jusqu’au 31 décembre 2024 ou, pour celles dont le certificat coure au-delà du 31 décembre 2024, aller]]></page>
<page method="xml-texts" num="214"><![CDATA[à échéance de leur certification, en respectant les modalités de suivi du Plan de contrôle lié à la version 3. Dans ce nouveau référentiel, seule reste la voie A. Des items pour chaque thématique (biodiversité, phytosanitaire, fertilisation, irrigation) permettent d’obtenir des points. L’obtention de la certification HVE est liée à l’acquisition de 10 points minimum pour chaque thématique. Exemple : liste des items pour le volet « stratégie phytosanitaire » : % de la SAU non traitée : 10 points accessibles. IFT herbicides : 3 à 5 points (selon les cultures) accessibles. IFT hors herbicides : 3 à 5 points (selon les cultures) accessibles. Utilisation de produits CMR1 (nouvel item) : l’utilisation de produits CMR1 interdit l’accès à la certification HVE sauf dérogation exceptionnelle en cas d’impasse avérée ou de situation de force majeure à la suite de la demande du secteur de production. Cet item ne permet pas de gagner des points. Absence d’utilisation d’herbicides CMR2 (nouvel item) : 1 point accessible. Absence d’utilisation de produits hors herbicides CMR2 : 1 point accessible. Surveillance active des parcelles (nouvel item) : 3 points accessibles. Utilisation de méthodes alternatives à la lutte chimique : 3 points accessibles. Conditions d’application des traitements visant à limiter les fuites dans le milieu au-delà du règlementaire : 2 points accessibles. Diversité spécifique et variétale : 2 (en vigne) à 3 (en arboriculture) points accessibles. Couvert végétal inter-rang : 3 points accessibles. Soit un total de 30 à 35 points accessibles selon les cultures. La certification HVE est valable 3 ans et est sou-]]></page>
<page method="xml-texts" num="215"><![CDATA[49 Qualification certification I 49 mise à une règlementation nationale. Pour la conser-ver, les exploitations agricoles sont auditées au moins une fois tous les dix-huit mois par un orga-nisme certificateur agréé par le ministère en charge de l’Agriculture. Cet audit permet de s’assurer du respect des seuils des indicateurs de performance environnementale tout au long de la durée de validité du certificat. Il y a donc un audit initial, un audit de suivi et un audit de renouvellement. Quelle est la campagne évaluée lors des audits ? Sous réserve de précision apportée dans l’item, l’audit doit porter sur la dernière campagne achevée à date de l’audit (campagne n). Ce sont les pratiques réalisées lors de cette campagne qui doivent être évaluées. Certains items (IFT, bilan azoté, quantité d’azote apportée, quantité de substances actives appliquée) peuvent être calculés sur plusieurs campagnes : n, n-1 et/ou n-2. La période de 12 mois sur laquelle s’étale la campagne doit être définie en amont de l’audit entre l’agriculteur et l’organisme certificateur ou la structure collective. Elle doit être identique pour tous les indicateurs de performance. Quand c’est possible, elle doit être calée sur la période de l’exercice comptable. Lorsque 2 campagnes complètes se sont écoulées depuis l’audit précédent, l’évaluation doit couvrir les 2 campagnes, les indicateurs de performance environnementale devant être respectés tout au long de la certification. Au 1er janvier 2024, 38351 exploitations agricoles sont certifiées Haute Valeur Environnementale, dont 9028 selon la version 4 du référentiel HVE. Ce sont 994 exploitations certifiées de plus qu’au 1er juillet 2023. Les exploitations certifiées HVE représentent ainsi 9,2 % des exploitations agricoles françaises d’après le dernier recensement agricole de 2020 et couvrent au moins 2,3 millions d’hectares, soit 8,7 % de la surface agricole utile (SAU) française.]]></page>
<page method="xml-texts" num="216"><![CDATA[évolution du nombre d’exploitations agricoles certifiées haute valeur environnementale 43 % des exploitations certifiées HVE combinent une autre démarche de qualité (AOP-AOC, AB, IGP). Part des exploitations certifiées HVE par filière Chiffres Janvier 2023 - Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire Le nombre d’exploitations certifiées HVE continue globalement d’augmenter dans toutes les filières. L’orientation principale des exploitations certifiées HVE au 1er janvier 2024 reste majoritairement la viticulture (60,9 %). Toutefois, la part d’exploitations viticoles dans l’ensemble des exploitations certifiées HVE entre le 1er juillet 2023 et le 1er janvier 2024 diminue au profit des exploitations avec élevage (+1,3 %).]]></page>
<page method="xml-texts" num="217"><![CDATA[49 Qualification certification I 49 74 % des exploitations certifiées HVE se situent dans les régions Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Grand Est et Auvergne Rhône-Alpes. L’Occitanie et le Grand Est enregistrent les plus fortes hausses d’exploitations certifiées entre le 1er juillet 2023 et le 1er janvier 2024 avec respectivement +224 et +195 exploitations. Nombre exploitations certifiées HVE par départementTotal d’exploitations certifiées HVE : 38 351 Chiffres Janvier 2024 - Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire Ecorégimes de la nouvelle PAC 2023-2027 et certification HVE Dans le cadre de la nouvelle PAC, 3 écorégimes sont possibles au choix de l’agriculteur : La voie des « pratiques » : diversité des cultures et des assolements. La voie « éléments favorables à la biodiversité » : biodiversité sur l’exploitation. La voie « certification environnementale » : HVE et AB. S’ajoute pour la voie des pratiques et celle de la certification environnementale, un bonus possible « haie durable ». Un premier bilan sur les écorégimes (aides créées pour Nombre par département > 1 000 101 à 999 11 à 100 < 10]]></page>
<page method="xml-texts" num="218"><![CDATA[la programmation 2023-2027) réaliisé par le ministère d’agriculture a été présenté en juillet 2024. 95 % des agriculteurs ayant touché des aides découplées ont bénéficié des écorégimes. Parmi ces bénéficiaires 83 % sont passés par la voie dite « des pratiques agronomiques». 94 % des dossiers ont obtenu le niveau supérieur contre 70 % attendu ( pour rappel, il existe 2 niveaux d’aides). 13 % par la voie de la certification ( 65 % de cette deuxième voie grâce à la bio, 34 % grâce à la HVE et 0,5 % via la certification CE2+. 4 % par la voie «des infrastructures agroécologiques». Qu’est-ce que le niveau CE2+ ? L’exploitation doit être au niveau 2 de la HVE (obligations de moyens) et répondre aux exigences de la certification HVE (niveau 3) sur un des 4 volets (biodiversité, phytosanitaire, fertilisation, irrigation) ou répondre à une 5è voie appelée « agriculture de précision ». Cette 5è voie exige l’utilisation de 2 outils d’aide à la décision dont un pour la protection phytosanitaire et l’engagement dans le recyclage (ex : ADIVALOR). Pour plus d’informations se reporter aux sites : https://agriculture.gouv.fr/tout-savoir-sur-la-haute-valeur-environnementale-hve https://hve-asso.com]]></page>
<page method="xml-texts" num="219"><![CDATA[50 Qualification certification I 50 L’association Contrat de solutions propose une boîte à outils collective et accessible à tous pour accompagner les transitions en agriculture. Des solutions évaluées collectivement par des experts scientifiques et techniques, organisées par leviers, soutenues par 45 partenaires. 114 fiches solutions alternatives phytos Explore les différents leviers à combiner, de la Protection Intégrée des Cultures (PIC). Identifie les freins et conditions de réussite pour favoriser l’appropriation par les agriculteurs. 104 initiatives et pratiques agricoles favorables aux pollinisateurs Valorise les différents leviers impactant positivement ou négativement les pollinisateurs. Regroupe ces initiatives sur une cartographie nationale pour une recherche territorialisée. Contrats de solution]]></page>
<page method="xml-texts" num="220"><![CDATA[La France avec 17 000 agriculteurs multiplicateurs sur 372 000 ha (campagne 2022-2023) est le premier producteur de semences de l’Union européenne et le premier exportateur mondial (plus de 1,8 M d’€ en 2021). La France est également l’un des premiers pays à avoir mis en place un contrôle qualité et une certification officielle obligatoire des semences et plants agricoles. Cette mission de service public, confiée par le ministère en charge de l’agriculture, est assurée par le Service Officiel de Contrôle et Certification (SOC) au sein de SEMAE (ex GNIS). SEMAE rappelle via le site https://www.semae.fr/semences-cereales-proteagineux/creation-varietale/ les atouts des semences certifiées. Cette certification officielle de conformité garantit pour les semences agricoles : identité et pureté variétale, pureté physique, faculté germinative, qualité sanitaire. Certification des semences en France 51 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="221"><![CDATA[51 Qualification certification I 51 Cette certification repose sur des règles et normes régies par des règlements techniques homologués par le ministère en charge de l’agriculture. Le SOC contrôle et assure la traçabilité à tous les stades du processus de la production des semences. La certification est réalisée dans des usines agréées d’entreprises préalablement admises au contrôle par le SOC. Elle se matérialise par l’apposition sur chaque emballage de semences et plants agricoles d’un certificat officiel de ce type : Le SOC, le CTPS et le Geves sont les 3 organismes complémentaires qui contribuent à la qualité des semences. CTPS, Comité Technique Permanent de la Sélection, comité consultatif Il élabore les règlements techniques d’inscription des variétés au catalogue officiel et propose au ministre de l’Agriculture l’inscription des variétés. Il participe à l’élaboration des règlements techniques de la production des semences. Geves, Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences Groupement d’intérêt public associant le ministère en charge de l’agriculture, l’Inrae et le SEMAE, il met en place, pour le compte du CTPS, les essais permettant de juger les variétés proposées à l’inscription au catalogue officiel. Source SOC]]></page>
<page method="xml-texts" num="222"><![CDATA[Il procède aux analyses nécessaires à la certification et au commerce international des semences dans ses laboratoires officiels de la Station nationale d’essais de semences (SNES). Loi sur les obtentions végétales et les semences de ferme L’usage des semences de ferme est libre dans les pays de l’UE pour au moins 21 espèces et 13 supplémentaires en France (dont blé, pomme de terre, colza, espèces fourragères, CIPAN, soja…) contre rémunération pour l’obtenteur des variétés, sur la base d’un accord appelé Contribution Volontaire Etendues (CVE précédemment CVO pour cotisation volontaires obligatoires). En sont exemptés : les producteurs récoltant moins de 92 T de céréales, les variétés tombées dans le domaine public (450 variétés en France). Le dispositif CVE ne s’applique pas aux hybrides et aux variétés synthétiques. Le décret du 05/07/2012 précise que chaque État peut restreindre le droit de l’obtenteur « dans des limites raisonnables » pour permettre l’utilisation de semences de ferme par l’agriculteur sur son exploitation. Semences paysannes (produites par l’agriculteur et non enregistrées dans le catalogue officiel des espèces et variétés) : La loi du 10 juin 2020 permet de vendre des semences de variétés du domaine public aux amateurs, en dérogation de la règlementation générale sur les semences. Il n’est pas obligatoire que la variété soit inscrite sur une des listes du catalogue officiel des espèces et variétés cultivées, et la production des semences correspondantes ne répond à aucune norme officielle en matière de pureté variétale, de pureté spécifique et de germination.]]></page>
<page method="xml-texts" num="223"><![CDATA[Qualification certification I 51 51 Les règles sanitaires continuent à s’appliquer. Ces échanges ou ventes sont limitées à des utilisateurs non professionnels. Commercialisation de semences en mélange Autorisée pour les semences fourragères, semences pour gazon, semences pour jachères, elle est étendue aux céréales : mélange de plusieurs espèces, ou pour une espèce de plusieurs variétés, toutes répondent avant mélange aux règles de certification ou de commercialisation qui leur sont applicables (Arrêté du 26 juin 2018). Ces mélanges représentaient 17 % des céréales emblavées en 2021.]]></page>
<page method="xml-texts" num="224"><![CDATA[TROIS MODES DE VALORISATION DES PRODUITS AGRICOLES ET ALIMENTAIRES DIFFéRENTS MAIS COMPLéMENTAIRES 1. Les signes d’identification de la qualité et de l’origine Une qualité gustative supérieure (Label Rouge). Une qualité environnementale (Agriculture biologique). Une qualité liée à l’origine et à la tradition (AOC, AOP, IGP, STG). La qualité gustative supérieure : Le Label Rouge garantit des produits d’un niveau de qualité supérieure com-parés aux autres produits similaires. Sa vocation : répondre aux plaisirs gustatifs des consommateurs. Propriété du ministère en charge de l’agriculture, le Label Rouge Focus sur les démarches de qualité 52 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="225"><![CDATA[Qualification certification I 52 52 est une démarche impliquant tous les acteurs de la filière, dans le respect d’un cahier des charges strict. Le suivi du maintien dans le temps du label est assuré par la réalisation régulière d’analyses sensorielles et de tests organoleptiques qui comparent le produit Label Rouge avec le produit courant. 438 Label Rouge enregistrés, dont plus de 300 dans les filières viandes, volailles, charcuteries et salaisons, soit près de 50 000 producteurs pour un chiffre d’affaires de 1,65 milliards d’euros en 2020. La qualité attachée à un mode de production respectueux de l’environnement L’Agriculture Biologique (AB) définit un ensemble de pratiques agricoles respectueuses des équilibres écologiques. Elle se démarque par son mode de production basé sur la non-utilisation de produits chimiques de synthèse, le recyclage des matières organiques, la rotation des cultures et la lutte biologique. L’origine biologique d’un produit est garantie par le logo AB, propriété du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt. Nombre d’agriculteurs concernés : 61 000 engagés à fin 2023 pour 2 770 000 hectares, soit 10,3 % de la SAU totale, dont 1 610 000 ha en cultures fourragères, 744 000 ha en grandes cultures, 171 000 ha en vigne, 66 000 ha en fruits, 46 000 ha en légumes. Ce logo est l’équivalent européen d’AB en France. Ce logo est obligatoire depuis le 1er juillet 2010, mais les logos nationaux pourront subsister parallèlement sur les étiquetages. Les règlements (CE) 2018/848 déterminent les règles de production, de préparation, d’étiquetage et de contrôle en agriculture biologique.]]></page>
<page method="xml-texts" num="226"><![CDATA[La qualité liée à l’origine et à la tradition  L’Appellation d’Origine Protégée (AOP) désigne un produit dont les principales étapes de production sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même aire géographique, qui donne ses caractéristiques au produit. C’est un signe européen qui protège le nom du produit dans toute l’Union européenne. L’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) désigne des produits répondant aux critères de l’AOP et protège la dénomination sur le territoire français. Elle constitue une étape vers l’AOP, désormais signe européen. Elle peut aussi concerner des produits non couverts par la règlementation européenne (cas des produits de la forêt par exemple). C’est la notion de terroir qui fonde le concept des appellations d’origine. AOC/AOP boissons alcoolisées : 364 appellations (25,5 milliards de chiffre d’affaires en 2021 – 61,9 % des boissons alcoolisées commercialisées) Dans le secteur vitivinicole, l’AOC constitue également une mention traditionnelle. Afin de clarifier l’offre au consommateur, le symbole AOP de l’Union européenne doit figurer sur l’étiquetage des produits concernés (seuls les vins sont autorisés à porter l’appellation d’origine contrôlée française [AOC]). AOP laitières : 51 appellations dont 46 fromages (20 000 producteurs) AOP produits agroalimentaires : 45 appellations dont 13 fruits et légumes (12 000 producteurs) Les AOP agro-alimentaires (produits laitiers inclus) représentent 2,34 milliards d’euros en 2022 (2,3 % de la production alimentaire commercialisée).]]></page>
<page method="xml-texts" num="227"><![CDATA[52 Qualification certification I 52 L’Indication Géographique Protégée (IGP) désigne des produits agricoles et des denrées alimentaires dont les caractéristiques sont étroitement liées à une zone géographique, dans laquelle se déroule au moins leur production, leur transformation ou leur élaboration. IGP produits agroalimentaires : 148 en France (ex. : pruneau d’Agen, haricot tarbais, riz de Camargue) pour un chiffre d’affaires de 1,93 milliards d’euros en 2021 soit 1,8 % de la production alimentaire commercialisée. IGP vins et cidres : 75 vins (ex. : Côtes de Gascogne), 2 cidres (ex. : cidre de Bretagne) et 35 boissons spiritueuses en France pour un chiffre d’affaires de 3,11 milliards d’euros en 2021 soit 7,5 % des boissons alcoolisées commercialisées en 2021. Soit environ 25 000 producteurs. La Mention Spécialité Traditionnelle Garantie (STG) ne fait pas référence à une origine, mais met en valeur une composition traditionnelle du produit ou du mode de production traditionnel. La STG permet de protéger un nom caractérisant une recette ou un savoir-faire traditionnel. Exemples : moules de bouchot. Règlement (CE) n° 509/2006 relatif aux spécialités traditionnelles garanties. 2. Les mentions valorisantes mettant en exergue une caractéristique spécifique liée au mode de production du produit « Produit fermier » « Produit de montagne » « Produits-pays » « Vins de pays »]]></page>
<page method="xml-texts" num="228"><![CDATA[Si ces différents labels gagnent en notoriété auprès du consommateur, ils ne sont pas seuls à vouloir convaincre le consommateur-citoyen. À côté des six labels officiels reconnus par l’INAO, des dizaines d’autres prolifèrent dans les allées des magasins. Certains sont d’initiative privée ou associative, comme les labels « Fairtrade », « Equitable », « Ecocert », « Producteurs paysans » qui garantissent à des degrés différents un commerce équitable et des revenus justes aux différents acteurs des filières. D’autres sont publics, comme les labels « Viande de France » ou « Pêche durable », créés de façon récente pour saluer les démarches en faveur de la traçabilité des produits, ou en faveur de l’environnement. 3. Les démarches de certification de produits visant à normaliser un processus de fabrication d’un produit sous le contrôle d’un organisme certificateur Autres démarches de qualité La Certification de Conformité des Produits (CCP) identifie toutes les démarches de qualité dans lesquelles les acteurs de la filière s’engagent et certifient que ce qu’ils annoncent est exact. Les producteurs s’engagent volontairement dans cette démarche de certification garantissant la conformité du produit à leur cahier des charges, contrôlé par un organisme indépendant accrédité selon la norme NF EN 45 011. Les déclarations d’engagement dans une démarche de certification sont enregistrées auprès du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et de la forêt, l’organisme d’accréditation étant le Comité français d’accréditation (COFRAC). Contrairement au Label Rouge, il n’existait pas de logo officiel pour identifier]]></page>
<page method="xml-texts" num="229"><![CDATA[52 Qualification certification I 52 les produits certifiés CCP, mais seulement un logo privé. Depuis le 1er janvier 2009, le logo « Produit Certifié », géré par l’ADCCPA (Association pour le développement de la certification de conformité de produit agroalimentaire), est approuvé par les pouvoirs publics comme le logo unique de la certification de conformité de produit. + de 50 000 producteurs concernés par ces démarches et environ 300 cahiers des charges validés avec 60 filières ou entreprises qui ont choisi d’utiliser le logo Produit Certifié. Agri Confiance est une association créée en février 2002, qui regroupe 50 coopératives agricoles engagées dans des démarches qualité. Agri Confiance repose sur deux normes françaises AFNOR : NF V01-005 (management de la qualité) et NF V01-007 (management de la qualité et de l’environnement). 20 000 exploitations agricoles, 7 filières agricoles. Exemples : foie gras Montfort-Euralis palmipèdes, mâche Val Nantais, GrandLait-Sodiaal, vin de Buzet.]]></page>
<page method="xml-texts" num="230"><![CDATA[GLOBAL Good Agricultural Practices est un référentiel de bonnes pratiques agricoles d’origine britannique. Il est rédigé pour les filières fruits et légumes, café, thé, cultures florales et ornementales, cultures mécanisées (aspects sécurité), élevage, aquaculture… Initiative due au départ à la grande distribution d’Europe du Nord. Aujourd’hui, les représentants mondiaux (pas de Français) de la grande distribution sont regroupés dans le « Retail and Food Service members » group. Les enjeux majeurs de la certification GLOBALG.A.P. sont : développement de meilleures pratiques de production, lutte et gestion intégrée des cultures, mise en œuvre des principes HACCP, préservation de la faune et de la flore, meilleure gestion des ressources naturelles, santé, sécurité des ouvriers agricoles et garantie de leur protection sociale. Tous les membres de GLOBALG.A.P. sont regroupés sous l’entité agréée FoodPlus GmbH qui gère le développement du standard et son contrôle. Peuvent être certifiés les producteurs individuels ou les organisations de producteurs. GGN est l’acronyme de « GLOBALG.A.P. Number » ou Numéro GLOBALG.A.P. Le label GGN est une initiative de l’entreprise GLOBALG.A.P. Le GGN est un numéro d’identification du producteur ou du groupement de producteurs à 13 chiffres qui est attribué à tous les producteurs inscrits pour la certification. Quelques chiffres : en 2023 194 000 producteurs dans 137 pays pour 4,5 millions d’ha en productions végétales. Pour en savoir plus : www.globalgap.org Qu’est-ce que GLOBALG.A.P.® ? 53 I Qualification certification]]></page>
<page method="xml-texts" num="231"><![CDATA[54 Qualification certification I 54 La règlementa-tion européenne dite du « Paquet hygiène » s’appli-que aux exploitations agricoles faisant de la production primaire d’origine végétale (et/ou animale) de denrées alimentaires et de produits destinés à l’alimentation animale. Afin d’assurer leurs conformités, cette règlementation définit, notamment, l’obligation : de mettre sur le marché des denrées alimentaires sûres, d’assurer la traçabilité des produits, de respecter des bonnes pratiques d’hygiène lors de la production primaire. Les règlements constitutifs du « Paquet hygiène »  Food Law (règlement 178/2002) Règlement socle Alimentation animale Toutes les denrées alimentaires (commerce de détail inclus) Denrées alimentaires d’origine animale (hors commerce de détail) Professionnels Règlement 183/2005 Règlement 852/2004 Règlement 853/2004 Services de contrôle Règlement (UE) 2017/625 « contrôles officiels » Retrouvez l’ensemble de la règlementation sur le site du ministère en charge de l’agriculture : https://agriculture.gouv.fr/la-reglementation-sur-lhygiene-des-aliments « Paquet hygiène » - Conséquences pour les productions agricoles]]></page>
<page method="xml-texts" num="232"><![CDATA[Que retenir des règlementations ? Sécurité sanitaire des aliments  Aucune denrée ne peut être mise sur le marché si elle est considérée comme dangereuse ou présentant un risque. Traçabilité Les clients et les fournisseurs de chaque exploitant de la chaîne alimentaire doivent être identifiés pour les activités qu’ils gèrent. Responsabilité des exploitants  Chaque opérateur est responsable de sa production et doit veiller au respect de la règlementation en vigueur. Retrait des denrées Chaque opérateur doit procéder à des retraits ou rappels des denrées lorsqu’elles sont considérées comme dangereuses et informer les autorités compétentes et ses acheteurs. Respect des bonnes pratiques Chaque opérateur connait les risques sanitaires attachés à ses produits et met en œuvre les mesures de maîtrise. Quelles conséquences pratiques ? Il appartient donc aux producteurs de mettre en œuvre toutes les mesures appropriées pour répondre à l’obligation de résultats, comme, notamment, la mise en place d’un registre permettant la justification et la traçabilité de bonnes pratiques d’hygiène. L’exploitant tient le registre de façon méthodique et chronologique. Les données sont consignées par parcelle de culture. Les données doivent être conservées pendant une durée de cinq ans. L’exploitant doit en particulier tenir des registres concer-nant : toute utilisation de produits phytopharmaceutiques et biocides, notamment les informations suivantes :]]></page>
<page method="xml-texts" num="233"><![CDATA[54 Qualification certification I 54 - le nom complet de la spécialité commerciale utilisée pour chaque traitement, - les quantités et doses de produits utilisées, - la date de traitement, - la date de remise en pâture après traitement. Toute présence repérée d’organismes nuisibles ou de symptômes susceptibles d’affecter la sécurité sanitaire. - Les résultats de toute analyse d’échantillons prélevés sur des végétaux. Ces exigences sont à respecter au titre de la conditionnalité des aides PAC.]]></page>
<page method="xml-texts" num="234"><![CDATA[Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ou Anses Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ou Anses Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, ou DGCCRF Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, ou DGCCRF Santé publique France Santé publique France Direction Générale de l’Alimentation, ou DGAL Direction Générale de l’Alimentation, ou DGAL Sous-Direction de la Santé et de la Protection des végétaux ou SDSPV et Services Régionaux de l’Alimentation, ou SRAL Sous-Direction de la Santé et de la Protection des végétaux ou SDSPV et Services Régionaux de l’Alimentation, ou SRAL Mutualité Sociale Agricole, ou MSA Mutualité Sociale Agricole, ou MSA Phyteis Phyteis Quelques sites web utiles Quelques sites web utiles]]></page>
<page method="xml-texts" num="235"/>
<page method="xml-texts" num="236"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 55 55 Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ou Anses Établissement public à caractère administratif sous tutelle des ministères de la Santé, Agriculture, Consommation, Environnement et Travail L’Anses a pour vocation d’évaluer, de prévenir et de protéger les citoyens, les travailleurs et les consommateurs contre des risques de plus en plus complexes et multiples dans les domaines de l’environnement, du travail et de l’alimentation, de la santé et du bien-être des animaux, de la santé des végétaux. Ses domaines de compétence Alimentation humaine. Alimentation et santé animale. Santé et environnement. Santé et travail. Santé et protection du végétal. Produits phytopharmaceutiques, biocides, fertilisants supports de cultures et adjuvants. Produits chimiques dans le cadre de la règlementation REACH. Ses missions Réaliser l’évaluation des risques dans les domaines précités.]]></page>
<page method="xml-texts" num="237"><![CDATA[Fournir aux autorités compétentes toutes les informations sur ces risques. Proposer toute mesure de nature à préserver la santé publique. Rôle de veille et d’alerte. L’Anses répond à des saisines (voire des auto-saisines) notamment dans le contexte particulier des crises sanitaires qui font l’objet d’avis rendus par les comités d’experts spécialisés. Exemple d’avis de l’Agence : « AVIS et RAPPORT de l’Anses relatif à un cahier des charges d’une étude sur le potentiel cancérogène du glyphosate » en date du 27 mars 2019. Instances de gouvernance Conseil d’administration (mandat de 3 ans renouvelable) : Président, Vice-Président et représentants du personnel de l’Agence au nombre de 3 + 5 collèges dont 1 de 8 membres d’État (représentants des ministères) + 25 membres répartis en 4 collèges représentant la société civile (associations consommateurs, santé et environnement), les organisations professionnelles, nommés par les ministères de tutelle, les organisations syndicales de salariés et interprofessionnelles d’employeurs, des élus. Comités d’experts spécialisés : l’Anses met en œuvre systématiquement une expertise collective et contradictoire pour toute évaluation de risque sanitaire au travers de comités d’experts spécialisés (CES) couvrant l’ensemble des champs de compétence de l’Agence, soit 16 comités renouvelables tous les 3 ans. Conseil scientifique : le Conseil scientifique est indépendant, il est composé exclusivement de 24 personnalités scientifiques et donne une large place à des scientifiques étrangers. Il est garant de la qualité scientifique de l’expertise et de son indépendance. Il est renouvelé tous les 3 ans.]]></page>
<page method="xml-texts" num="238"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 55 55 Direction d’évaluation des produits réglementés (DEPR)  Elle instruit les demandes d’autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, de leurs adjuvants, des matières fertilisantes et supports de culture, des biocides et de produits assimilés et toutes les demandes associées, dans le cadre de la règlementation en vigueur. Pour ces évaluations, elle fait appel aux experts internes de l’agence et peut faire appel aux comités d’expert spécialisés et autres collectifs d’experts constitués auprès de l’Agence. Elle transmet ses conclusions d’évaluations à la Direction d’autorisation de mise sur le marché (DAMM). Direction des autorisations de mise sur le marché (DAMM)  Elle instruit les décisions relatives à la délivrance, à la modification et au retrait des différentes autorisations préalables à la mise sur le marché et à l’expérimentation pour les produits phytopharmaceutiques, adjuvants, matières fertilisantes et supports de culture et biocides. Biocides = désinfectants, produits de lutte contre les nuisibles, produits de protection (conservateurs, protection du bois…). La DAMM a également une mission d’inspection en ce qui concerne la production, la formulation, l’emballage et l’étiquetage des produits phytopharmaceutiques, des adjuvants et des matières fertilisantes et supports de culture. Direction de l’évaluation des risques (DER)  Elle assure les actions d’évaluation des produits chimiques dans le cadre des règlementations chimiques européennes REACH et CLP. Elle met en œuvre le dispositif de phytopharmacovigilance, en lien avec la DEPR, la DAMM et la mission Alerte et veille sanitaires.]]></page>
<page method="xml-texts" num="239"><![CDATA[Laboratoire de la santé des végétaux Le Laboratoire de la santé des végétaux est l’organe de référence et d’appui scientifique et technique de l’Anses en matière de risques pour la santé des végétaux. Ses attributions couvrent toutes les disciplines relatives à la santé du végétal : identification des organismes phytopathogènes, toutes disciplines confondues (bactériologie, entomologie, mycologie, nématologie, virologie), détection des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), expertise sur les plantes invasives dans les milieux cultivés, ravageurs et agents pathogènes tropicaux. Site Internet : www.anses.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="240"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 56 56 Une direction du ministère de l’Économie, des Finances et de l’industrie. Rôle  Veiller au bon fonctionnement des marchés, en s’assurant du respect des règles de concurrence, de qualité et de sécurité des produits et services. Mission autour de 3 axes Régulation concurrentielle des marchés. Protection économique des consommateurs. Sécurité des consommateurs. Régulation concurrentielle des marchés Pour des marchés équilibrés et transparents, la DGCCRF lutte contre les ententes (et concentrations, abus de position dominante), les pratiques commerciales déloyales entre professionnels et surveille les contrefaçons de marque avec d’autres services de l’État (ex. : import de produits phytopharmaceutiques). Ainsi la DGCCRF vérifie la conformité de la mise en marché des produits phytopharmaceutiques. Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, ou DGCCRF]]></page>
<page method="xml-texts" num="241"><![CDATA[Protection économique des consommateurs  Protéger contre les pratiques commerciales abusives en veillant à la clarté sur les règles d’étiquetage et les signes de qualité. Par ses contrôles, la DGCCRF est le garant de cette qualité supérieure annoncée. Elle a un rôle de veille sur les prix (Observatoire des prix et marges) et sur la loyauté des pratiques commerciales (publicités mensongères, allégations nutritionnelles…). Sécurité des consommateurs (santé et sécurité)  Prévention et évaluation des risques, signalement des produits dangereux, pour tous produits alimentaires, industriels ou pour les services et à tous niveaux (production, importation, distribution). En matière de pesticides, contrôles et surveillance sur le terrain : plans de contrôle, ils ont pour objectif de rechercher des anomalies, des non-conformités et éventuellement des fraudes. Ils sont toujours fondéssur un échantillonnage ciblé (ex : fruits ou légumes), plans de surveillance, ils ont pour objectif d’évaluer un risque en mesurant l’exposition du consommateur. Ils sont toujours fondés sur un échantillonnage à réaliser de manière aléatoire au sein d’une population ou d’une sous-population identifiée : par ex., enquête de 2021 sur les résidus de pesticides dans les produits végétaux : prélèvements et analyses de 207 échantillons avec 500 à 600 substances actives recherchées. 85,7 % sont conformes et 45,1 % des échantillons ne présentent pas de résidus quantifiables. Site Internet : www.economie.gouv.fr/dgccrf]]></page>
<page method="xml-texts" num="242"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 57 57 Établissement public, sous tutelle du ministère de la Santé et de l’Accès aux soins, il regroupe l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus). Objectif  Surveiller l’état de santé et son évolution pour l’ensemble de la population et alerter les pouvoirs publics en cas de menace pour la santé publique. Santé publique France mobilise, anime et coordonne un réseau de santé publique avec : les professionnels de santé, les instituts de recherche, les établissements de soins publics ou privés, les caisses d’assurance maladie, les diverses agences de veille et sécurité sanitaires (Anses, ANSM, HAS…). Les données de veille sont transmises sous forme de recommandations ou de propositions d’aide à la décision aux pouvoirs publics pour l’élaboration et l’évaluation de leur politique de santé. Santé publique France Anticiper, comprendre, agir]]></page>
<page method="xml-texts" num="243"><![CDATA[Champ d’action Maladies infectieuses (dont risques internationaux et tropicaux). Effets de l’environnement sur la santé (pollution de l’air, exposition aux polluants chimiques dont pesticides, rayonnements ionisants, risques hydriques…). Travail et santé (maladies d’origine professionnelle, TMS…). Maladies chroniques et traumatismes (cancers, accidents…). Population et santé (usagers de drogues, donneurs de sang…). Quelques exemples « pesticides », programme de l’agence de santé publique : agriculture et maladie de Parkinson : depuis 2014, programme de surveillance chez les agriculteurs et les riverains, étude épidémiologique nationale (cas-témoins) sur le lien entre cancers de l’enfant et proximité de cultures (collaboration Inserm - Prog GEOCap équipe Epicéa de l’Inserm), étude d’imprégnation multisites chez des riverains de zones agricoles couplée à des mesures environnementales dans l’air (intérieur et extérieur) et dans les poussières des lieux de vie (partenariat avec l’Anses), exposition aux pesticides arsenicaux des travailleurs agricoles de la vigne : étude rétrospective, le programme MATPHYTO. Matrices cultures-expositions aux produits phytopharmaceutiques. Site Internet : www.santepubliquefrance.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="244"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 58 58 Cette Direction comprend : le service des actions sanitaires ; la mission des urgences sanitaires ; la brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires ; la mission de valorisation des actions et de la stratégie. La DGAL est une direction du ministère en charge de l’agriculture. Elle exerce les compétences de ce ministère relatives à la santé des plantes et des animaux et au contrôle de la qualité des produits agricoles et alimentaires. Son champ de compétences est donc centré sur l’hygiène, l’organisation des systèmes de qualité, la santé animale et végétale et, plus généralement, la sécurité de la filière alimentaire. Elle pilote les plans de surveillance et de contrôle de sécurité sanitaire des aliments (dont résidus de pesticides). Elle élabore la politique de l’alimentation, sa mise en œuvre et son évaluation pour une alimentation saine, sûre, accessible, équilibrée et de qualité. Ses missions Agir sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Gérer les alertes, urgences et crises sanitaires. Participer à la préparation des règlementations relatives à la qualité des aliments, à la loyauté des transactions commerciales et à l’information des consommateurs. Elaborer les règlementations relatives aux contaminants de l’environnement (dont physico-chimiques) et aux mycotoxines. Est en charge des dérogations. Direction Générale de l’Alimentation, ou DGAL]]></page>
<page method="xml-texts" num="245"><![CDATA[Elle exerce aussi pour le compte du ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire la tutelle de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et du Conseil National de l’Alimentation (CNA). Le service des actions sanitaires comprend : la Sous-Direction de la Santé et du bien-être animal ; la Sous-Direction de la Santé et de la Protection des végétaux ; la Sous-Direction de la sécurité sanitaire des aliments. Plateforme d’épidémiosurveillance en santé végétale  Elle a pour objectif de veiller et contribuer à l’amélioration de l’efficacité et de l’efficience de la surveillance en matière de santé végétale, en exerçant une surveillance sanitaire et biologique du territoire ; favorisant la prévention des dangers sanitaires, la surveillance sanitaire des végétaux et la mutualisation des coûts. L’intérêt de cette plateforme a été démontré dans le cadre de la surveillance de la bactérie Xylella fastidiosa. La plateforme compte parmi ses membres le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt, Chambres d’Agriculture France, INRAE, Anses, Acta - les instituts Techniques Agricoles, FREDON France, le Cirad. Vous pouvez consulter le site : www.plateforme-esv.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="246"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 59 59 La Sous-Direction du service des actions sanitaires en production primaire de la DGAL, la SDSPV est l’échelon national de l’Organisation française de la protection des végétaux visée dans la Convention internationale pour la protection des végétaux. Elle est chargée de la règlementation de la mise sur le marché et du contrôle des produits phytopharmaceutiques, des matières fertilisantes et des supports de culture. La SDSPV Élabore les politiques de défense sanitaire, de protection des végétaux et de mise sur le marché des semences et plants et veille à leur mise en œuvre. Organise la surveillance biologique du territoire. Organise et réglemente la lutte contre les organismes nuisibles. Assure la surveillance phytosanitaire des forêts. Élabore la politique d’orientation de la sélection végétale et assure la tutelle des organismes chargés de la règlementation sur la commercialisation et la certification des semences végétales. Assure la préparation, le suivi de la règlementation et le contrôle de la dissémination des organismes génétiquement modifiés. Coordonne le soutien et la promotion de l’utilisation Sous-Direction de la Santé et de la Protection des végétaux ou SDSPV et Services Régionaux de l’Alimentation, ou SRAL]]></page>
<page method="xml-texts" num="247"><![CDATA[durable des produits phytopharmaceutiques, contribue à la mise en œuvre du plan Ecophyto II+ et du plan semences et plants et met en place l’expérimentation relative aux certificats d’économies de produits phytopharmaceutiques. Services Régionaux de l’Alimentation ou SRAL Constitués de 18 services présents dans chaque région et département d’Outre-mer, ils mettent en œuvre au niveau régional la politique de la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL/SDSPV). Ils dépendent des Directions Régionales de l’Alimentation de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF) sous tutelle des préfectures de région. Dans le cadre de la surveillance biologique du territoire, ils sont chargés : - de la surveillance des organismes nuisibles aux végétaux, - de l’application de la règlementation relative à la circulation des végétaux et produits végétaux. Concernant les produits phytopharmaceutiques : - du contrôle des distributeurs, utilisateurs, applicateurs prestataires et des conseillers, - de l’animation du plan Ecophyto II+, - de l’expérimentation au service d’une agriculture durable, - du suivi des maladies et ravageurs des cultures se matérialisant au travers du « Bulletin de Santé du Végétal ».]]></page>
<page method="xml-texts" num="248"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 59 59 Bulletin de Santé du Végétal ou BSV Principe de base : c’est la séparation de l’information (le diagnostic) et du conseil (l’ordonnance) avec : - une information publique certifiée par l’État, accessible à tous les agriculteurs, - un conseil sous la responsabilité des professionnels, encadré par la loi. L’information : c’est la situation phytosanitaire à un moment donné, par filière et bassin de production, établie par un réseau d’observateurs formés, avec des protocoles d’observation harmonisés, validée par la DRAAF, éditée par les Chambres Régionales d’Agriculture sous la forme d’un BSV, diffusée par les parties prenantes et consultable gratuitement sur le site internet des DRAAF et Chambres Régionales d’Agriculture : - les observateurs appartiennent à des structures professionnelles et d’état partenaires telles que : Chambres Départementales d’Agriculture, SRAL et lycées agricoles, instituts techniques, CETA, distributeurs, agriculteurs… - le BSV décrit la situation phytosanitaire, l’analyse du risque et un résumé de la situation épidémiologique ; des informations réglementaires l’accompagnent. https://ecophytopic.fr/search/base-bsv Le conseil : la préconisation, quant à la lutte contre les bioagresseurs signalés dans le BSV, est du domaine concurrentiel et l’affaire des structures de conseil agréées. Ces activités de conseil sont certifiées dans le cadre du « certificat individuel ».]]></page>
<page method="xml-texts" num="249"><![CDATA[Son but  La MSA gère la protection légale et complémentaire de l’ensemble de la profession agricole, exploitants et salariés (d’exploitations, d’entreprises coopératives et d’organismes professionnels agricoles) ainsi que leurs familles, soit 5,3 millions de personnes au 1er janvier 2021, c’est 420 000 familles bénéficiaires et près de 300 000 exploitations agricoles. Champ d’action : santé, famille, sécurité au travail, action sanitaire et sociale, retraite. Organisation Une caisse centrale (la CCMSA), 35 entités (caisses départementales ou pluri-départementales et agences locales), 16 000 salariés. La caisse départementale gère pour l’adhérent, l’ensemble de sa protection sociale : santé, famille, retraite. La MSA est une institution mutualiste reposant sur 3 piliers, solidarité, responsabilité et démocratie, à structure élective (élections tous les 5 ans par près de 3 millions d’électeurs). Site Internet : www.msa.fr Mutualité Sociale Agricole, ou MSA Régime de protection sociale du monde agricole et rural en France 60 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="250"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 60 60 Les personnes relevant du régime agricole et remplissant les conditions d’éligibilité forment la base électorale en 3 collèges (13 760 élus cantonaux en 2020) : 1er collège : exploitants agricoles individuels, 2e collège : salariés de l’agriculture et des entreprises agricoles, 3e collège : chefs d’exploitation et chefs d’entreprise de l’agriculture employeurs de main-d’œuvre. Plan santé et sécurité au travail 2021-2025 Le plan pour la période 2021 à 2025 s’intéresse à la fois à la prévention de la dégradation de la santé dans le cadre de l’activité professionnelle, mais aussi à la conception de l’organisation du travail pour qu’elle soit une source de développement, de recherche de sens et d’épanouissement. Un plan en 3 axes 1er axe : agir pour préserver la santé au travail. Comme pour les plans précédents, la MSA agit pour prévenir les principaux risques professionnels agricoles : risque chimique, machinisme, chutes si travail en hauteur et troubles musculosquelettiques et psychosociaux. 2e axe : accompagner les projets liés aux évolutions du monde agricole. La MSA est engagée pour co-construire les solutions les plus adaptées pour prévenir les impacts liés aux évolutions technologiques comme l’utilisation de drones, de commandes à distance, d’exosquelettes... A travers ce plan, elle soutient le monde agricole face aux préoccupations environnementales et sociétales d’aujourd’hui : alimentation saine et de proximité, limitation des pesticides, bien-être animal...]]></page>
<page method="xml-texts" num="251"><![CDATA[3e axe : co-construire ensemble les actions de prévention. La prévention est l’affaire de tous : des équipes MSA, des employeurs, des salariés, des agriculteurs, des élus MSA et de ses partenaires (dont les organismes professionnels et de recherche). Grâce à cette coopération, les actions de prévention s’adaptent au mieux aux besoins de chacun, agriculteur dans une petite structure ou salarié d’un grand groupe coopératif. Bilan Phyt’attitude 2011-2019  Depuis 1991, la Mutuali-té Sociale Agricole (MSA) a établi puis structuré un réseau de vigilance des ef-fets sanitaires liés aux expo-sitions professionnelles aux produits phytopharmaceu-tiques en milieu agricole : le réseau Phyt’attitude, étendu à l’ensemble des produits chimiques à l’origine d’exposition professionnelle en milieu agricole. 1 461 dossiers ont été reçus sur ces 9 années et se répartissent comme suit : 754 dossiers sont relatifs à des intoxications aiguës ou subaiguës aux produits phytopharmaceutiques, 177 dossiers liés à des expositions à des produits « chimiques », biocides, vétérinaires, 450 dossiers de pathologies chroniques, 46 dossiers, classés sans suite, sont recensés. Symptômes remontés : irritations cutanées, puis, par ordre décroissant, troubles neuromusculaires et neurologiques, douleurs digestives. Les 3 situations les plus fréquentes d’intoxication sont : le mélange/chargement, l’application de la bouillie de traitement et la manipulation de semences traitées.]]></page>
<page method="xml-texts" num="252"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 61 61 Organisation professionnelle regroupant 18 entreprises représentant 2,4 milliards de chiffres d’affaires en 2023 avec des solutions de protection des plantes à usage agricole : agronomie digitale, biotechnologies, bioprotection et phytopharmacie conventionnelle. La signature « Protéger les cultures, protéger le futur » vient, elle, souligner une mission claire. Organisation Une structure comptant 10 permanents et plus de 200 experts en provenance des adhérents assurent l’élaboration des dossiers. Missions  Phyteis définit des positions et des actions communes dont elle est porte-parole auprès des autorités gouvernementales, des pouvoirs publics et des parties prenantes du secteur. Phyteis agit dans un cadre déontologique auquel tous ses adhérents souscrivent en cohérence avec les organisations mondiales du secteur de l’industrie phytopharmaceutique (CropLife International) et européennes (CropLife Europe) ainsi que France Chimie. Faire connaître et comprendre les solutions pour protéger les cultures. Pour développer une agriculture durable et performante tout en défendant les intérêts de ses adhérents, Phyteis s’engage à : - suivre l’évolution de la règlementation nationale et européenne dans le domaine des produits phytopharmaceutiques ainsi que son applicabilité Phyteis Ex Union des Industries pour la Protection des Plantes : UIPP]]></page>
<page method="xml-texts" num="253"><![CDATA[pour limiter les distorsions de concurrence entre les pays européens ; - promouvoir le développement des bonnes pratiques pour une utilisation des produits phytopharmaceutiques respectueuse de l’environnement et de la santé ; - mieux faire connaître le secteur de la protection des plantes en formant et en informant les différents acteurs de la filière agricole et les parties prenantes ; - promouvoir le développement des solutions de biocontrôle ; - favoriser l’agronomie digitale, dont la vocation est de mieux accompagner les agriculteurs dans la précision d’intervention. Compte-tenu de son expertise, Phyteis s’implique notamment au niveau national et régional dans les travaux collectifs du plan Ecophyto II+, qui vise à réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Un réseau de représentants Phyteis sur l’ensemble du territoire a été constitué. Phyteis partenaire du « contrat de solutions » 45 partenaires se sont engagés pour la réduction des utilisations des produits phytopharmaceutiques ainsi que de leurs impacts sur la santé et l’environne-ment au travers du « contrat de solutions » matérialisé par l’élaboration de fiches actions. Concernant la protection des uti-lisateurs, Phyteis est partenaire et co-constructeur de la campagne multipartenaires EPI bénéficiant d’un financement « Ecophyto ». Tous les éléments de la campagne EPI (visuel, plaquette, bannières, tutos) sont téléchargeables sur le site www.epiphyto.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="254"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 61 61 Sites Internet : www.phyteis.fr pour, entre autres, commander les nombreuses brochures disponibles et se tester aux bonnes pratiques phytosanitaires avec « MON PHYTO PRATIQUE » et https://phyteis.fr/actualites/bonnes-pratiques-phytos-testez-vos-connaissances-sur-mon-phyto-pratique/ pour l’ABC de la protection des cultures. Guide étiquetage Phyteis : les firmes adhérentes ont adopté une architecture et des pictogrammes communs pour la construction des étiquettes des produits notamment en ce qui concerne la sécurité des utilisateurs. voir p 164]]></page>
<page method="xml-texts" num="255"><![CDATA[Institutionnels Union européenne Site de l’Union européenne, sécurité alimentaire dans l’UE, garantir la sécurité des aliments de la ferme à la table. L’adresse ci-dessous donne accès à l’ensemble des normes et des mesures législatives adoptées dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la production alimentaire visant à protéger la santé https://european-union.europa.eu/priorities-and-actions/actions-topic/food-safety_fr Commission européenne et LMR La Commission européenne a mis en ligne via une base de données consultable sur le web l’ensemble des LMR applicables à chaque denrée et à chaque substance active. Elle est accessible à tous. Cette base de données est disponible à l’adresse suivante : https://ec.europa.eu/food/plant/pesticides/eu-pesticides-database/start/screen/mrls Legifrance On y trouve toute la règlementation française (bulletins officiels, conventions collectives…). www.legifrance.gouv.fr Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt Le site dédié à l’agriculture et à l’alimentation. www.agriculture.gouv.fr Quelques sites web utiles 62 I Règlementation]]></page>
<page method="xml-texts" num="256"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 62 62 FranceAgriMer Pour assurer sa mission de concertation au sein des filières agricole et maritime, FranceAgriMer s’appuie sur 11 conseils spécialisés, qui réunissent à intervalles réguliers l’ensemble des professionnels de chacune des filières et les pouvoirs publics. FranceAgriMer est un organisme payeur, reconnu par les pouvoirs publics, les collectivités territoriales et les professionnels des secteurs agricole, agroalimentaire et de la pêche, tant pour la gestion des aides européennes que nationales. Au total, l’établissement s’appuie sur près d’un millier d’agents. www.franceagrimer.fr Ministère du Travail et de l’Emploi La mission du ministère du Travail en matière de pesticides concerne tant les conditions d’emploi des travailleurs que leurs formations. www.travail-emploi.gouv.fr Ministère de la Santé et de l’Accès aux soins Le ministère a également en charges les solidarités, l’autonomie et les personnes handicapées. La mission du ministère de la Santé relative aux phytosanitaires concerne principalement la surveillance des eaux destinées à la consommation humaine. https://sante.gouv.fr Ministère de la Transition écologique de l’Energie, du Climat et de la Prévention des risques Le ministère a également en charge la Transition énergétique. La mission du ministère en matière de pesticides]]></page>
<page method="xml-texts" num="257"><![CDATA[concerne principalement le suivi des eaux superficielles et souterraines et les programmes de prévention. La France s’est engagée dans une démarche de réduction de l’usage des pesticides réaffirmée dans le plan Biodiversité. https://www.ecologie.gouv.fr INRAe L’Inrae, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, est né le 1er janvier 2020. Il est issu de la fusion entre l’Inra, Institut national de la recherche agronomique et l’Irstea, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture. L’agroécologie est mise en avant sur le site pour la valorisation de systèmes agricoles multiperformants. Les recherches visent à : préserver les milieux cultivés ; réduire l’utilisation d’intrants de synthèse (pesticides, antibiotiques, engrais) grâce aux régulations biologiques ; diversifier les productions agricoles à toutes les échelles, du champ à l’assiette. www.inrae.fr Protection des plantes Phyteis Le site Phyteis représente les entreprises mettant sur le marché des solutions de protection des plantes à usage agricole : agronomie digitale, biotechnologies, bioprotection et phytopharmacie conventionnelle. www.phyteis.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="258"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 62 62 France Biocontrôle France Biocontrôle, l’association française des fabricants de solutions de Biocontrôle, créée en octobre 2023 par des entreprises qui ont quitté Alliance Biocontrôle a pour objectif la création d’un environnement favorable à une transition vers une agriculture plus durable. https://francebiocontrole.fr Alliance Biocontrôle IBMA France devient Alliance Biocontrôle et a comme mission la promotion de l’utilisation des produits de biocontrôle. Elle soutient le développement du biocontrôle en France en agissant entre autres sur 4 leviers, l’innovation, l’information, la formation et les politiques publiques et la réglementation. En plus des fabricants et metteurs en marché de solutions de biocontrôle (qui représentent 80 % du marché), les sociétés qui réalisent des expérimentations en propre sur le biocontrôle peuvent désormais rejoindre Alliance Biocontrôle en tant que membres associés pour davantage de synergies. https://www.alliancebiocontrole.com ÉcophytoPIC ÉcophytoPIC, le portail de la protection intégrée des cultures, a pour but d’accompagner le monde agricole dans la mise en œuvre de la protection intégrée contre les ennemis des cultures et ainsi de faire évoluer les pratiques vers une réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Constitué d’une plateforme transversale et de plateformes filières, ce portail aborde non seulement les méthodes de lutte en protection des cultures, mais également les notions de surveillance, les outils d’aide à la décision, la formation, l’innovation et la recherche et enfin et surtout la notion d’approche système. Il sera de plus un point de référence de la règlementation et des impacts des pratiques. www.ecophytopic.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="259"><![CDATA[Les bases de données sur les produits phytopharmaceutiques La base de données e-phy La base de données officielle du ministère de l’Agriculture gérée par l’Anses. Vous y trouverez l’ensemble des produits phytopharmaceutiques homologués avec une entrée par substance active, par nom commercial, par firme. https://ephy.anses.fr Codex Alimentarius Les dates des sessions, les membres et les dossiers traités par le Codex Alimentarius sur ce site Internet. www.fao.org/fao-who-codexalimentarius La base de données « Agritox » Agritox est une base de données sur les propriétés physiques et chimiques, la toxicité, l’écotoxicité, le devenir dans l’environnement, les données réglementaires des substances actives phytopharmaceutiques. https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/base-de-donnees-agritox GalatéePro Base de données réglementaires dans les domaines de compétence de la DGAL avec les textes nationaux (JO RF) et communautaires (JO UE). https://agriculture.gouv.fr/galatee-pro]]></page>
<page method="xml-texts" num="260"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 62 62 Autres sites utiles : ANIA Le site Internet de l’Association Nationale des Industries Alimentaires. www.ania.net L’Académie d’agriculture de France L’Académie d’agriculture de France, « société savante » dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement, a pour missions de : RÉFLÉCHIR sur le progrès, EXPLIQUER les enjeux techniques, économiques, sociaux et environnementaux, ÉCLAIRER la société et les décideurs. L’Académie possède un fonds ancien fort intéressant qu’on peut regrouper sur les sujets principaux : agriculture, agronomie, forêts, économie, sociologie rurale, élevage et médecine vétérinaire, machinisme agricole, habitat rural, science du sol, problèmes de l’eau, enseignement agricole, développement rural, histoire de l’agriculture et des sciences. www.academie-agriculture.fr Environnement : Agridemain Agridemain est le premier mouvement rassemblant les principales organisations professionnelles du secteur agricole, mais aussi des coopératives, autour d’une vision commune de l’agriculture. Cette plateforme comporte également un espace ambassadeur réservé aux professionnels du secteur agricole qui souhaitent prendre part à cette dynamique. www.agridemain.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="261"><![CDATA[Service de l’Observation et des Statistiques (SOeS) Le site du Service de l’Observation et des Statistiques (SOeS) du ministère de la Transition écologique, de l’Energie, du Climat et de la Prévention des risques présente les données et informations produites par le SOeS sur les thèmes du logement et de la construction, des transports, de l’énergie et du climat, de l’environnement, du développement durable. www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr Office français de la biodiversité (OFB) L’Office français de la biodiversité est un établissement public dédié à la sauvegarde de la biodiversité. Une de ses priorités est de répondre de manière urgente aux enjeux de préservation du vivant. www.ofb.gouv.fr Réseau Biodiversité pour les Abeilles Depuis 2007, le RBA est l’acteur incontournable de l’alimentation des pollinisateurs. Ses missions, entre autres, préserver les pollinisateurs, maintenir le service pollinisation, partage des connaissances. Acteur innovant et incontournable dans la déclinaison de la biodiversité en France, il coordonne le développement et la mise en place de jachères apicoles et d’intercultures mellifères. L’action Coup d’Pousse vise à maintenir les populations de pollinisateurs, abeilles domestiques et pollinisateurs sauvages, en améliorant l’offre florale des campagnes françaises par le parrainage de couverts mellifères chez des agriculteurs. Les contributeurs (particuliers ou entreprises) sont invités à faire un don (défiscalisé) qui servira à acheter des semences mellifères, qui seront ensuite implantées dans toute la France chez des agriculteurs volontaires. www.reseau-biodiversite-abeilles.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="262"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 62 62 European Environment Agency Le site d’information de l’Agence Européenne de l’Environ-nement. www.eea.europa.eu ADEME Le site de l’agence de la transition écologique. www.ademe.fr Site des chambres d’agriculture Le réseau des chambres d’agriculture a été créé pour être un interlocuteur privilégié des instances publiques et pour représenter les intérêts du monde agricole. Il contribue activement au développement agricole en reprenant la mission publique assumée jusque-là par l’État. Présent à tous les échelons du territoire, le réseau des chambres d’agriculture renforce sa proximité avec les acteurs du monde rural, accompagne les changements de l’agriculture, relève les enjeux stratégiques de la performance durable. www.chambres-agriculture.fr Sites des instituts techniques ACTA - Association de Coordination Technique Agricole Le site de coordination de 19 instituts techniques agricoles (organismes de recherche appliquée) travaillant pour l’ensemble des productions agricoles animales et végétales. www.acta.asso.fr ARVALIS Le site de l’institut des céréales à paille, maïs, sorgho, pommes de terre, fourrages, couverts, lin et tabac. https://www.arvalis.fr]]></page>
<page method="xml-texts" num="263"><![CDATA[ASTREDHOR - Association Nationale des Structures d’Expérimentation et de Démonstration en Horticulture Le site de l’institut technique de l’horticulture. www.astredhor.fr Terres Inovia Le site de l’institut technique de la filière des huiles et protéines végétales et de la filière chanvre. www.terresinovia.fr CTIFL - Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes Le site du centre technique au service de la filière des fruits et légumes. www.ctifl.fr IFV - Institut Français de la Vigne et du Vin Le site de la vigne et du vin. www.vignevin.com ITAB - Institut Technique de l’Agriculture et de l’alimentation Biologique Le site de l’agriculture biologique. https://itab.bio ITB - Institut Technique Français de la Betterave Industrielle Le site de la betterave sucrière. www.itbfr.org]]></page>
<page method="xml-texts" num="264"><![CDATA[ORGANISMES ET SITES WEB UTILES I 62 62 Autres sites : AFIA - Association Francophone Informatique en Agriculture Ce répertoire maintenu et modéré par les membres de l’association a pour vocation de rassembler le plus grand nombre de liens, classés et organisés en catégories, du web agricole francophone. www.informatique-agricole.org/repertoire-du-web-agricole SEMAE Le site de l’interprofession des semences et plants. www.semae.fr GEVES - Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences Le GEVES (Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences) conduit des essais et des études pour la description et l’évaluation des variétés, l’analyse et le contrôle des semences et a un rôle d’expert et de référence au niveau national et international sur l’ensemble des espèces cultivées. www.geves.fr BASF Le site www.agro.basf.fr donne des informations sur toutes les solutions que BASF France - Division Agro apporte aux acteurs de l’agriculture. On y trouve toutes les informations sur les produits (à travers un catalogue complet, pratique et ergonomique), les services, la règlementation et les bonnes pratiques agricoles, ainsi que des accès à des dossiers d’experts pour comprendre comment lutter efficacement contre les maladies, adventices et ravageurs des cultures. On y trouve également tout un volet consacré à l’agroécologie ainsi qu’aux outils d’aide à la décision. www.agro.basf.fr Septembre 2024 - Copyright © BASF SE 2024]]></page>
<page method="xml-texts" num="265"><![CDATA[Contributeurs Dominique Jonville Responsable Filières grandes cultures et Carbone Raphaël Dubief Ingénieur Conseil Environnement Christiane Perrad Etiquettes, Informations techniques & Réclamations Hubert Pottiau Responsable Grands Comptes Prescription et Affaires Réglementaires Michel Urtizberea Responsable homologation Riwan Cuiec Ingénieur homologation]]></page>
<page method="xml-texts" num="266"><![CDATA[Mes antisèches phytos Sylvain Coudreuse Ingénieur Conseil Environnement Xavier Echaniz Responsable Filière Antoine Sanyas Responsable Services Agronomiques Valérie Joulia Guignard Ingénieur Conseil Environnement Julie Facy Superviseur Service Clients Fabrice Getas Responsable Qualité Sécurité Environnement Sûreté Pascale Rives Senior Legal Counsel Version Septembre 2024 Mes antisèches phytos - Contributeurs]]></page>
<page method="xml-texts" num="267"><![CDATA[BASF France SAS Division Agro 21, chemin de la Sauvegarde 69134 ÉCULLY Cedex Tél. : 04 72 32 45 45 Site internet : www.agro.basf.fr]]></page>
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